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 [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore

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MessageSujet: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyDim 12 Juin - 12:28

Les emmerdes...
« C'est quoi ce bordel... ? »

Tasse de café à la main, je me rends compte que j'ai suffisamment laissé à la fatigue du matin le bénéfice du doute par rapport aux différents constats que je me fais depuis le réveil. Mais maintenant c'est clair, avec tout ce qui est en train de se passer, il y a bel et bien une couille dans le potage.

Quelque chose clochait dès le moment où j'avais ouvert les yeux. D'ordinaire, l'odeur de Laelyss est la première à me chatouiller le nez en me réveillant, même si elle s'est déjà levée bien avant moi. Elle pourrait avoir quitté la maison des heures au préalable, j'aurai toujours l'impression qu'elle se trouve juste à mes côtés lorsque le réveil sonne. Or ce matin, rien, le néant complet pour mon odorat. Je ne l'entendais pas non plus se déplacer à l'étage en dessous, alors que je pourrais suivre ses moindres faits et gestes dans le silence de la maison, malgré ses efforts pour ne pas me réveiller avant l'heure. Bien qu'étonné, je m'accordais à chasser ça de mon esprit encore embrumé. Après tout, personne n'est à l'abri d'un sale rhume ou de quelque chose de plus sérieux pour finir le nez et les oreilles quelque peu bouchés, même avec l'été qui approche. Et en sachant que je n'y voyais pas clair sans un bon café, il ne me restait plus qu'à m'extraire du pieu et aller m'en servir un dans la cuisine.

En bas, je croisai Laelyss qui s'affairait de son côté, ne lui dérobant qu'un baiser au passage pour souhaiter le bon jour. C'était assez dur de la voir aussi distante, à se plonger le plus possible dans son travail à la pâtisserie et à la boutique d'antiquités, même si je lui répétais qu'elle pouvait venir me voir à n'importe quel moment si elle le souhaitait, pour en parler ou seulement pour la prendre dans mes bras. J'en venais à me sentir complètement inutile dans cette situation, mais à part lui laisser le temps et la distance qu'elle disait avoir besoin, il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire. Aussi sans plus de formalités, je m'emparai de la carafe de café pour remplir une tasse sortie du placard, avant d'aller me poser avec dans le canapé. À force de penser à Laelyss, je n'avais même pas prêté attention à un détail que j'aurais normalement dû trouver dérangeant : les volets étaient encore fermés.

Lys se donnait rarement la peine d'allumer la lumière quand elle se préparait, à part dans la salle de bain lorsqu'elle devait se maquiller. Ce qui fait qu'à l'étage en dessous, seul un brin de lumière éclaire le salon et la cuisine à travers les volets, largement suffisant pour la rouquine, bien moins pour moi et ma vision pourrie dans le noir. Là où n'importe quel humain normal peut se repérer dans son environnement de nuit, j'ai besoin d'une lampe torche pour éviter de me manger un meuble. Alors bordel, pourquoi est-ce que je n'ai pas eu besoin d'allumer les lumières en descendant pour m'y retrouver ? J'ai tout de même réussi l'impensable exploit de me remplir une tasse de café et de contourner la cloison qui sépare la pièce pour aller poser mon cul sur le canapé, le tout sans me prendre un mur ou une table basse, ni même en me renversant du café bouillant dessus. À ma connaissance, aucune maladie ne permet encore de recouvrer sa vision nocturne, perdue à cause du loup accordé par les Domae il y a près de 20 ans.

Abandonnant ma tasse sur la petite table devant moi, je bondis aussitôt pour me diriger vers les escaliers et aller rejoindre Laelyss à l'étage, le pas aussi lourd que l'était ma confusion. Arrivé dans la chambre, je m'arrête au niveau des cloisons transparentes de la salle de bain où finit de se préparer la rouquine puis l'interpelle.

« Je crois qu'on a un problème. »
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyDim 12 Juin - 16:50

Techniquement . . .

