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 Crazy [Moi & Moi]

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MessageSujet: Crazy [Moi & Moi]   Crazy [Moi & Moi] EmptyJeu 26 Mai - 19:18

「 Je suis folle ! Mais j'ai un mot d'excuse du toubib'」

Harley & une Batte
3 semaines.
2 jours.
1 heure.
45 minutes.
30 secondes.

Déjà trois semaines que son petit homme mal aimé vient de partir à l’étranger. Pour des raisons qui lui sont sorties de la tête à la seconde même de son départ. Elle a tenu le coup, ou du moins pendant les deux premières heures avant que les choses ne commencent à déraper. La tristesse est la solitude l’on envahit dans un premier temps. Cette petite blonde à passer, on ne sait combien d’heures enfermer dans sa chambre, sous la couette à pleurer toutes les larmes de son corps. Ce n’est pas une grande sentimentale mais dès que cela le concerne lui, oui. Le lit entier, c’est retrouver littéralement trempé. Imbibé de sa peine qui n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Si seulement ce n’était que le pire.

**

Harley est une fille qui n’a jamais été très saine d’esprit. Faut dire que son petit grain de folie à toujours était présent. Même dans les périodes de sa vie où elle avait l’air de plutôt bien s’en sortir. Ah la psychologie, que de souvenir, c'était le bon temps. Son petit tour à l’asile, il y a quelques années lui a valu un petit traitement pour la maintenir plus ou moins stable. Une chose qu’elle avait accepté de bons cœurs, pas la peine de le nier, elle savait pertinemment qu’elle faisait partie de ces êtres perdus qu’on ne devrait pas lâcher entièrement fou dans les rues. Mais depuis le départ de son poussin ses petites pilules roses trainent sur la table en prenant doucement la poussière. Qu’est-ce qu’il se passerait si elle n’en prenait pas pendant trois semaines ? Le monde ne courait peut-être pas un grand danger, mais son appartement ainsi que ses voisins oui.

La colère a pris rapidement place chez elle, détruisant une grande partie de son chez-soi. Des meubles ont volé littéralement à l’autre bout de la pièce. Des assiettes se sont brisées en mille morceaux au sol. Et un pauvre voisin qui passait par-là en se demandant pourquoi il y avait ce remue-ménage s’est pris une droite mémorable qui lui a valu un nez cassé. Ce n’est pas une petite blonde écervelée, mais enragé avec un petit cœur brisé. Il faut dire que leur séparation ce jour-là n’était pas ce qu’il y avait de plus romantique. Après tout, rien n’est jamais romantique avec Éddie Gluskin, ce n’est pas une part chez lui qu’on peut mettre dans la catégorie « qualité ». Ces mots avaient, comme d’habitude, un côté blessant et vexant. Comme s’il allait la quitter à tout jamais, alors qu’elle connaissait parfaitement la date de son retour. Il n’empêche qu’elle eût cette petite appréhension du « Est si, il ne revient pas ? ». Il en était tout à fait capable en fin de compte. Tout comme elle ne se gênerait pas pour le ramener auprès d’elle par la peau des fesses. Elle avait cette envie de l’accompagner, mais là où il allait une délurée n’avait pas sa place.

C’est un tout, un trop-plein d’émotions accumulé qui ont fini par la faire doucement sombrer.  

**

Harley tourne en rond, comme un poisson rouge tourne dans son bocal. Aujourd’hui, elle est étrangement calme. Enfin disons plus exactement que c’est un mélange assez étrange de médicament injecté qui lui donne cette sensation de planer. Plus elle marche dans l’appartement, plus les couleurs qui l’entourent se mélangent jusqu’à former un drôle d’arc-en-ciel. Elle voit des paillons et parle à son frigo. Tout en se disputant avec une fourchette. C’est pourtant la dernière semaine avant son retour, mais aussi la plus longue. Elle n’a pas mis les pieds dans son cabaret depuis un moment, tout comme sa présence au sein du conclave était quelque peu inexistante. Malade, madame était malade est bien trop faible pour avoir la force de sortir de son lit. C’est là l’excuse parfaite qu’elle donnera. Après tout, il arrive à tout le monde de ne pas être forme au moins une fois dans sa vie. Même si complètement défoncé serait un terme plus exact… Mais ce ne serait pas vraiment une bonne image aux yeux de sa reine…

**

Des voix.
Des voix.
Des voix.
Il n’y a que des voix autour de moi.
Elles sont si proche, si réelles… Qui me parle ?! Qui… ? Personne. Il n’y a que moi.
Moi, moi et moi. Je suis le centre de l’attention ! Je suis le nombril du monde, le… Qui a parlé ? Ah oui, moi !
Entendre des voix c’est le premier signe de la folie non ? Oh oui je suis folle !
Folle.
Folle.
Folle.
Mais peut-être qu’elles me veulent du male… genre… M’obligé à manger un steak pas cuit ! Ou bien écraser un pauvre petit lapin sans défense avec une charrette… Je… Non ! C’est trop pour moi ! Pas le lapiiiin !


