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 Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}

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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson} - Page 3 EmptyMar 2 Aoû - 20:45



Parce que finir une clope après plusieurs bières bues d’affiler est quasiment primordial. Et ça, personne ne pouvait t’en empêcher. Pas même un petit scientifique littéralement hors d’état de faire quoi que ce soit de convenable. Si lui trouvait cela plaisant de venir chez toi, telle une invitation contournée après cette longue discussion de sa vie privée. Tu ne pouvais pas vraiment en dire autant. Ne sachant pas ce qui allait t’attendre une fois seul dans la maison en sa compagnie. Est-ce qu’il allait mettre l’appartement sens dessus dessous une fois le seuil franchit ? Une question très importante au fond, puisque tu ne l’as jamais connu dans un tel état, il t’était difficile d’imaginer les dégâts à venir. Peut-être valait-il mieux ranger couteau et tous autres objets potentiellement dangereux à son porter, par précaution. Finir l’hôpital, un bras en moins, parce qu’il voulait te cuisiner un bon petit plat sur une soudaine envie, très peu pour toi. Il y a une chance infime qu’il ne soit pas encore à ce stade-là.

Son comportement, il vaudrait mieux l’immortaliser et le ressortir en cas de besoin, comme un petit moyen de pression pour obtenir ce que tu souhaites. Quoique ce soit un peu bas, cette idée n’est pas déplaisante. Malheureusement – ou heureusement selon qui voyait la chose – il n’y avait rien à porter de main pour le faire. Mise à part ta mémoire, mais une preuve à agiter sous le nez est toujours plus satisfaisante. Quoi qu’il en soit, tu allais amener une nouvelle fois la cigarette aux lèvres quand le petit nain s’offusqua subitement de ta remarque. Le considérer comme un enfant de cinq ans ne lui plaisant que très peu, tu le voit attraper ton bien, se passant concrètement de ton accord pour en tirer une longue, bien trop longue latte.  « Hé ! La finit pas ! » Aux prix où ça coûte, il faut savoir les savourer, mais surtout les économiser. Mais voilà donc une manière bien étrange de se défendre. Si tous les enfants de son âge réagissaient ainsi, plu rien ne tournerait rond. Déjà que le monde en a actuellement bien du mal, pas la peine de l’aggraver. Mais il était tellement déterminé à protéger ses propos corps et âme qu’au final, tu ne l’empêches pas plus que ça. Regardant plutôt attentivement la scène un petit sourire naissant au coin de la bouche. La fumée à bien du mal a passé entre ses poumons. Bien que tu notes l’effort d’apnée qui n’a guère duré en tenant vainement de garder de l’assurance, celle-ci a fini par l’abattre en rien de temps et il te faut réprimer un fou rire. L’étouffant dans de faibles toussotements en récupérant la cigarette. À moitié terminer certes, mais tu peux au moins te consoler avec la fin.

« C’est ça, tu es un homme un vrai, réponds-tu, même si ton calcul est complètement faux ! »

Mais on ne reviendra pas dessus alors qu’il peine à aligner deux mots correctement. Le débat pourrait bien être long et tu t’en passerais grandement. En particulier avec une tête brûlait dans son genre. Deux avis différents qui ne feraient que rentrée en conflit. La clope de nouveau dans le bec, profitant des maigres tafs qu’il t'a laissés, tu le vois faire subitement demi-tour dans la mauvaise direction pour atteindre la maison. Tu allais lui dire de faire attention, mais le poteau qu’il se mange fut plus rapide que toi et une fois encore, tu te fais violence pour ne pas exploser littéralement sur place. Une petite trace rouge commence à apparaitre doucement sur le haut de son front alors qu’il fait le chemin inverse, remonté à bloc et t’accusant sans gêne. Tu ne le prends pas mal au contraire, si tu le pouvais, tu serais plié en deux sur le sol à demander qu’on cesse toutes ses conneries. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles tu vas pouvoir le taquiner une fois son cerveau à nouveau en état de marche. Il ne peut y échapper, et d’ailleurs, tu y rajoutes ton grain de sel :

« Je fais pousser mes lampadaires où je veux. C’toi qui ne sais pas marcher. Tu n’as qu’à porter des lunettes si t’y vois rien. »