   
L
es nuits sont longues.
Très longues.
Chaque nuit, je voyais passer les secondes, les minutes et les heures. Il faut dire que je le cherchais aussi à ne pas vouloir dormir. Alors une fois au lit, j’observais longuement le plafond et attendais. J’attendais que le temps passe. Quoique parfois, je prenais mon courage à deux mains en allant dans le salon en tentant vainement de me plonger dans un livre.

Mais cette fois-ci ce n’est pas la perte qui m’empêche de fermer l’œil. C’est lui.

Je me suis levée à trois heures du matin, non pas pour aller au boulot ou m’enfermer dans la boutique, peut sur d’y être mieux au final. Mais pour prendre l’air. En profitant par la même occasion de faire sortir le chien. Un petit tour autour de la maison, l’air frai ne fessant que le plus grand bien. Inspire et expire tes soucis. Si seulement, c’était aussi simple. Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre un couteau, de quoi être en sécurité au cas où qu’il m’attendrait au tournant. Je ne me suis jamais senti aussi mal que depuis que je sais qu’il est de retour en ville. Déjà, deux jours et je n’ai toujours rien dit. Je n’y arrive pas. J’ai essayé, mais… Les mots ne veulent pas sortir de la bouche. Il reste bloqué au fin fond de la gorge, comme si je m’étouffais avec un bout de pain. Il finira par le savoir et bordel… Ce jour-là sera horrible…

J’ai réussi à dormir trois heures, ce qui en soit et plutôt un bel exploit. Mais ne pouvant faire plus, j’ai pris la peine de sortir du lit au lieu de tourner en rond et de finir par le réveiller. À une vingtaine de minutes du réveillé qui allais sonner, je n’avais pas perdu grand-chose et puis de toute façon, je n’étais plus à ça près. C’est d’un pas lent et épuisé que je me suis dirigé en direction de la cuisine. Le temps de faire couler le café, Twister avait droit à sa nouvelle promenade, bien moins longue que la première, mais elle avait au moins le mérite de me réveiller. Au final, quand il fut prêt, c’était plus pour Big que je préparais le petit déjeuner. Après lui avoir vainement rendu son baiser quand les bras Morphée ne voulaient plus de sa présence, je me contentais d’une simple gorgée de café, peu de choses me donnaient réellement envie. Et encore, en fin de compte, je ne l’ai même pas terminé en entier, c’est pour dire.

En remontant dans la chambre, je me suis demandé ce que j’allais bien faire aujourd’hui, profité d’un jour de repos en essayant de décompresser, ou partir quand même au travail ? La deuxième option me plaît bien, mais pas sûr que tout le monde l’entende de la même manière. Le temps de faire un choix entre l’un ou l’autre en allant sous la douche. Moins de cinq minutes plus tard, le bas de la robe sur les hanches, j’essaie de donner à mon visage un air… Disons plus ou moins réveiller et en forme. Mais je sursaute en voyant le reflet de Big dans le miroir, à deux doigts de me planter le crayon dans l’œil. Je le dépose à sa place et me tourne pour le regarder, je ne saurais dire ce qu’il y a mais, son expression ne me laisse rien envisager de bon. D’ailleurs, j’ai une boule au ventre qui se sert quand ses mots franchissent la barrière de ses lèvres.

Un problème… Le mot est si faible comparer à la merde que c’est réellement. Est-ce qu’il a compris ? Est-ce qu’il l’a vu ? Il ne manquerait plus qu’il soit devant la porte… Oh part pitié non… Je le savais pourtant que ce genre de choses n’allait pas durer.

- Un problème… Alors tu sais… ? J’allais te le dire mais, je…

Je m’arrête en bon chemin sur mes révélations en voyant sa mine qui n’a pas l’air de comprendre ou je veux en venir. Pour le coup moi non plus. Est-ce qu’on parle du même problème au final ? Ou ce n’est qu’une simple erreur ? Ne voulant pas m’attirer les foudres pour rien, je me racle un peu la gorge et fais de nouveau face au miroir comme si de rien n’était. Ça va aller. Prenant ma brosse à dent, dont j’étale une partie du dentifrice dessus, je finis donc par lui demander :

- De quelle sorte de « problème » tu parles ? J’ai laissé un cheveu dans ton café. Si ce n’est que ça, tu dramatises pour rien mon cœur.

