Neigeux
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La ville est en Février 2021

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 Surprise au salon ! [Pv Phélès]

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MessageSujet: Surprise au salon ! [Pv Phélès]   Surprise au salon ! [Pv Phélès] EmptyMer 4 Mai - 23:05

Surprise au salon

Ft. Elliot & Phélès


Journée pluvieuse en approche. La main dépliée contre la surface vitrée, je soupire bruyamment, peu emballé à l'idée de devoir braver les gouttes sales afin de me rendre à mon lieu de travail. Après tout, qui massera ces peaux flasques, qui défera ces nœuds causés par le stress dans des ventres gonflés par l'angoisse si je ne m'y pointe pas ? Sûrement mes employés, j'imagine... mais ça fait mauvais genre pour un patron de ne pas montrer sa sale bobine au boulot. Surtout que certains clients préfèrent se faire masser par un aveugle, d'après les "je suis obligé.e de retirer mon haut" ou "désolé.e, je ne me suis pas rasé.e mais..." que j'entends, mais dont j'en ai rien - mais vraiment rien à foutre. A ceux-là, je leur laisse quartier libre : s'ils veulent rester habillés, grand bien leur fasse ! j'opterai pour un massage shiatsu, tout ce qu'il y a de plus nippon. Et aux autres, eh bien... rien ne m'empêche de masser des ours, j'ai envie d'dire. Je secoue mes cheveux de droite à gauche de façon à remettre en place ma longue frange verte, puis rabats mon chapeau sur ma tête. Mon manteau noir enfilé et le parapluie à la main, j'ouvre à contre-coeur la porte, laissant passer en premier mon petit Hamtaro qui semble tout aussi récalcitrant que moi. Et, au bout de plusieurs secondes passées à maudire ma vie, je m'engage  finalement vers le monde extérieur. Gosh. Il pleure sur la ville comme il pleure sur ma gueule - abattez-moi, par pitié. S'il y a un Dieu quelque part, je mettrais ma main à couper qu'il doit avoir des penchants un chouïa dépressifs, vu la flotte qu'on se coltine.

Me fiant aux seuls couinements de mon rongeur, j'avance dans la rue en évitant de buter dans les autres passants qui se doutent à ma coiffure que je ne dois pas voir grand-chose : ils se déplacent donc d'eux-mêmes, en dignes gens civilisés. Place au masseur, mécréants ! Il a de la pâte à malaxer. Qui l'eut cru d'ailleurs, qu'un jour, j'aurais un titre autre que l'aveugle du village ? Si Fynn pouvait voir ça, il serait sacrément fier. Mais de toute façon, je n'aurais pas pu faire autre chose que masseur, vu mes capacités réduites... autant donc profiter du seul sens utile que j'ai. Une fois arrivé devant les deux grandes portes de mon salon de massage, je plonge une main dans ma poche et en sors la cl... - oh ? Bizarre. Pas de clef. J'arque le sourcil, fouille dans celle à l'intérieur de mon manteau, palpe l'arrière de mon pantalon... mais rien. C'est au moment-même où je m'apprête à faire demi-tour pour me lancer à la chasse de mon précieux que je me rappelle que la fenêtre ne ferme pas bien. Et peut, de ce fait, facilement être forcée... Je souris d'un air narquois, tâte les murs et mets assez rapidement le doigt sur la vitre, que je fais coulisser en y mettant un peu de force. Il faudrait que je la fasse réparer. Mais pas aujourd'hui - une autre fois, peut-être. Pas comme s'il y avait des choses à voler là-dedans, à part quelques huiles essentielles... Je referme mon parapluie, puis entre dans le salon après avoir mis Hamtaro sur mon chapeau. Au moins, les employés auront leur clef... pensif, je range peu à peu le bazar ambiant qui m'entoure, ramasse les fioles une par une, les pose dans un coin, change finalement le coin puis me rends compte que, peu importe l'endroit où je les mettrai, ça ne me plaira jamais parce que... ben, je ne vois pas. Difficile donc d'être sûr d'avoir bien rangé les environs.