Avec un coup dans le nez bien évidemment, la tache devient soudainement plus difficile. Mais si ce n’est qu’un problème de vu, il a toujours moyen d’arranger ça. Cependant, cela aurait pu être ton genre de faire pousser un poteau en plein milieu de son chemin pour le simple fait de l’embêter. Qui aime bien châtie bien, non ? C’est ce que dit le proverbe. Dernière bouffée avalait avant d’écraser celle-ci contre le mur le plus proche et de la jeter à la poubelle. Maintenant que tu y prêtes plus ou moins attention, il y a bien du monde devant l’entrée du cabaret qui observe votre scène de ménage. Comme deux couples sortant d’une soirée où l’un a trop bu et que la dispute est quasiment inévitable, il ne manquerait plus que les petits surnoms mielleux, et des objets à lancer au visage de l’autre et le tableau serait parfait. Heureusement que vous n’êtes pas aussi proche que ça. Il est bien gentil, mais il ne faut pas pousser. Après un long soupir, pour chasser ceci, tu reviens à sa hauteur et t’accroupis devant lui, un genou à terre à deux doigts de lui faire une demande en mariage, pour le plaisir de rire, si tu avais une bague sous la main, tu l’aurais fait. Mais surtout pour qu’il grimpe sur ton dos comme promis. « Aller en scelle et ne discute pas ! ». Le choix, il ne l’avait absolument pas et tu te passes de son accord, de ses remarques, c’était ainsi. Point. Le geste semblait tout autant dangereux qu'hésitant. Et il t’était bien compliqué de lui venir en aide, fallait qu’il y mette du sien. C’est après un combat qui paraissait bien acharné, qu’une victoire inespérée prend place. Les mains accrochées aux plis de ses genoux, tu le tiens comme s’il en dépendait de sa vie, de peur qu’il ne chute en arrière par maladresse. Lentement, tu te relèves, de quoi l’habituer à cette hauteur qu’il ne connaissait pas. Ou peut-être que si, du haut d’un tabouret et encore. Puis tu le fais légèrement sauter pour le replacer correctement avant de prendre la route

« Profite de la vue. Mais ne te mouche pas dans mes cheveux ! »

Tant qu’il évite de te prendre pour un mouchoir géant, qu’il les masse à la limite cela te donnera la sensation d’un trajet bien plus agréable. Certains vous regardent avec un air littéralement ahuri, vous prenant littéralement pour des fous. Et le chien de garde de l’entrée t’offre un regard plein de méfiance, il y a de quoi vous demander à quoi vous jouez sans cesse. Tandis que quelques-uns dans un coin reclus se marrent sans retenue. Tu lui souris comme un gros débile de première et quittes cette zone sans plus attendre. Évitant soigneusement de ne pas te prendre un poteau sauvage qui aurait l’audace de pousser en plein milieu du chemin sans t’avertir. Quittant le quartier sans trop de mal par la suite, tu t’engouffres dans le suivant t’assurant que le trajet lui convient pour la maigre qualité offerte. Ce n’est pas aussi luxueux est confortable qu’une calèche, mais au moins tu marches droit comparer à certains.

« Ça va la haut, pas trop la nausée ? »

Tu évites par tous les moyens qu’il se retrouve ballonné à force d’être bougé d’un côté comme de l’autre, ce serait très regrettable qu’il vomisse sur le haut de ton crâne. Et peu agréable. Wilson a moins le mérite d’être aussi léger qu’une plume. À comparaison, un sac de pommes de terre et plus lourd que lui. Au mois, il ne risque pas de t'exploser le dos. Après avoir traversé les différentes zones qui vous séparent de ton appartement, d’un pas rapide. Tu montes enfin les escaliers menant à celui-ci. Galérant quelque peu à en sortir la clé de ta poche avec un nain agrippé comme un koala. Mais tu y arrives, au moyen d’une petite bataille puisqu’elle semblait vouloir rester accrocher à ton jean. Porte ouverte en grand, un calme plat résonne dans la pièce, l’emmerdeur de service n’étant pas là pour la nuit. Tu le soupçonnes d’ailleurs d’être en compagnie de cette fille qu’il lui a faite de l’œil au bar la dernière fois. Une petite conquête qu’est devenu bien plus que ça. Une fois à l’intérieur et la porte refermée à double tour, tu lâches les jambes du scientifique et le secoues quelque peu pour qu’il glisse et atterrisse sur le canapé, sans pour autant prendre des pincettes. Profitant d’être enfin libre pour t’étirer convenablement.

« Terminus. Aller, tu me vires tes vêtements et tu fils sous la couette ! »



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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson} - Page 3 EmptyMar 9 Aoû - 9:27


Et un scientifique bourré. Un !