Un demi-sourire sur les lèvres, j’essaie d’évaluer la situation, le degré des emmerdes à venir en voyant les traits de son visage. Non, ce n’est pas un simple cheveu tombé par mégarde dans sa tasse, c’est bien plus que ça. Je fronce les sourcils et avec un air sérieux, je reprends finalement:

- Ok… Qu’est-ce qui ce passe… ?

   


©


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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyDim 12 Juin - 21:45

Les emmerdes...
Enfin, c'est surtout ma pomme la plus touchée par ledit problème, mais quelque part cette affaire a de quoi la concerner aussi. Mon air sérieux suffit à lui faire comprendre la gravité de la situation, quoi qu'elle ne semble pas être tout à fait sur la même longueur d'onde.

« Un problème… Alors tu sais… ? J’allais te le dire mais, je… »

Fronçant les sourcils sous l'incompréhension, je la vois vite refaire face au miroir pour reprendre sa toilette au lieu de poursuivre dans sa lancée. Pas sûr que l'on fasse référence à la même chose, à moins qu'elle n'ait remarqué tout ça bien avant moi, ce qui me paraît assez peu probable. Dans ce cas, de quoi parlait-elle ? Pas le temps d'en savoir plus là-dessus puisqu'elle enchaîne déjà sur l'hypothétique souci auquel je serais confronté de bon matin, à savoir un cheveu tombé dans le café. Rien d'aussi léger j'en ai peur -encore que si j'y pense, j'irai m'assurer de ne pas me retrouver avec un cheveu roux sur la langue en allant reprendre ma tasse-, aussi lorsqu'elle demande de plus amples explications sur ce qui me tracasse vraiment, je viens la rejoindre pour m'appuyer sur le meuble de la salle de bain.

« Depuis le réveil, j'ai l'impression d'avoir perdu mes sens les plus développés, comme une espèce de retour à la normal, et c'est vraiment déstabilisant. Je ne sens plus rien, mon ouïe n'est pas mieux... il s'avère même que je peux de nouveau voir dans le noir. »

Une bien maigre consolation pour compenser la perte de sens nettement plus utiles, car bien au-delà du côté pratique, il faut dire que je m'étais largement habitué à vivre avec. Même si je pense être revenu au stade de l'humain lambda, difficile de m'en rappeler à vrai dire, j'ai malgré tout l'impression d'avoir été privé de facultés essentielles pour vivre, tant je me reposais sur ces dernières. Bien qu'il me soit déjà arrivé à l'occasion de souhaiter ne plus avoir de flair, lorsque celui-ci se trouvait mis à mal par de multiples odeurs difficiles à supporter, jamais je n'aurais envisagé que ça m'arrive sérieusement. Me frottant un instant les yeux le temps de réfléchir, je lâche ensuite, davantage pour ma réflexion personnelle:

« Il y avait des rumeurs au QG comme quoi des Domae avaient perdu un animal, mais je pensais qu'ils ne parlaient que de leur bestiole. Si ce qui m'arrive se généralise, ça promet d'être la merde de notre côté. »

Voilà à quoi m'occuper quand j'aurai le temps de faire un tour chez les Domae, notamment voir du côté de Kira si elle en souffre aussi ou si je suis un cas à part. Il ne manquerait plus que les Élémentis l'apprennent et profitent de nos capacités perdues pour nous attaquer en vue de reprendre un peu de pouvoir, sans parler du Gouvernement, une aubaine pour tous nos ennemis. Tournant le robinet d'eau froide, je place mes mains en bol en dessous du jet afin de m'en asperger le visage avec, à défaut d'un réveil à la caféine. Alors que j'attrape une serviette, mes doutes concernant la réaction première de Laelyss ne se sont toujours pas envolés, et j'en viens donc à la reprendre à ce propos.

« Tu m'as demandé si je savais quand je suis venu te voir, de quoi tu voulais parler ? Qu'est-ce que tu étais censée me dire ? »
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyDim 12 Juin - 23:40

Techniquement . . .