D'autres employés me rejoignent au bout d'une demi-heure, certains trempés, d'autres moins. Chacun repart ensuite vaquer à leurs occupations, tandis que j'accueille les premiers clients. Les voix sonnent familières ; ce sont des réguliers, donc des gens dont les préférences ne me sont pas inconnues. Toutefois, une nouvelle arrivante me surprend. Je me décide donc à la guider jusqu'à la table avec un petit sourire amical, sentant son angoisse et voulant donc la réduire. Elle s'allonge finalement, me décrit les maux la faisant souffrir puis je m'exécute. Mais au fur et à mesure que la séance s'éternise, je commence à comprendre le soucis - et surtout, à remarquer que je vais avoir beaucoup de mal à y remédier : « Madame, s'il vous plaît, détendez-vous un peu... » Argh ! ce que j'ai mal aux pouces. J'ai l'impression de devoir masser un énorme steak humain : à croire que l'on m'a jeté un Saquedeneu sauvage sur la table, c'est pas possible, ça. La sentant trembler entre mes doigts comme si elle craignait que je lui enfonce mon coude dans la nuque (sauf que non, je me contente simplement du dos, j'suis pas un meurtrier sanguinaire), je me détourne finalement et laisse une de mes employées se débrouiller avec elle, incombant son malaise à mon genre masculin. Apparemment, ce n'est pas parce que mes yeux sont incapables de jugement que les femmes me font confiance.

Le savon coule dans mes mains ; je les frotte l'une contre l'autre, minutieusement, puis les passe sous l'eau. C'est alors que le bruit de la porte qui claque me fait sursauter, comme si quelqu'un était entré en trombe dans mon salon... un "quelqu'un" dont l'odeur me dit quelque chose... Le Valet ? Sans prendre la peine de me retourner, je prends alors la parole afin de la questionner sur les raisons de sa présence dans mon salon - elle qui, je le rappelle, n'a pourtant pas pris rendez-vous. Ce n'est donc pas pour un massage, j'imagine... :

« Que me vaut votre présence ici, Diamond ? Vous sonnez un peu... essoufflée. » J'essuie mes mains, tourne la tête vers elle puis m'en approche doucement, avant de reprendre d'un air intrigué :  « Un problème ? »


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MessageSujet: Re: Surprise au salon ! [Pv Phélès]   Surprise au salon ! [Pv Phélès] EmptyDim 8 Mai - 17:55

ft.
Elliot K. Aktus
« Surprise au salon »
C'est moi que v'là
Je n'aime pas la pluie. Pourquoi? Simplement parce que l'eau, ça laisse des traces partout et du coup, je finis forcément par me faire repérer. Et aujourd'hui, ce n'était clairement pas le moment. Cela fait des heures que je guette l’instant parfait et enfin, ce dernier arrive. La cargaison vient d'être livrée et le chef de manœuvre est seul en train de recompter ses billets. Une simple petite pirouette de ma part et le voici qui se retrouve pendu à une poutre apparente d'une ruelle vide et sombre.

Pourquoi je l'ai tué? Parce que cet homme à volé plusieurs fois du matériel destiné au Grand Quederla Palace et qu'en plus, il est de mèche avec le Gouvernement. Au passage, je récupère sa dernière paye et m'enfonce dans les ruelles sombres et glauques que la pluie rend encore moins accueillante. Mais arrivée à l'entrée du Quartier Naeviar, un élémentis de ma connaissance me tombe sur le poil. Un connard qui maîtrise l'eau justement. Autrement dit, c'est pas mon jour. Heureusement que j'ai de la ressource.

Le combat s'engage et Jazz' jaillissant de mon haut saute sur le visage de mon assaillant tandis que mes couteaux viennent trancher dans le vif de la chair. Mais il me fait chuter et tente de m'engloutir sous des assauts de vagues qu'il sort de je ne sais où. Me raccrochant à un poteau je m'en sers comme d'un pivot pour finir par lui balancer mon pied sous le menton, le sonnant royalement. Cependant, alors que je viens l'achever, avec la force du désespoir, il me frappe d'un bout de fer crasseux et trouvés au sol, au niveau de la tête puis de la jambe. Mais Jazz' mord sa main, le forçant à abandonner son arme tandis que je l'achève proprement, le coeur arraché encore battant avant de le lui coller entre les dents.

