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 Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]

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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] - Page 2 EmptyDim 15 Mai - 20:26



Pourquoi directement le mariage ? C’est là, la prochaine étape que tu l’imagines suivre. Ils ont une maison ensemble, une relation stable et une envie de fonder une famille. Il ne lui reste plus qu’à lui demander sa main pour finir ce petit tableau. Enfin, bien sûr si cette envie est là. Ayant déjà été marié une fois, qui sait s’il avait réellement envie de recommencer cela depuis le début. Pourtant, tu le vois bien se marier avec elle. À moins que ce ne soit qu’une simple envie de ta part de manger le gâteau et d’assister à l’enterrement de vie de garçon. Autant l’avouer, c’est deux faits y joue beaucoup. Mais tu lui souhaites tout de même beaucoup de bonheurs même sans lui passer un anneau à son doigt. Vouloir déjà un enfant était tout de même une grosse étape et une belle avancée dans leur petite vie. Tu l’envies pendant une fraction de seconde d’ailleurs, en te perdant dans tes pensées. Être papa, c’est tout de même la plus belle chose qui soit. En particulier la première fois. Tu aurais donné n’importe quoi pour accueillir un petit bambin dans ta vie et le voir grandir en assistant à chaque évènement important. Tu ne les aurais manqués pour rien au monde. Si seulement ceci avait été possible. Mais tu chasses tout cela de ta pensée en lui répondant finalement tout en portant la bière aux lèvres :

« L’avantage du premier bébé, tu métriseras les couches à la perfection. Hé tu penses à moi hein pour le parrain ! »

À défaut d’être toi-même père, tu peux te rabattre là-dessus. Tu rigoles après avoir bu, étant ami depuis un moment avec une bonne confiance, il pouvait au moins penser à toi pour ce petit détail non ? Ce n’est pas comme si tu avais un casier judiciaire rempli et que tu passais ton temps à maltraiter des enfants. Au contraire, tu es une crème. Enfin, libre à lui choisir au moment venue, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de croiser intérieurement les doigts pour qu’il s’en souvienne à ce moment-là. Tu pars à la conquête de quelque cacahuète tandis que tu écoutes ses craintes à élever un enfant dans cette ville. Tu ne lui donnes pas tort, il faut le vouloir pour le voir grandir dans un lieu où la mort est plus que reine.

« C’est sûr c’est risqué de faire ça ici. Je ne te raconte pas le nombre de parents qui vienne me voir parce que leur enfant en bas âge a perdu la vie à cause de ce conflit… Je ne vous le souhaite pas. »

En mangeant la poignée que tu as dans les mains, tu te dis que personne ne voudrait vivre ça et de base, personne n’a de raison de perdre son enfant. Mais dans ce cas-là aucune famille ne devrait vouloir vivre dans un tel lieu. Rien que reconnaitre l’existence d’éléments et d’animaux contrôler par les humains, devrait avoir de quoi rebuter n’importe qui ; pour vivre une vie paisible du moins. Pour le reste, ces autres choses. Mais ça c’était à eux deux de voir comment ils voudraient gérer la chose. Ta main s’aventure à nouveau en direction du bol quand finalement tu t’arrêtes à mi-chemin en l’entendant.

« Et toi, est-ce que tu n'as jamais envisagé à un moment de construire une nouvelle vie de famille ? Sans forcément impliquer ta juge. »

Celle-là tu ne l’avais pas vu venir.
Te ravisant, tu t’enfonces au plus profond de ton siège, laissant la bière sur la table pour croiser les bras comme un gamin à qui viendrait tout juste de priver de son dessert. Tu devais pourtant t’y attendre à ce que cette question te soit retournée à force de s’intéresser d’un peu trop à sa vie sentimentale. Tu esquisses un sourire peu convaincant en haussant machinalement les épaules.

« Très franchement, je ne sais pas. Avec ou sans la "juge" je ne me suis jamais posé la question de refaire une vraie vie de famille. »

Pas la peine de le nier, ce n’est pas l’envie qui manque. Mais comparer à Big ce n’est pas aussi "simple" si on peut dire. Quand bien même tu le voudrais, ce n’est et ce ne sera jamais le cas. Même si Clélia t’attire et non pas que sur un plan physique, tu ne t’es jamais posé la question en  envisageant de construire quoique ce soit avec elle. Elle ou bien même qui que ce soit d’autre.