   
S
i ce n’est ni Edward, ni moi, qui sommes le centre de ses problèmes, alors qu’est-ce donc ? À le voir, ce serait dans une catégorie tout aussi grave, si ce n’est plus. Quoique je me demande si cela peut être possible. Je me fais la liste des derniers évènements plus ou moins grave survenue en ville est qui nous aurait touchées, tout en excluant ce qui me concerne. Histoire d’imaginer de quoi il pourrait bien me parler. Mais rien n’y fait, je n’en ai aucune idée. Je n’ai pas vraiment prêté attention aux dernières rumeurs qui pouvaient circuler en ville, ni même laisser trainer mon oreille comme d’habitude pour écouter des conversations plus ou moins intéressantes. Non pour une fois, je ne sais absolument rien et au final, c’est tout aussi déroutant.

Brosse à dents dans la bouche, je l’écoute attentivement. Et je mets un certain temps à comprendre ce qu’il me raconte. Je sais bien qu’en tant que Domae, il a des sens bien plus développés que les miens, mais… De là à imaginer qu’il puisse les perdre du jour au lendemain sans rien faire, c’est tout de même assez poussée. Est-ce qu’il ne serait simplement pas tombé malade ? Une grippe ou un rhume suffisamment fort pour annuler tout ça. Non, ça n’a pas de sens, même si cela donnait une explication pour son odorat – quoiqu'il n’ait pas le nez bouché apparemment – ce n’est pas une raison pour avoir la possibilité de voir dans le noir. J’ai bien du mal à me mettre à sa place étant donné que je n’ai jamais eu quoi que ce soit, de plus, développé dans mes capacités de bases en étant Elementis. Mais je me doute bien que pour une personne qui en a toujours eu l’utilité ça ne doit pas être agréable de se sentir aussi dépourvu de tout.

À ma connaissance, je n’ai jamais connue de Domae ayant perdu quoi que ce soit de cette manière. Ni même du côté des Elementis. Je ne pourrais même pas le rassurer en lui disant que ce n’est rien et que ce n’est qu’une simple mauvaise période qui s’estompera dans quelques jours. Pourtant, je le voudrais bien, mais ce ne serait que lui donner de faux espoirs si ce n’est pas le cas. Mais je n’ai pas non plus envie de voir le pire. Il a forcément une explication rationnelle et une solution. Il y a toujours une solution. Enfin, tout dépend les problèmes aussi. Je finis par me rincer la bouche alors que, bien évidemment, ce que j’ai failli lâcher par mégarde et prendre pour notre problème actuel revient en force. Cela aurait été trop beau qu’il oublie et passe littéralement à autre chose. Je remonte ma robe pour pouvoir l’enfiler correctement en y passant mes bras dans les bretelles tout en lui répondant:

- Oh… euh… Une commande qui a créé quelques ennuis, et dont j’ai dû payer une certaine somme pour arranger le tout, mais rien de bien grave au final. Ne t’en fais pas.


En soi, ce n’est pas vraiment un mensonge, puisqu’il y avait effectivement eu un souci de ce genre-là, mais il date légèrement d’un mois. Ce n’était pas non plus sommes exorbitantes, mais j’ai l’est tout de même bien senti passé. Cela ne, nous pas empêchait de vivre correctement pour autant.

- Je ne sais pas si ça ne touche que vous, les Domae, mais je peux toujours demander à quelques amis s’ils ont le même problème que toi. Histoire de savoir si ce n’est que vous qui êtes ciblé où toute la population ?


Après tout, il me reste quelque contact avec des Elementis. Peut-être qu’Axel a finalement eu le même problème que lui. Ou dans le cas contraire, il pourrait tout aussi bien m’annoncer que c’est voulu et qu’il prépare un gros coup contre eux. Quoique je ne sois pas sûr qu’il irait me raconter tous les plans élaborés à ce point-là pour simplement sauver la peau de mon cher et tendre. Dans tous les cas, cela bien assez important pour que l’on s’en occupe au plus tôt. Et comme finalement, je vais rester bien sagement à la maison, ce n’est pas le temps qui manque pour aller faire ma petite enquête de mon côté. Et puis cela m’occupera pour le reste de la journée. En réfléchissant deux secondes supplémentaires, je réalise finalement que cela fait bien des lustres que je n’ai pas partagé un repas en sa compagnie, rien que tous les deux. Mon moral n’est peut-être pas au beau fixe, mais j’avoue que là, j’en ai grandement besoin.