Je me relève et me remets en marche mais je sens la douleur poindre. A ma tête, ce n'est trop grave mais ma jambe me gêne. Je peine à avancer sans rien laisser paraître lorsque dans mon dos, j'entends des voix résonner. Des potes du tué visiblement. Et merde, y a personne dans les rues, je vais forcément être grillée. Ou pas. Sans réfléchir, je pousse la porte du premier établissement venu avant de réaliser ou je me trouve. Un salon de massage. Bon, ça aurait pu être pire, on viendra pas me chercher là.

« Que me vaut votre présence ici, Diamond ? Vous sonnez un peu... essoufflée.
Un problème ? »


"- Moi? Jamais voyons. J'étais simplement curieuse de savoir à quoi ressemblait ce salon dont j'ai tant entendu vanter les mérites."

Oui, les murs ont des oreilles alors je ne laisserais personne savoir la véritable raison de ma présence, on ne sait jamais. Et puis, c'est vrai que je ne suis encore jamais venue alors ce n'est pas vraiment un mensonge. Je me laisse tomber assise dans un des sièges de la salle d'attente, histoire de reposer mon muscle abîmé. Il a frappé fort ce con, ça fait mal quand même.

"- Quoi de beau par chez toi, Kactus? La pluie n'a pas fait fuir tes clients?"
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MessageSujet: Re: Surprise au salon ! [Pv Phélès]   Surprise au salon ! [Pv Phélès] EmptyMer 11 Mai - 1:57

Surprise au salon

Ft. Elliot & Phélès


« Que me vaut votre présence ici, Diamond ? Vous sonnez un peu... essoufflée... Un problème ? »

Le Cactus s'approcha à pas lents vers la Valet Domae, peu assuré de sa démarche ni même de sa destination. A l'odeur, il ne s'était pas trompé ; la femme se tenant devant lui n'était autre que Phélès, une seconde tête de gazon que malheureusement, il ne pouvait assimiler à la sienne. Dans un sourire se voulant bienveillant et dans un élan de galanterie, Elliot prit délicatement l'hamster sur son chapeau pour le poser sur son épaule, soulevant alors son chapeau afin de la saluer en bonne et dûe forme. La courtoisie n'était pas son fort, cependant, il se sentait prêt à accomplir quelques miracles en cette lourde journée pluvieuse. Se rappelant alors que les couvre-chefs sont considérés comme inconvenants à l'intérieur, il en caressa d'une main faiblarde le cuir puis le fit suspendre à l'un des multiples porte-manteaux qui décoraient le mur à l'entrée. Désormais privé de sa marque de fabrique, il tendit l'oreille et écouta, les bras croisés et la hanche appuyée au bureau de la caisse, la réponse de la demoiselle à sa question intriguée : « Moi? Jamais voyons. J'étais simplement curieuse de savoir à quoi ressemblait ce salon dont j'ai tant entendu vanter les mérites. » Jamais de problème, hein ? Elliot en doutait fortement, son sourire s'élargissant davantage. Au moins, elle ne manquait pas d'assurance ; voilà qui suffisait à le contenter quant au Conclave du clan. Mais, tandis qu'il lui ôtait - après demande ! son manteau afin de la mettre à l'aise dans son antre, le Cactus avait tendance à se demander à quoi ressemblait, justement, son salon.

Comme s'il voyait, il jeta consécutivement un regard vers l'est, puis l'ouest, hochant ensuite la tête d'un air pensif. Rien à redire : tout était aussi noir qu'à l'accoutumée, même si les mouvements incessants de ses collègues se dessinaient dans l'écran opaque tels des myodésopsies flottant dans un œil fermé. La vision aveugle. Quoi de plus étrange et déroutant que cela ? Mais plus que toute autre question, une autre taraudait l'esprit du pauvre dresseur d'hamsters. Son salon ; était-il aussi laid que sa demeure, d'après les mauvaises langues qui l'avaient une fois critiquée ? Accordant toute l'étendue de sa confiance à ses employés bien plus voyants que la pauvre âme, il leur avait donné tout droit de modifier à leur guise la décoration de leur lieu de travail - ne serait-ce que pour leur donner l'impression d'être chez eux. Et Elliot savait, du fait de leur sérieux, qu'ils n'allaient pas gaspiller ce privilège avec de futiles fantaisies : ils se braillaient suffisamment dessus à la moindre faute de goût pour qu'il ait à participer. Quel éternel semeur de discorde, ce brave petit pion. Non sans garder sa bonne humeur à la fois temporaire et commerciale ('faut dire que quand on s'appelle K. Aktus, on n'a pas souvent envie de sourire), la grande tige verte indiqua à sa pareille d'aller se choisir un fauteuil parmi le large défilé de chaises à coussins et autres poufs qui grossissaient sa salle d'attente ouvrant sur le reste du salon. Ainsi, il pouvait s'occuper de son "invitée" tout en surveillant par le bruit les activités de ses employés, ainsi que la potentielle arrivée des clients. Il demeurait aux aguets. Mais, brisant cette concentration afin de s'exprimer à nouveau, le Cactus lui répondit alors :