« Tu sais, c’est ce qu’on voulait avec Olivia. Et si je ne l’avais pas perdu ce jour-là, je serais père d’un petit bambin et marié avec elle. C’est ce que j’aurais souhaité. Mais bon… tu soupires lourdement, il connaissait déjà les grandes lignes de cette histoire. Après sa mort, faut pas croire malgré ce que je fais aujourd’hui, j’ai mis pas mal de temps à vouloir ressortir avec une femme. Mais je n’ai jamais réussi à m’attacher entièrement, au point de vouloir tout recommencer. Et aujourd’hui encore je me demande si j’en serais juste capable. Je ne dis pas que je n’en ai pas envie, mais… C’est assez dur d’imaginer ça sans elle, tu vois ? »

On n’efface pas aussi facilement de sa vie une ancienne fiancée, qui plus est enceinte qui a perdu la vie. C’est sûr qu’avec le temps, c’est toujours plus ou moins simple d’en parler quelque peu ou bien d’y penser. Mais cela ne change en fin de compte. Les rares fois où tu t’es laissé tenter à une relation en cessant toutes tes autres activités avec tes clientes, les choses n’ont jamais duré plus de cinq mois. Préférant couper court avec que l’attachement ne soit trop grand, en particulier quand celui-ci s’avérer être peu réciproque dans ton cas. Mais avec Clélia, c’est peut-être la bonne. Ou peut-être pas. Non, tu préfères ne pas y penser ! Tu balaies tout cela en le noyant d’une longue gorgée d’alcool. Tout en tentant de détendre un peu l’atmosphère, en particulier de ton côté.

« Enfin il le faudra bien avant que je ne sois plus en mesure de faire quoi que ce soit ! Pas question de finir vieux avec six chats. Supporter l’autre félin est déjà bien assez suffisant. »



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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] - Page 2 EmptyJeu 2 Juin - 21:31

Les années tombent...
Sujet délicat, je le sais pourtant, mais je ne pouvais m'empêcher de m'interroger sur ce qu'il en était de son côté. S'il se contentait de vivre ainsi sans attaches en accumulant les conquêtes professionnelles, pour ne pas avoir à s'embarrasser des ennuis de la vie de couple, ou s'il espérait au fond pouvoir retenter un jour sa chance avec une femme. Je me doute qu'il ait certaines réticences à renouveler l'expérience qui lui a littéralement été enlevée il y a des années, ce n'est pas quelque chose que l'on surmonte en un claquement de doigts. Et dans la mesure où je n'ai jamais observé la moindre évolution dans sa vie depuis ce temps-là, je suis d'autant plus curieux de ce qu'il a réellement en tête. Peut-être que ce genre de projets ne l'inspire plus depuis longtemps et qu'il est amplement satisfait de ce qu'il a aujourd'hui, mais je n'en mettrais pas ma main à couper. Il ne se serait pas braqué de cette façon si ma question ne le dérangeait pas un minimum, même s'il ne semblait pas sûr lui-même de ce qu'il voulait vraiment. Bien sûr, ce n'était pas le cas à l'époque, comme il commence à m'avouer:

« Tu sais, c’est ce qu’on voulait avec Olivia. Et si je ne l’avais pas perdu ce jour-là, je serais père d’un petit bambin et marié avec elle. C’est ce que j’aurais souhaité. Mais bon… Après sa mort, faut pas croire malgré ce que je fais aujourd’hui, j’ai mis pas mal de temps à vouloir ressortir avec une femme. Mais je n’ai jamais réussi à m’attacher entièrement, au point de vouloir tout recommencer. Et aujourd’hui encore je me demande si j’en serais juste capable. Je ne dis pas que je n’en ai pas envie, mais… C’est assez dur d’imaginer ça sans elle, tu vois ? »

Évidemment, se poser en ménage et élever des enfants ne s'envisage pas avec la première personne venue. Ce ne serait pas étonnant qu'il se retienne inconsciemment de s'engager de façon durable, pour la mémoire d'Olivia ou par crainte que le passé lui revienne en pleine gueule en voulant concrétiser avec quelqu'un d'autre. Enfin, je n'irais pas jusqu'à dresser un quelconque profil psychologique, à part essayer -et seulement essayer- de me mettre à sa place et de prendre en considération tout ce qu'il a vécu, il n'y a que des suppositions que je puisse émettre pour le comprendre. Prenant une gorgée de ma chope en même temps que lui, je le retrouve encore une fois à partir sur une note plus légère, histoire de dédramatiser toute cette affaire.

« Enfin il le faudra bien avant que je ne sois plus en mesure de faire quoi que ce soit ! Pas question de finir vieux avec six chats. Supporter l’autre félin est déjà bien assez suffisant.
-Les cinq chats restants, je te les prends de quelle couleur du coup ? »

Et puis merde, on est déjà vieux et ça, on ne peut plus faire grand-chose pour y remédier; alors autant se préoccuper du reste de nos petits problèmes, quitte à aller jusqu'à remplir son appartement de félins pour avoir la sensation d'une baraque animée. S'il n'y a que ça pour faire plaisir à Alaric, je suis prêt à me prendre quelques coups de griffes au passage. Lui chipant le bol de cacahuètes pour le ramener devant moi, je reprends tout de même, plus sérieusement:

« Désolé Al', je n'aurais pas dû relancer ce sujet. Tout ce que je peux te dire, c'est que si tu penses avoir trouvé la femme qu'il faut pour réaliser ces projets, alors ne la laisse pas filer. Tu ne peux savoir si tu en seras capable à moins d'essayer. »

Laisser ces craintes l'empêcher d'explorer une nouvelle relation amoureuse serait à coup sûr le moyen de tuer dans l’œuf l'opportunité de recommencer à zéro, de se redonner une chance de fonder la vie de famille qu'il aurait voulu avoir. Car c'est vraiment ce que je peux lui souhaiter de mieux, aimer pleinement quelqu'un au point de sauter le pas, et surtout de pouvoir faire la paix avec son passé. Olivia était adorable, mais je suis certain qu'elle aussi préfèrerait le voir s'épanouir plutôt que de se fermer de la sorte, après tout il le mérite bien. Après avoir grignoté une poignée de cacahuètes, je fais passer le tout avec un peu de bière, puis charrie encore le blond dans la foulée.