- Je ne vais pas travaillé aujourd’hui, et quand j’y pense… ça fait un moment qu’on n’a pas manger ensemble… comme je passe beaucoup de temps à la boutique. Alors, peut-être que… tu voudrais bien manger avec moi ce soir ? Je ferais ton plat préférer.

   


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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyLun 13 Juin - 14:30

Les emmerdes...
Manifestement, un tout autre problème lui avait traversé l'esprit en me voyant arriver, problème qu'elle semblait d'ailleurs tarder à me faire part. Je doute qu'il s'agisse de quelque chose de trop grave, sinon elle m'en aurait déjà parlé avant. Tout en terminant de s'habiller, Laelyss m'explique finalement qu'elle s'était encombrée de frais de paiement importants pour régler un différend autour d'une commande de la boutique. Même si je n'étais pas convaincu à 100% par cette réponse, je préférai la laisser couler pour le moment, d'autres ennuis m'occupant déjà bien assez la caboche pour ne pas aller mettre le nez dans les comptes de ses commerces. À défaut de pouvoir me libérer dans la journée pour passer au QG, j'essaierai d'ouvrir l’œil pour trouver des Domae qui viendraient à trainer dans le centre commercial afin de me renseigner.

« Je ne sais pas si ça ne touche que vous, les Domae, mais je peux toujours demander à quelques amis s’ils ont le même problème que toi. Histoire de savoir si ce n’est que vous qui êtes ciblés ou toute la population ?
-Effectivement, c'est à vérifier. Si jamais les Élémentis sont eux aussi touchés, alors on devrait songer à chercher ensemble l'origine de ce phénomène avant que le Gouvernement n'en profite. »

Ce ne sera pas la première fois qu'il faudra nous allier pour une cause commune, en particulier lorsque celle-ci se révèle être aussi sérieuse. Est-ce que ça pourrait venir de la magie qui entoure les cérémonies de remise d'animaux et d'éléments ? Difficile d'envisager pour l'instant les raisons de ces disparitions, surtout si l'effet s'étend sur toute la ville. Je n'ose imaginer le bordel auquel le Conclave doit faire face si d'autres Domae se plaignent des mêmes symptômes. Après m'être essuyé le visage, je repends la serviette sur la barre tandis que la rouquine évoque des projets pour les moins surprenants:

« Je ne vais pas travailler aujourd’hui, et quand j’y pense… ça fait un moment qu’on n’a pas mangé ensemble… comme je passe beaucoup de temps à la boutique. Alors, peut-être que… tu voudrais bien manger avec moi ce soir ? Je ferai ton plat préféré. »

Affichant d'abord une mine surprise à cette proposition, mais dans le bon sens du terme, un léger sourire me tire de l'air renfrogné que je conservais depuis la découverte de mes sens envolés. C'est qu'il est plutôt rare ces derniers temps de la voir faire le premier pas vers moi, et même de seulement songer à prendre un jour de congé, elle qui travaille non-stop depuis que Kenji nous a quitté. Je ne me permettrais pas de m'en plaindre, mais cette période n'était pas la plus facile qui soit pour notre couple, tant elle essayait de s'éloigner en se consacrant exclusivement à ses boutiques. Alors la voir suggérer de passer à nouveau du temps ensemble ne peut que me ravir.