L'insolence de cet homme qui faisait impunément germer les lampadaires depuis le bitume, comme un potager d'éclairage public, dans le seul but de les mettre sur son chemin et ainsi décrédibiliser son émancipation ! Sans une once de remord de surcroît, puisqu'il pouvait le voir se retenir de rire à gorge déployée, certainement découragé par le regard hautement courroucé de la petite victime de sa sorcellerie. Pire encore, l'effronté à la tignasse blonde osa le tenir pour responsable de sa mauvaise navigation en présence de ses poteaux nocifs. Une nouvelle fois vexé par la remarque portée sur son acuité visuelle, pourtant exemplaire en des circonstances qui n'impliquaient pas un certain degré d'alcool dans son organisme, Wilson croisa les bras avec un air d'enfant boudeur. « Moi au moins, j'ai mes deux yeux... » marmonna-t-il dans sa barbe inexistante, au même titre que sa bonne foi et sa rationalité qui, à l'heure actuelle, avaient préféré prendre le large pour ne pas avoir à couler avec le capitaine de cette triste épave. Quoi qu'elle ne devait pas être triste pour tout le monde, à en juger le public du cabaret pour lequel le divertissement offert par les deux compères suffisait à raviver l'ambiance. Dans l'ignorance du spectacle qu'il orchestrait sans même s'en rendre compte, le petit brun attendait surtout que son collègue accepte de soulager la rue de son excès de lampadaires, bien qu'il avait l'air de se préoccuper davantage de sa cigarette. Après tout, monsieur savait la fumer sans cracher ses poumons, lui...

Le vantard venait tout à coup de s'agenouiller devant lui, pas seulement pour s'abaisser à sa hauteur mais pour l'inciter à grimper sur son dos, toujours aussi décidé à lui faire office de monture. Tout cela pour le préjudice du lampadaire en plein visage ! Le petit Wil était pourtant convaincu de pouvoir marcher seul, sans qu'il faille lui tenir la main ou le priver de sa mobilité autonome. Or, ses arguments ne s'élevant guère plus haut que de simples "non" enfantins, il ne put tenir tête bien longtemps à Alaric et le contourna finalement, peinant plus que de raison à trouver des points d'accroche solides sur ses épaules, un peu comme si on l'avait placé devant un mur d'escalade d'un niveau nettement supérieur pour le débutant qu'il était. À force d'analyses et de repositionnements en conséquence, le scientifique arriva enfin à un équilibre à peu près juste, le temps que la montagne se soulève et le fasse décoller avec elle. D'abord serré tel un koala à son arbre, il se détendit petit à petit en se sentant agrippé et sécurisé ; en revanche la séance de ronchonnement, à propos du traitement de sac-à-dos humain qui lui avait été réservé, n'était pas encore terminée.

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« Humpf... si ce n'était pas le quartier des lampadaires, j'm'en serais très bien sorti tout zeul, d'abord... »

Se nourrissant des bienfaits de l’auto-persuasion pour éviter d'avoir à jauger de quelle hauteur il était susceptible de tomber, en cas de négligence de la part de son porteur attitré, sa tête ébouriffée bascula ensuite en arrière afin d'admirer le ciel étoilé au-dessus d'eux, menton appuyé contre le dos de l'autre. Du moins, de ce qu'il pouvait observer au travers des mèches blondes qui lui tombaient occasionnellement sur le nez. Lassé d'avoir à leur souffler dessus et de les voir revenir à la charge comme des spaghettis diaboliques, le petit Higgsbury vint s'accouder sur les omoplates de son support mobile, réunissant toute la chevelure entre ses mains pour s'adonner à quelque activité manuelle. Une bonne tresse là-dessus, et on n'en parle plus ! Joignant les nattes entre elles, ne manquant pas d'adresse à force de se tisser des couronnes de fleurs, il occupe ainsi une petite partie du trajet à retravailler la coiffure du consultant, avant d'attacher son œuvre avec son élastique. Après cela, il joua tour à tour avec la tresse et en pianotant sur l'épaule au rythme d'une chanson qui traversait à peine ses lèvres de manière cohérente, jusqu'à ce que la flemme le gagne.

C'est en sentant le soutien sous ses jambes disparaître et ces dernières pendre dans le vide que le chimiste reprit ses esprits, tentant de rester accroché autant que possible au cou d'Alaric avant de finalement céder et se laisser glisser le long de son dos courbé, résigné à sa chute. Son atterrissage de plume sur le canapé ne laissa échapper qu'un "poof !", qu'il prononça lui-même à la place du mobilier, comme pour confirmer sa bonne réception au grand blond. Celui-ci n'eût pas l'air ennuyé de pouvoir enfin retrouver la pleine liberté de ses mouvements, sans avoir à supporter la frêle carcasse de Wilson qui transformait sa silhouette en bossu. Probablement parti pour somnoler davantage dans cette nouvelle position confortable, l'ordre lancé par le propriétaire des lieux le réveilla soudainement. Le teint plus rosé encore que sous les effets de l'alcool, il ne trouva rien à répliquer lorsque l'autre quitta la pièce, le laissant seul et penaud derrière lui. Maladroitement, il se remit debout sur ses petites jambes et entama donc le déshabillage si formellement demandé. Les vêtements s'empilèrent de manière négligée sur le canapé derrière lui, tandis que les boutons lui opposaient à nouveau de la résistance au moment de s'attaquer à ceux de sa chemise. Puis quelque chose chercha à tirer sur ses sous-vêtements.