« Oh, vraiment ? Eh bien... comme vous pouvez le voir - et moi non -, ce n'est qu'un petit salon comme il y en a plein d'autres avec le strict minimum d'employés et de clients... D'ailleurs, je n'aurais jamais pensé vous y... "voir" un jour. Vous êtes stressée, peut-être ? » Il lui sourit de toutes ses dents de requin puis le perdit subitement, se penchant un peu sur elle afin de murmurer à son oreille : « ... Vous sentez le sang... Vous vous êtes battue ?»

Il s'assit à son tour, intrigué par l'odeur d'hémoglobine qui lui chatouillait le nez au point de le faire grimacer. Sa voix avait été plus faible à sa seconde phrase, comme si la première n'avait pas seulement été destinée au Valet, mais aussi au reste des personnes présentes sous ce toit. Sans doute voulait-elle éviter que ses conflits s'ébruitent. Et Elliot, malgré son QI négatif et son cerveau retourné, eh bien... il respectait cela. La jeune femme retourna alors à ses questions dites "bateaux", auxquelles le Cactus répondit sans autre forme de réflexion : « Non, la pluie n'a pas fait fuir mes clients, mais j'ai bien cru ne jamais réussir à sortir tellement je n'étais pas décidé. La terre empeste une fois trempée... Oh, d'ailleurs, je reviens. » Le requin verdâtre se mordit la langue en ricanant, frappa à deux mains sur ses genoux respectifs puis se releva afin d'aller chercher un café à la pauvre donzelle qui devait sûrement être frigorifiée. L'on pouvait dire beaucoup de choses dans le dos innocent du bonhomme, mais sa gentillesse était reconnue de tous ; et être responsable d'une possible hypothermie ne lui disait trop rien. Profitant que le café soit déjà coulé grâce à ses accrocs de clients, il en versa une tasse avant de revenir sur ses pas, prenant auparavant une serviette qu'il laissa pendre de son bras durant le trajet. Ses cheveux devaient être trempés. Rhume à prévoir. Dans cette pensée digne d'une nounou s'étant égarée dans sa vocation pour aller tripatouiller de la peau molle et flasque, Elliot s'en retourna auprès de Phélès et lui confia gentiment ses deux présents, lui glissant la tasse dans les mains et la serviette sur ses genoux, ne se sentant pas suffisamment "proche" pour la lui flanquer directement sur la tête. Respect de la hiérarchie, nom de dieu !

Une fois de retour sur un pouf situé à côté de la jeune femme, le Cactus mit plusieurs instants avant de trouver une bonne formulation pour sa phrase avant d'y mettre un peu de voix - toujours basse, cependant, pour éviter qu'elle n'atteigne les mauvaises oreilles :

« Je suis désolé, je suis incapable de voir si vous êtes blessée ou non... l'êtes-vous ? Que s'est-il passé, d'ailleurs ? »

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MessageSujet: Re: Surprise au salon ! [Pv Phélès]   Surprise au salon ! [Pv Phélès] EmptyMer 11 Mai - 10:03

ft.
Elliot K. Aktus
« Surprise au salon »
C'est moi que v'là

« Oh, vraiment ? Eh bien... comme vous pouvez le voir - et moi non -, ce n'est qu'un petit salon comme il y en a plein d'autres avec le strict minimum d'employés et de clients... D'ailleurs, je n'aurais jamais pensé vous y... "voir" un jour. Vous êtes stressée, peut-être ? »

"- Moi, stressée? Quelle drôle d'idée. Je suis le calme incarné voyons. Mais c'est tout à ton honneur de t'enquérir de mon état. Et ton salon est plutôt sympa. En tout cas, il ne donne pas envie de fuir ni rien."