« Et si la fabrique ne fonctionne plus d'ici là, l'adoption reste une possibilité. »
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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] - Page 2 EmptyDim 5 Juin - 17:07



Alaric Watson, enfermé dans son appartement entouré de six chats avec une vie sexuelle des plus basses. Cette simple idée te fait frissonner de dégoût. Peut sûr que tu tiens aussi longtemps. À la fois sans aucune activité à ce niveau-là que de vivre entourer de poils qui ne cesse de venir te chatouiller le visage. Supporter l’autre félin est déjà une grande patience en soi. Déjà qu’il n’est pas des plus agréables tous les jours à vivre, heureusement que tu l’apprécies suffisamment pour tenir sa mauvaise humeur et ne pas le chasser à grand coup de pied dans le derrière. Quoique ce ne soit pas l’envie qui manque à chaque fois. D’un ton amusé, tu lui réponds : « Blanc, noir, gris, roux et re-blanc. Deux Derlas le chaton, les temps, son dur, je pourrais m’acheter du pain grâce à toi. » Du pain, des pâtes et un peu de viandes, de quoi tenir une semaine avec tant de générosité. À moins qu’il ne s’attende à ce que ce soit gratuit. Il pouvait bien faire ça pour toi, non ? Dans le pire des cas où cette situation arriverait réellement bien sûr.

Ta bière finie, tu en commande une nouvelle auprès de la serveuse. Tandis que, malgré toi, tu dos bien reconnaitre qu’il marque un point. Si un jour, tu trouves la bonne à tes yeux, et que tu ne comptes pas la laisser partir, tu réfléchiras peut-être à deux fois de te laisser tenter de fonder une nouvelle famille. À moins que tes remords ne soient bien trop ancrés en toi pour t’en laisser une quelconque occasion.

« On verra bien si cela arrive un jour. Pour le moment… Ce n’est pas dans les priorités du moment. »

À vrai dire, tu ne mettras plus jamais ceci dans tes priorités. Surement la mauvaise décision qui soit, mais ce n’est pas aussi simple de te faire changer d’avis alors que c’est ainsi depuis plus de vingt ans. Peut-être finiras-tu par t’en mordre les doigts dans quelques années qu’il sera bien trop tard pour faire marche arrière. C’est à se demander quelles sont tes préoccupations primaires pour le moment, mise à part le fait de ne pas te faire taper sur les mains par le gouvernement et les Domae ? Une question qui mérite surement un peu plus d’attention de ta part.

Dans un soupir, tu décapsules ta nouvelle bière fraichement déposée sur la table médite légèrement dessus accompagné d’une gorgée. La note va être salée à la fin, quoiqu’un peu de temps en temps pour tenter vainement de se détendre ne fasse de mal à personne. Enfin, dans la logique. Tu réponds soudainement d’un air faussement outré sur le même ton moqueur.

« N’enterre pas mes petits soldats avant l’heure, je te pris. Tu pourrais être surpris ! »

Et toi aussi d’ailleurs. Il ne manquerait plus qu’un jour l’une de tes clientes t’annonce qu’elle est enceinte et qu’elle souhaite le garder. Ce jour-là, ton monde s’écroule et tu quittes le pays. C’est bien la dernière chose que tu voudrais apprendre. Mais ce n’est certainement pas le genre de surprise que tu espères. Si la fabrique pouvait tenir encore quelques années avant de sauter le pas, ce ne serait pas de refus…

Cette fin de soirée s’écoule paisiblement, dans la bonne humeur et de multiples âneries raisonnant dans la pièce. C’est bien connu qu’il ne faut pas laisser deux vieux ensemble et un peu d’alcool. Quoique la boisson reste tout de même bien raisonnable puisque personne ne s’en va environ deux heures plus tard avec un coup dans le nez. Au moins, tu auras oublié cette dure semaine l’espace de quelques heures. Une accolade, un au revoir est une bonne fin de soirée avant que chacun ne prenne la direction de son petit chez soi.

Tu auras à peine passé la grande porte d’en bas que des soupirs n’ayant rien de bien catholique provenant de l’étage t’arrêtent nets dans ton action. Discuté au calme hein… La conversation semble si bien lancée que ce serait dommage de les interrompre en si bons élans. Tu lâches un petit rire moqueur et fait demi-tour. Le canapé de Wilson semble assez grand pour te supporter de tout ton long. Enfin dans le pire des cas… Il te fera un peu de place dans son lit. Ou tu le pousseras, tout dépend de la place en fin de compte.



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