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« H-Hé, qu'est-ce qu'tu fabriques... ? »
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« Je te fous à poil à la demande de Beau Gosse, crétin ! Et ne lui souffle pas trop d'sus, tu sens le vieux lait de coco tourné. »

Aussitôt dit, aussitôt fait : la main noire de Percy força vers le bas, entraînant avec elle l'ultime barrage à sa nudité sur lequel le petit brun essaya de se raccrocher coûte que coûte, luttant ainsi avec son ombre pour tenter de s'approprier le vêtement volé. Les paroles du consultant avaient résonné comme un signal pour l'entité qui souhaitait à présent le désaper à tous prix, au point d'enrouler un bras sombre autour de sa jambe afin d'arriver à ses fins. Tiraillé au niveau des genoux, il fallut au malheureux boxer le retour inopiné du grand blond dans le salon pour interrompre enfin la bataille immature entre son propriétaire et l'ombre de ce dernier, qui lâchèrent subitement leur emprise des deux côtés. La chemise à moitié ouverte -et fort heureusement assez grande pour couvrir les parties fraîchement découvertes-, accompagnée des sous-vêtements tombés à ses chevilles, avaient de quoi offrir un tableau de qualité pour accueillir l'élément sobre de la soirée. Bien peu dérangé par l'état dans lequel il s'était retrouvé, Wilson ne trouva qu'à notifier timidement son interlocuteur sur l'unique détail qui le préoccupait, tout en déroulant ses manches trop longues.

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« Euh... je prendrai le côté droit du lit, si ça ne dérange pas trop... »

Toujours hissé sur son mollet tel une vigne noirâtre, le bras issu de la silhouette à son image projetée sur le sol se mit à remonter jusqu'à sa cuisse pour finalement désigner le derrière à l'air du petit scientifique, avec une mine salace dessinée au niveau de ce qui constitue son visage, tandis qu'elle s'adresse directement au blond :

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« C'est de ce côté-là qu'il préfère se mettre quand tu lui prendras le c-- »
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« PERCY !? »

Halte, censure au franc-parler de son ombre ! Bientôt prostitué par celle-ci, le brun gifla la paluche surnaturelle en un parfait réflexe de demoiselle effarouchée sur le point de se faire mettre la main aux fesses.
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson} - Page 3 EmptyVen 26 Aoû - 23:50



Une longue nuit vous attend. Bonne, peut-être pas. Après tout dormir avec un petit être bourré n’est pas forcément de tout repos. Et tu le vois venir d’ici te tirer la couette toute la nuit, t’en laissant à peine la moitié. Dans un sens, tu es rassuré de travailler un peu plus tard demain, au cas où il te faudrait dormir quelques heures supplémentaires pour paraître plus ou moins en forme. Enfin, ceci étant seulement dans le pire des cas. Pour le moment, tu le laisses seul dans le salon, le temps qu’il se dépatouille de ses vêtements pour fini en caleçon. Profitant de ce havre de paix pour te faufiler dans la salle de bains.

À peine le seuil est franchi que tu restes bêtement devant le miroir à observer l’état de tes cheveux. En voilà qui a su comment passer le temps convenablement. Qu’avait-il tenté de faire ? Une queue-de-cheval ? Une tresse ? Voilà ce qu’il traficotait sur le sommet de ton crâne durant le trajet ; le résultat final n’était pas très beau à voir. Mais cela l’avait au moins tenu tranquille suffisamment longtemps pour faire une route tranquillement. Un sourire sur le visage devant un tel chef-d'oeuvre, tu t’empresses de remettre ta tignasse en place correctement. Heureusement que le félin n’était pas dans les parages pour admirer cela. Un fait à entendre durant des lustres, et ce, dont tu t’en passes grandement. Cette longue chevelure blonde démêlée, tu retires tes vêtements pour les mettre en boule dans un coin. Passant un bon coup d’eau sur le faciès pour te refroidir un peu. Une partie de l’eau tombant sur les ados (aller bave) et dont tu essuies allègrement du revers de la main. Prenant le temps de te brosser les dents avant d’enfiler le premier pantalon qui passe par-là. Faisant office de pyjama provisoire.

C’est d’un pas lent, quelque peu fatigué que tu retournes dans le salon. Mais la soudaine vue du petit Higgsbury à moitié nu, te fige sur place. Bouche à demi ouverte et œil qui s’écarquille doucement au fur et à mesure que les secondes passent. Le temps de passer de ses pieds à sa tête dans le doute d’une blague. Mais son ombre a le malheur de confirmer tes craintes. Tu tournes vivement le regard en direction du balcon comme le ferait une petite vierge.