« ... Vous sentez le sang... Vous vous êtes battue ?»  »

"- Oui et non. J'ai croisé une vieille connaissance qui avait une dent contre moi alors forcément, je me suis fais un plaisir de lui rendre la monnaie de sa pièce."

Oui, je prends décidément tout à la légère. Même le fait de tuer. En même temps, celui-là, depuis le temps qu'il me collait au train, il serait une épine en moins dans mon pied. Enfin, il serait resté planqué ce soir, il aurait gagné quelques temps de vie supplémentaire. A croire que la pluie lui avait donné des envies suicidaires. Au fond, j'ai fait acte de charité. Il en avait de sa vie, j'y ai tout simplement mis un terme. Oui, je sais, ma bonté me perdra un de ces jours. Mais j'ai encore le temps pour ça. Enfin, revenons-en à mon pote à rongeur qui est venu s'installer à côté de moi.

« Non, la pluie n'a pas fait fuir mes clients, mais j'ai bien cru ne jamais réussir à sortir tellement je n'étais pas décidé. La terre empeste une fois trempée... Oh, d'ailleurs, je reviens. »

Ah? Je pue maintenant? Bah quoi, il ma parle de terre qui empeste puis s'en va, j'aurais de quoi le prendre mal. Mais au fond, je m'en fout. En plus, avec toute la flotte qui m'a dégouliné dessus, je suis bien contente de ne pas avoir un clébard comme d'autres Domaes. Se faire repérer parce qu'on sent le chien mouillé, ce doit être la honte quand même. Et déjà, Kaktus revient vers moi avant de commencer par me déposer une tasse de café bien chaude entre les mains ainsi qu'une serviette sur les genoux.

"- Merci papa poule. Le hamster, tu lui fais un bisous de ma part pour le remercier?"

Oui, le jour ou je resterais sérieuse plus de quelques minutes, c'est que je serais malade. Jazz' a fini par ressortir de mes fringues, venant s'enrouler autour de mon cou pour me tenir chaud elle aussi à sa manière. Et une fois la tasse de café terminée, ça réchauffe bien ce truc, je commence par sécher ma chère petit martre. Seulement après, je passe à mes cheveux. L'avantage de les avoir courts, ça sèche vite. par contre, pour les fringues, faudra plus de temps. Au moins ici, il fait bon, je ne chopperais donc pas la mort tout de suite. Ce serait con en plus, je ne pourrais plus la donner après.

« Je suis désolé, je suis incapable de voir si vous êtes blessée ou non... l'êtes-vous ? Que s'est-il passé, d'ailleurs ? »

"- Trois fois rien, t'en fais pas. Ça ne devrait même pas tâcher tes canapés. Je dois avoir une jolie balafre du côté de la tempe et de l'oreille gauche ainsi qu'une belle entaille à la cuisse. C'est ça d'avoir du succès, je suis très demandée. "

Aveugle mais clairvoyant. Je crois que c'est ce que j'apprécie chez lui. Quelque part, je suis presque déçue qu'il ne puisse pas faire comme tout le monde, simplement me juger sur on apparence de petit monstre. Mais au final, cela ne change rien. Je profite de la serviette pour essayer d'absorber un maximum d'eau provenant de mes affaires, laissant mes plaies de côté avant de raconter tranquillement, mais toujours sur un ton confidentiel, qui ne pourra être entendu que de nous.

"- Une mission à remplir sur le port et menée à bien, sans le moindre bobo. Mais sur le retour, un aqueux a décidé de me faire la peau. Avec toute cette flotte, j'avais pas l'avantage mais au final, c'est moi qui ai eu le dernier mot. Après, je me suis dit que me faire oublier quelques temps pourrait être une bonne idée, vu que du monde semblait arriver pour 'venger' le cadavre récent.
Et paf, je suis tombée sur toi. C'est marrant la vie quand même, tu ne trouves pas?"