**

Assise en tailleurs dans son lit Harley, qui ces durement remis de son état de droguer, fixe inlassablement une photo prise à son insu d’Eddie. Ses doigts manucurés, la caresse en fessant le tour de chaque trait visible sur l’image. Un petit pincement au cœur, plus que deux jours à tirer avant de pouvoir, aller le chercher au port, lui sautaient dans les bras et le couvrir de bisous comme si sa vie en dépendait. Cette douce image de lui la fait sourire, prit par l’émotion, elle se lève en prenant une posture théâtrale. Elle réfléchit deux secondes, tentant vainement de trouver le début de cette pièce de théâtre, avant de la réciter… Enfin, à sa manière.
« Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! Je ne suis que douleur dans ce monde de brutes. Mon âme sœur est partie. Et je suis seule ! Seule ! Seule et triste ! Une âme sans défense ! Personne ne comprend ma peine, personne ne veut la voir. Je veux mon canard, mais il est trop tard ! Enfin pas si tard que ça puisqu’il revient bientôt… Dans mes bras, je le prendrais à son retour. Et de bisous, je le couvrirais ! Oh mon canard… Mon canard… Mon canard si tu savais mon canard… Mon ca… »

*Hé miss maboule ! Ta un peu l’impression d’en faire trop là ? Genre le mélodrame ça va cinq minutes, mais bon, c’est bon, on a compris quoi. Ton canard par-ci, ton canard par-là. Mais bouffe le ton canard ! Un avec un zeste de citron, ça donne un peu de goût.*
Surprise, Harley lâche un crie en tombant du lit. Directement sur les fesses. D’un bon elle se relève en balayant la pièce du regard. Le simple rayon de lune qui entre par la fenêtre et qui fait office de lumière, lui montre bien que personne n’est à l’horizon. C’est le calme plat. Il n’est que trois heures du matin, le bâtiment en lui-même est entièrement calme, tout le monde dors. Elle n’est pas effrayée, mais méfiante. D’un geste rapide elle attrape sa batte posé contre le mur, la tenant fermement, elle se met en quête de farfouillé tous les coins et recoins de l’appartement. Tout passe au peigne fin, sous le lit, sous les placards, dedans, entre les tous que les meubles peuvent laisser. Tout ça, pour ne rien trouver au final. Les fenêtres ne sont pas ouvertes, ni la porte, rien n’a été cassé – ou du moins rien d’autre de ce qu’elle sait occupée à détruire – ou bien volé, il ne s’agit donc pas d’un cambrioleur. Dans un soupir elle se passe une main dans les cheveux, pensant qu’elle n’a fait que rêver.
*Hé j'suis là ! Genre, en bas ! *
D’un mouvement de tête, elle l’abaisse pour fixer longuement sa batte. Clignant plusieurs fois des yeux comme si elle n’arriver pas y croire.
*Je suis ta batte enchantée. *
Cette fois c’est sûr elle est devenue folle ! Harley éclate de rire, littéralement, ayant bien du mal à imaginait une batte qui parle. C’est dur, ça n’a pas d bouche et encore moins de vie, comment est-ce que cela pourrait bien dire ne serait-ce qu’un seul mot ?
« Non d’un peppéroni ! Une batte qui parle, pourquoi pas un steak géant ! Oh oui, un steak, avec des frites, de la sauce, un bon dessert, vous pourriez copain tous les deux… »
*Hey, hey, du calme cocotte ! J'suis que dans ta tête. J’ai toujours été là. Mais t’a laissé pas mal d’années s’écouler avant de me laisser m’exprimer comme il faut ! Maintenant que j'suis là, on va s’éclater un peu. *
Elle la regarde un instant en se demandant si ce n’était pas vraiment un rêve en fin de compte. Avant de la prendre dans ses bras en la câlinant comme on câline un petit chien. « Copain ! » Oui, elle est folle et ça a toujours été le cas. Oui, elle fait un câlin à un objet inanimé, sauf que c’est bien plus que ça a ses yeux. Ce n’est qu’une voix qui lui semble des plus réelles. Un ami imaginaire qu’elle ait la seule à percevoir. Pourquoi être étonné. Quand on s’appelle Harley Quinn, c’est une chose totale normale dans sa vie. Et puis peut-être que les choses n’auraient pas dérapé si son poussin n’avait pas pris la fuite. Peut-être qu’elle serait plus ou moins normale si ses cachets avaient été injecté pendant toutes ses semaines de solitude. Oui peut-être. Ou bien, elle aurait fini par craquer avec ou sans tout ça, une simple question de temps avant qu’elle ne se mette à délirer complètement.
Ça commence par une batte, qu’est-ce que ce sera plus tard ? Une peluche qui parle ?
Autant l’interné de nouveau !

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