« Bordel Wilson, remet ton calbute correctement ! J’parlé pas ça… Arrgh… Mes yeux… »

Peut-être qu’au vu de la conversation précédente dans le cabaret est à son degré d’alcool bien trop élevé pour un si petit cabaret, ce qui te semblait anodin paru comme une invitation pleine de sous-entendus à ses yeux. Quand bien même tu serais attiré par la gent masculine, profiter d’une personne qui tient à peine convenablement sur ces petits petons, n’est pas pour te plaire. Tu soupires osant enfin l’observer à nouveau, maintenant que son sous-vêtement est remis en place. Toutes ces âneries te donnent envie de fumer, mais celle d’aller sous la couette est bien plus forte pour le coup.

« T’as un grain j’te jure. Pas question que je te saute. Je ne suis pas assez bourré pour ça. Et je ne peux pas faire ça à un ami. Bon sang, tu me tues. »

Et même de base, il devait le savoir à moins que ceci soit sorti de sa tête, bourré ou non, toucher à un homme n’est pas dans tes cordes. Au moins, tu as un minimum de respect pour tes amis. Finalement dépité par sa bêtise, tu t’approches de lui et l’attrape comme un vulgaire sac de pommes de terre que tu rejettes sans peine sur l’épaule. « Aller zou, au lit gourgandine ! » Et sans plus attendre, tu l’emmènes avec toi dans la chambre. Le lâchant sans mal sur le matelas avant de t’affaler auprès de lui comme une masse.

« Bon, tu fermes tes petits yeux et tu dors. Et si tu ne me fais pas chier cette nuit, demain t’aura droit à des croissants frais. »



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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson} - Page 3 EmptyDim 28 Aoû - 21:42


Et un scientifique bourré. Un !

La gêne occasionnée par ce quiproquo insolite s'étendit jusqu'au malheureux consultant, victime à son tour de l'offre à peine forcée par l'ombre de son invité éméché. Saisi par la vision indésirable, il l'encouragea donc vivement à se couvrir à nouveau, de façon à redevenir un tant soit peu présentable. Ce que fit le naturiste en devenir, gigotant sur place en essayant de remonter ses sous-vêtements à l'étage où ils étaient attendus, tandis que le bras surnaturel s'évanouissait dans le sol après son terrible méfait. Lorsqu'il fut digne de retrouver sa place dans le champ de vision du grand blond, Wilson se gratta nerveusement la tête à ses remarques tout en regardant l'ombre à ses pieds, comme pour l'accuser à sa place de cette requête déplacée qui avait été formulée contre son gré. Après tout, faire porter le chapeau à Percy était devenu un mécanisme systématique dès qu'il s'agissait d'exprimer ses sentiments à l'égard de son collègue. Posté devant lui, ce dernier s'en empara comme s'il ne pesait rien pour aller le caler sur son épaule, décidé à le mettre au lit avant qu'il ne fasse plus de bêtises, non sans le sacrer d'un surnom à la hauteur de son comportement.

Voyageant pour la seconde fois à ce jour au dessus de tout, à presque deux mètres de haut, le scientifique vit l'ensemble du salon disparaître pour laisser place à une partie de la chambre de son hôte, avant de n'en voir plus que le plafond au moment d'atterrir sur le matelas. D'abord cloué comme une planche, il rebondit légèrement lorsqu'Alaric se jeta également sur le lit, juste à côté de lui. Il n'allait donc pas le quitter de la nuit... Même si un brin d'éclairage artificiel depuis l'extérieur permettait à la pièce de ne pas être totalement plongée dans l'obscurité, le petit brun se sentit nettement moins effrayé du noir grâce à cette présence avec lui ; tant et si bien qu'à la promesse de profiter d'un délicieux petit-déjeuner, à condition qu'il trouve le sommeil sagement et au plus tôt, il roula sur le côté afin de venir poser sa tête sur le blond, écrasant sa joue contre son bras dans un geste cajoleur.

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« Super ! Mmh, z'adore les croissants... »

Confortablement installé, il marmonna encore quelques secondes, toujours de manière inintelligible, à propos de sa passion soudaine pour les viennoiseries, jusqu'à ce qu'il décolle pour le doux pays des rêves. Mais bien que ceux-ci étaient un peu plus paisibles qu'à l'accoutumée, Wilson ne pouvait s'empêcher, dans son inconscience, de remuer involontairement dans tous les sens. Entre les coups de mains et de pieds, le blond n'aurait pu s'attendre à ce qu'un si petit être puisse se montrer aussi envahissant, de quoi multiplier les réveils brusqués par les molles attaques de l'ennemi. Par ailleurs, s'il n'avait pas jugé nécessaire de se couvrir en s'endormant, le petit chimiste changea néanmoins d'avis pendant la nuit, s'accaparant alors toute la couverture ou presque pour s'enrouler dedans. L'avantage étant qu'ainsi ficelé, il lui était enfin impossible de courir le marathon dans son sommeil et de prendre plus longtemps le consultant pour sa piste. Une véritable aubaine pour ce dernier, qui fut autorisé à son tour à céder à la fatigue, une fois l'agité maîtrisé de lui-même.