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MessageSujet: Re: Surprise au salon ! [Pv Phélès]   Surprise au salon ! [Pv Phélès] EmptyVen 20 Mai - 15:02

Surprise au salon

Ft. Elliot & Phélès


La tchache du Valet Domae fit rire le jeune pion au chapeau, ravi d'entendre que son salon n'était pas aussi glauque que lui. A force d'entendre que sa maison était d'une laideur telle qu'à côté, Quasimodo pourrait être élu Mister Univers, Elliot avait fini par y croire et par s'inquiéter pour l'apparence de son lieu de travail. Mais s'il ne "donnait pas envie de fuir", alors il acceptait l'avis de la demoiselle avec grand plaisir. D'ailleurs, cette dernière ajouta qu'elle était tout sauf angoissée, malgré sa précipitation du début et son arrivée en trombe au sein du bâtiment. Après tout, cela n'avait rien de "normal" : quand bien même ses clients avaient un peu de retard, ils ne le compensaient pas en enfonçant la porte comme des brutes ! Et la Phélès, en dépit des traitements bienveillants du masseur, n'était pas une cliente. Pas à sa connaissance, du moins. Lorsque celui-ci lui demanda si elle s'était engagée dans une bagarre, elle lui répondit d'un air nonchalant que tel était le cas ; mais d'après ses paroles, cela n'était en rien lié à une mission donnée par le Conclave auquel elle appartenait. Le sang qui lui chatouillait le nez n'était donc pas le sien ; ou du moins, l'assurance dans la voix de la Valet en signalait le contraire. Plus que d'habitude, Elliot se maudit pour sa cécité en se disant que les choses auraient pu être si simples si seulement il pouvait voir - mais, se rappelant que s'en vouloir bêtement n'allait rien changer à son état, il se contenta ensuite de soupirer. C'aurait pu être pire. Oui, il aurait pu être aveugle ET sourd. Et là, aucun animal, aucun hamster, n'aurait pu lui venir en aide pour l'empêcher de se faire embrocher par le premier sadique passant.

Il partit après avoir prévenu son interlocutrice, se lançant dans la quête aux boissons et serviettes ; le café fut vite coulé et la serviette refilée à la seconde tête verte aux mains rapidement réchauffées par la tasse glissée entre leurs doigts :

«  Merci papa poule. Le hamster, tu lui fais un bisou de ma part pour le remercier ? »

Un sourire amusé retroussa les lèvres du Kaktus qui eut vite fait de prendre son hamster pour lui déposer un baiser sur le museau. Bien entendu, s'il avait eu les tripes et la confiance pour le faire, il l'aurait donné au Valet pour qu'elle le fasse d'elle-même ; mais, puisqu'Hamtaro était son ami tout ce qu'il y a de plus privé sans virer dans le malsain, il préférait se le garder pour soi. « Tadam. Papa poule a filé le bisou à bébé hamster.» Une fois cette récompense donnée, il le remit sur son épaule en grimaçant, tandis que l'animal lui léchait allègrement la joue : « ... Ew.» Tournant la tête vers le rongeur qui lui bavait désormais sur le nez, Elliot fit claquer ses dents acérées afin de le mettre vainement en garde (puisqu'il sera tout à fait incapable de lui faire du mal) et, voyant que cela ne servait à rien, passa une main dans ses cheveux en poussant un long soupir. Même son animal ne voulait pas lui obéir. Mais tant pis : il allait devenir un récipient à salive - si ça, ce n'était pas une belle mort. Toutefois, lorsqu'il sentit l'odeur de la martre présagée de Diamond, le cactus s'empressa de prendre Hamtaro dans sa main puis le dissimula sous son chapeau avant que la bestiole ne fasse une crise d'angoisse devant le mangeur de mammifères. Système de proies et de prédateurs - quand bien même il ne s'agissait pas d'un gros mulot. Mais le point positif, c'était que l'autre ne lui léchait plus la pomme ; il pouvait donc reprendre la conversation :

«  Je suis désolé, je suis incapable de voir si vous êtes blessée ou non... l'êtes-vous ? Que s'est-il passé, d'ailleurs ?  »

Car, en effet, s'il avait pensé un instant que ce sang ne lui appartenait pas, la question demeurait toujours. Il n'avait aucun moyen d'être sûr, si ce n'est de lui poser directement la question :