Comme une sorte de retour de la part du karma, assez rancunier dans son genre, son réveil à lui fut des plus incommodants. Avant même de pouvoir ouvrir les yeux, sa gorge sèche et sa tête, semblant peser lourd sur l'oreiller, avaient pris soin de préparer le terrain pour qu'il puisse émerger avec la désagréable sensation de n'avoir bénéficié d'aucun repos quel qu'il soit, et ce en dépit de la vitesse avec laquelle il s'était écroulé la veille. Comprenant qu'il n'irait pas mieux en restant en boule sous les draps, ni ne parviendrait à se rendormir, le petit Wil se résolut finalement à exposer ses fragiles pupilles aux rayons du soleil, bougonnant faiblement du temps qu'il fallait à ses yeux pour se remettre de cette lumière aveuglante. Puis, quand il se mit à distinguer doucement ce qui l'entourait, à travers le flou de sa vision embrumée, il fut momentanément surpris de reconnaître les traits d'Alaric à seulement quelques centimètres de son visage. Ou, pour être tout à fait exact, les pectoraux d'Alaric.

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« Oh.. mon dieu... »

En des termes plus pieux que jamais pour l'athée qu'il était, tranchant difficilement entre le compliment et l'incompréhension absolue, le petit Higgsbury eût grand mal à réfléchir de façon posée à un quelconque contexte, et s'écarta donc dans un premier temps de la poitrine du consultant. Adoptant alors une vue plus globale de celui-ci, complètement tourné vers lui et encore ensommeillé, autant dire qu'il avait tout le loisir d'observer sa parure de muscles. Et lorsque son regard happé malgré lui glissa le long de sa carrure, à un endroit qui n'était couvert qu'au strict minimum et naturellement proéminent de bon matin, le visage tout entier du brun prit une teinte cramoisie. Le « Oh mON DIEU !! » qui s'en suivit fut tonitruant, tempêté au même moment où sa nouvelle tentative d'éloignement, qui l'avait guidé au bord du matelas, le fit fatalement dégringoler. Pris au piège par le cocon de la couverture, c'est dans un plat magistral que la chenille à tête rouge accusa la réception au pied du lit. Gisant la face contre terre, un long gémissement plaintif s'en échappa tandis qu'il essayait tant bien que mal de se relever sur les genoux, avec le constat de la disparition de son propre pantalon dans la foulée. Un premier bras alla prendre appuie sur le rebord du lit, comme s'il luttait pour se sortir d'un puits sans fond, puis une tête décoiffée, à la mine à la fois enfarinée et douloureuse, apparut à son tour. D'une main placée sur le bas de son visage, pour éviter de répandre le sang qui s'écoulait de son nez suite à cette chute, Wilson balbutia, dans son immense confusion :

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« M..Mais enfin... qu'est-ce qu'on... ? »
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson} - Page 3 EmptyMar 30 Aoû - 18:14



À condition qu’il te laisse dormir paisiblement, le petit déjeuner sera presque au niveau d’un hôtel luxueux. Mais c’est surement bien trop demander. Dans tous les cas, avec ou sans une nuit agitée ce n’est pas toi qui ira t’en priver. Et puisque cette proposition semblait bien lui plaire, avec un peu de chance, il te laissera profiter de quelques heures de sommeil. Enfin, tant qu’il ne prenait pas la décision de te confondre avec son coussin. C’est bien gentil, mais c’est une exclusivité réservée à la gent féminine et rien d’autre. Le laissant s’étaler à sa guise, tu en fais de même dans ton coin. Faisant la sourde oreille sur ses anecdotes au sujet du croissant. Espérant que ce ne soit pas un sujet qu’il tiendra une nuit entière. Parce qu’à ce compte-là, tu l’enfermes dans un placard sans attendre. Fort heureusement pour toi, c’est une discussion, en plus d’être à sens unique, qui finit par le perdre dans les bras de Morphée. T’offrant enfin tout le loisir d’un peu de paix bien méritées. Enfin, voilà ce que tu imaginais les trois premières minutes. Car une fois que le scientifique fut bien perdu dans le monde des rêves, tu étais celui qui pâtissait de tous ces mouvements. Au fond de toi, tu étais plus ou moins préparé à ça, mais une part avait espéré qu’il se tiendrait tranquille. À ne pas confondre rêve est réalité. Au final, des heures durant ainsi, à observer plus le plafond que de profiter de ta couette. Celle-ci ayant été volée en peu de temps. Et c’est quand il fut enroulé à l’intérieur où le calme plat régner enfin dans l’appartement. La température était agréable et le manque de celle-ci n’était pas présent. Heureusement d’ailleurs, ce serait assez embêtant de le réveiller pour en obtenir un bout. Et recommencer cette bataille infernale. Très peu pour toi.