«  Trois fois rien, t'en fais pas. Ça ne devrait même pas tâcher tes canapés. Je dois avoir une jolie balafre du côté de la tempe et de l'oreille gauche ainsi qu'une belle entaille à la cuisse. C'est ça d'avoir du succès, je suis très demandée.  »

Ne pas tacher ses canapés ? Mais il s'en foutait un peu, de ses canapés ! Ce n'était pas lui qui les nettoyait en cas de salissures. Il haussa les épaules pour lui signifier que cela ne serait pas grave dans le cas inverse, puis se demanda s'ils avaient de quoi soigner les blessures de la demoiselle - pour ensuite se rappeler qu'ils se trouvaient dans un salon de massage. A défaut de bandages, il pouvait très bien prendre des serviettes - et il y avait suffisamment de savon et d'huiles essentielles pour apaiser la douleur de son invitée. De toute façon, même si elle n'était pas sa cliente, elle demeurait sa supérieure. Quoi de plus naturel que de lui donner un coup de main ? «  On doit avoir des trucs pour soigner les blessures, vous m'attendez deux secondes ?  » A nouveau, Elliot se leva, disparut pendant plusieurs minutes, et revint avec dans les bras plusieurs remèdes à bases de plantes, du savon de Marseille et de nouvelles serviettes, qu'il posa ensuite sur la table devant eux. Une fois de retour sur son pouf, il nettoya les plaies sur la tempe et l'oreille de la Domae avant de déposer un peu d'huile essentielle de Tea Tree, la prévenant tout d'abord : « Ne vous en faites pas, ça ne piquera pas. » Au fond, il se doutait bien que la Valet n'allait pas se tordre de douleur au contact de ce désinfectant aussi original qu'indolore, mais lui-même préférait être prévenu de s'il allait hurler à s'en arracher la chemise ou non dans ce genre de situations. Un peu d'empathie ne pouvait faire de mal à personne.

Pendant ce temps, la Domae lui contait les avènements qui l'avaient poussée à se rendre dans son salon, d'une voix plus faible comme s'il s'agissait d'un secret. Comprenant que cela allait être en rapport avec la Famille (et donc, loin de concerner le reste de la clientèle et ses employés), Elliot se pencha davantage et l'écouta sans dire mot :

«  Une mission à remplir sur le port et menée à bien, sans le moindre bobo. Mais sur le retour, un aqueux a décidé de me faire la peau. Avec toute cette flotte, j'avais pas l'avantage mais au final, c'est moi qui ai eu le dernier mot. Après, je me suis dit que me faire oublier quelques temps pourrait être une bonne idée, vu que du monde semblait arriver pour 'venger' le cadavre récent. Et paf, je suis tombée sur toi. C'est marrant la vie quand même, tu ne trouves pas ?  »

Un Elementis d'eau ? Eh bah dis donc, il avait dû bien s'amuser avec les trombes qui retombaient sur la face des Quederliens depuis le début de la journée. Le cactus laissa échapper un petit rire tout en s'attelant aux derniers soins. Au moins, elle s'en était bien sortie, si les plaies étaient aussi peu profondes et qu'elle avait gardé la vie sauve. Une fois le travail (partiellement) terminé, il lui intima de presser la serviette propre contre les entailles tout en lui montrant les outils utilisés par ses mains expertes : «  Je vous laisse vous débrouiller pour la cuisse, hein...  » Osé, mais pas au point d'aller tripoter une jeune femme qui ne l'avait pas payé pour !... un peu plus, et il se sentait presque comme un gigolo. Un gigolo platonique. Croisant les bras sur son torse, il hocha la tête avant de reprendre :

«  Vous avez eu de la chance de vous en sortir... Vous étiez poursuivie, pour débouler comme ça dans mon salon ? Si oui, j'espère qu'ils ne vous ont pas vue entrer... » Pas comme s'il tenait à ce que sa clientèle continue à venir au salon, nooon, du tout. Dans le doute, il se pencha et beugla en direction de l'une des masseuses : «  JEAAAANNE ? Tu peux fermer la porte à clef s'teuplaît ? Au pire, les clients toqueront !... merci, Jeanne. On est jamais trop prudents, hein... ! »

HRP:
 

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