Tu dors – ou plutôt tu dormais – paisiblement jusqu’à ce que des mouvements dans le lit te tirent de ton sommeil. Tu ne réagis pas plus que ça, laissant couler. Pensant que le petit Higgsbury bataille une nouvelle fois à s’enrouler dans la couette. Tu n’oses même pas jeter un œil sur le réveil de peur de te déprimer si celui-ci affiche moins de huit heures. Mais ses gestes ne t’aident pas à te rendormir, un combat de coqs à lui tout seul. Jusqu’à ce qu’un bruit d’écroulement résonne dans toute la pièce. T’obligeant bel et bien à ouvrir les yeux cette fois-ci, disant littéralement adieu à ce petit rêve érotique qui incluait une certaine juge. Toute bonne chose connait forcément une fin. Le nez enfouis dans l’oreiller, ton seul œil valide peinant à se faire à la lueur qui traverse les fenêtres, tu marmonnes entre deux bâillements : «Bon sang Wil… Qu’est-ce que tu fous… C'trop tôt pour faire autant boucan ! » C’est même trop tôt pour ouvrir les yeux de bases. Courage à deux mains, tu relèves la tête entendant les protestations du nain. Qu’avait-il donc de si bon matin à faire autant de grabuge ? Il avait vu un fantôme ? Et puis pourquoi était-il au sol, le lit restait tout de même bien plus confortable. Aux dernières nouvelles tu avais pris de la bonne qualité ! Il te faut quelques secondes supplémentaires pour rassembler les pièces du puzzle en même temps que tu t’habit enfin à la lueur de la chambre. Une main passant sur le visage avec un petit soupir, ça te frappe de pleins fouets avant de comprendre. Attrapant un paquet de mouchoirs dans le tiroir de la table de chevet, tu lui tends avant qu’il ne laisse des traces de sang un peu partout. Son visage est tellement perturbé que c’est un spectacle qui a le don d’être agréable de bon matin. Deux verres et voilà qu’il ne se souvient de rien. À noter dans un recoin de ta tête. Est-ce que ce serait mal de profiter de la situation ? Surement oui, mais après la nuit qu’il t'a laissé ce n’est que le rêver de la médaille.

« Merci pour cette nuit Wilson. Alors oui. Oui, on l’a fait. Trois fois même. J’avoue que tu m’as donné du fil à retordre. Ça ressemblait plus à un viol quelquefois qu’autre chose. Mais dans l’ensemble, je te rassure, tu as pris ton pied. On remet ça quand tu veux ! »

Une blague de mauvais goût, cependant, tu parais tellement convaincant que ce serait à s’y méprendre. Toi-même, tu rentrerais presque dans le panneau. Tu n’as encore rien avalé, pourtant, c’est à se demander si tu n’as pas mangé un clown de bon matin. Et comme si cela n’était pas entièrement suffisant, tu finis par te rapprocher doucement de sa personne, glissant sur le lit pour réduire la distance qui sépare vos visages. L’espoir d’un baiser peut-être ? Légèrement, mais tu le frôles pour aller en direction de son oreille et y échappe dans un murmure :

« Wilson… Je déconne. On a absolument rien fait. Mais comme tu viens de me réveiller brusquement, j’étais obligé. »

Rancunier ? Rarement, mais le sommeil est quelque chose de sacrer ! Déjà qu’on t’en donne que très peu avec ton travail en venant te voir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Rajouter à cela un scientifique bourré qui n’en fait qu’à sa tête durant celle-ci, il y a un moment où tu finis par craquer et te venger à ta manière. Et il fallait que cela tombe sur lui. Lâchant un rire franc, satisfait de ta bêtise, tu te glisses hors du lit et t’étires de tout ton long. T’excusant à peine pour si peu. Enfin, tu ne pensais pas à mal bien évidemment. Ce n’est qu’une petite pique de bons matins. Qui aura au moins l’audace de te réveiller convenablement. Si c’est pour finir avec un Wilson dans le lit à chaque fois que tu lui proposes de mettre le nez hors de ses quatre murs grisâtres, tu réfléchiras surement à deux fois dorénavant.

« Va prendre une douche. Et brosse toi les dents tu sens l’oignon qu’a pourri depuis un an. J’vais chercher les croissants et faire le café. J’en ai pour moins de 10 minutes. »

Maintenant que tu avais mis un pied hors du lit, autant se rendre utile en faisant le petit déjeuner. Il ne méritait clairement pas que tu lui offres de bon croissant tout chaud, mais sa tête avait de quoi faire de la peine. Ni une ni deux, tu quittes la chambre avec un sous-vêtement propre dans la main et pars te réfugier dans la salle de bains. Le temps d’un de passer un coup d’eau rapide, d’avoir l’air présentable est de partir chercher les viennoiseries à la boulangerie du coin. La boulangère ayant pour habitude de t’y voir, la commande fut courte. Un petit « comme tous les matins » suffisait à faire comprendre ce que tu désirais. À force, tu finiras par prendre un abandonnement chez elle, profitant de réduction sur certains articles. Enfin, d’ici à ce que cela arrive un jour, tu remercies gentiment ta caissière et t’empresses de faire demi-tour. Rejoignant ainsi la maison et l’inviter de dernières minutes. Préparant soigneusement le café, tout comme mentalement aux déluges de questions qu’il allait falloir répondre.

Une longue matinée t'attend.



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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson} - Page 3 EmptyMer 7 Sep - 19:41


Et un scientifique bourré. Un !

Une foule de questions se bousculaient simultanément, pour émerger de la brume de sa cervelle et tenter de se frayer un chemin via sa langue pâteuse, sans qu'aucune n'accepte de céder sa place à l'ordre. Le chahut mental eût comme le don diabolique de précipiter la cascade de sang dans le creux de sa main, jusqu'à ce qu'un paquet de mouchoirs vienne enfin voler à son secours, limitant ainsi considérablement les dégâts que le petit Higgsbury aurait pu provoquer dans la chambre du grand blond. Essuyant sa patte dans un premier temps, il s'empressa ensuite de déchirer un morceau de mouchoir afin de le caler en bouchon dans sa narine, d'ici à ce que son pauvre nez accepte de fermer les vannes et de le laisser respirer un air moins ferrique. Œuvrant mollement à son colmatage, la tête encore dans le coaltar, il n'attendait plus que les explications de son collègue pour le soulager de ses doutes... quoi que "soulager", à défaut d'être exactement ce que les propos suivants lui inspirent, ne saurait être plus justement utilisé dans le contexte relaté par l'élément le plus sobre du duo. Sans une once d'embarras, ni même de pudeur à vrai dire, celui-ci lui fit part de la nuit fortement agitée qu'ils avaient passé ensemble, réitérant les exploits intimes qui avaient selon lui fait excellente impression auprès du Wilson éméché. Sa version du lendemain, en revanche, avait la plus grande difficulté du monde à digérer l'information. Une boulette de papier d'ors-et-déjà rougissante et l'autre narine s'écoulant tranquillement sur sa lèvre supérieure, son air choqué ne pouvait prétendre arriver à la hauteur du trouble causé par un tel témoignage.

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« Ghh.. trois...? »

Dans quelle dimension parallèle venait-il encore de se réveiller ? En tous cas, ce n'était clairement pas la sienne ! Figé comme une statue de cire plus vraie que nature, il s'étonna de rester ainsi circonspect même en voyant Alaric se rapprocher dangereusement de lui, proche d'une poignée de centimètres de son visage tout au plus. Se sentant presque défaillir à cette scène, la bouche du blond l'esquive alors au dernier moment pour venir lui susurrer, à l'oreille, la confirmation de sa mascarade éhontée. Une dizaine de secondes supplémentaires lui sont nécessaires avant que le petit chimiste puisse enfin percuter le tour dont il avait été victime, et n'aille se saisir de l'oreiller pour le jeter de toutes ses forces sur le farceur hilare. Les joues rougies à en faire pâlir un plant de tomates, le petit être encore secoué s'insurgea vivement :

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« Et tu te trouves drôle ?! B-Bon sang, je ne sais plus où me mettre avec tes bêtises... ! »

Tirant un autre mouchoir du paquet pour éviter que son affolement ne lui fasse projeter du sang dans tous les coins, il fallut refaire de nouveaux bouchons pour clore hermétiquement son nez -quoi qu'il était sacrément tenté par l'idée de refaire directement les murs du consultant, pour le punir de sa mauvaise blague-. Une chose est sûre, il ne se laisserait plus inciter à consommer de l'alcool de sitôt, et encore moins en une compagnie qui se tiendrait prête à le tourner en ridicule une fois décuvé. Réunissant malgré tout ses dernières forces pour se remettre debout, moyennant une lutte ultime avec son cocon, c'est un papillon peu glorieux qui s'en dégage ; tant et si bien que le blond le somma de passer par la case salle de bain pour devenir plus présentable, en vue de consommer un petit-déjeuner qu'il espère suffisamment requinquant pour finir de le réveiller. Autant dire que lorsque ses idées se seront remises à peu près en place, Wilson devra à la fois réclamer un compte-rendu de la soirée et trouver le moyen de s'excuser pour ce remue-ménage. Des remerciements ne seraient sans doute pas de trop non plus... Mais en attendant, seule une douche serait en mesure d'amorcer ces bonnes résolutions.
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