« Pourquoi pas, ça me ferait très plaisir. Je vais faire en sorte de rentrer tôt. Et toi, profite de cette journée pour te reposer un peu, d'accord ? »

Du bout des doigts, je caresse doucement son bras avant de me pencher vers elle pour embrasser sa joue. Qu'elle prenne soin d'elle aujourd'hui pour une fois, même si j'aurais aimé pouvoir être avec elle pour m'en occuper. Elle a bien besoin de se poser une journée et de se sortir le boulot de la tête, au risque de frôler le burn-out à force de s'user à la tâche. Cherchant ensuite l'heure des yeux, je passe derrière Lys pour lui laisser l'évier rien qu'à elle, puisque ce n'est pas encore le moment de passer par la case douche.

« Bon, je te laisse finir de te préparer. J'ai un café et un cheveu à toi qui m'attendent. »

Le plus urgent d'abord, si tant est qu'il ne s'est pas laissé refroidir en mon absence. Je retourne donc dans le salon, toujours aussi capable de naviguer dans l'obscurité, pour aller prendre ma tasse sur le chemin de la terrasse. Faisant au mieux pour ne pas perdre mon café sous l'accueil agité de Twister, j'essaye pendant quelques minutes de me concentrer sur l'apparition de Sharp, mais mes craintes se confirment bien assez tôt en ne voyant aucune trace de son pelage noir. Bien avant mes sens, c'est le perdre lui qui m'a l'air d'être le plus dur à encaisser. Dans un profond soupir, je viens m'asseoir sur les escaliers menant au jardin pour finir ma tasse, réfléchissant encore à tout ça avant d'aller me préparer à mon tour pour aller au travail.
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyLun 13 Juin - 17:26

Techniquement . . .

   
J'
en ai autant besoin, tout comme j’ai besoin de gagner un peu plus de temps avant de pouvoir lui dire la vérité sur ce qui se trame. Je ne pourrais le faire indéfiniment, ce serait prendre le risque qu’il l’apprenne de lui-même et ce serait pire. Mais juste de quoi trouver le courage de faire le pas. Et puis il n’y a pas que ça, j’ai vraiment envie d’une soirée à oublier tout ce qui nous entoure, me poser ne serait-ce que cinq minutes et souffler sans avoir une quelconque peur ou appréhension de ce qui pourrait suivre ensuite. Je me suis tellement enfermé dans le travail que je n’ai pas pensé aux conséquences à venir entre nous. Et je le sais pourtant, je le sais que ce n’est pas une solution que je pourrais continuer à faire jusqu’à la fin de mes jours. Il faudra bien que je prenne mon courage à deux mains et accepte d’avancer sans lui.

Au fond, je me surprends moi-même d’une telle proposition, je ne me pensais pas capable de le proposer maintenant, avec ou sans Edward dans les parages. Mais c’est une bonne chose en fin de compte, c’est que je ne suis pas tant perdu dans les méandres de ma tristesse que je ne le pensais. Et à en voir sa mine surprise lui non plus ne s’attendait pas à ça. Faut dire que cela fait bien des semaines que l’on ne partage plus grand-chose ensemble. Même le lit je m’y plonge rarement. Pourquoi rejeté seul qui ne veut que m’aider ? Cela n’aidera en rien, mais il m’arrive d’être borné quelquefois. Quoi qu’il en soit, puisque cette idée semble le ravir, je lui souris faiblement en hochant la tête peu convaincue. Me détendre ? Voilà un mot qui du mal à être mis en pratique. Même avec toute la volonté du monde. Mais bon, je devrais peut-être y arriver. Me plonger dans un bon bain avec un livre. Ça ne peut qu’être agréable.

Après avoir roulé des yeux à sa réflexion qui a réussi à m’arracher un demi-sourire de plus, je finis tranquillement de me préparer. Avant de lui laisser la salle de bains plus ou moins une dizaine de minutes plus tard. Puis de l’accompagner à la porte pour le laisser partir au travail.

*

Ma journée aurait pu mieux se dérouler. Elle n’était pas mauvaise, mais, je n’en ai pas réellement profité. Même le bain n’a pas su faire l’effet recherché. Je me sentais vulnérable au moindre bruit suspect. Aux aguets et armées. Même quand je me suis résolu à sortir faire quelques courses, je n’ai pas cessé de regarder derrière moi et de préférence me fondre dans la foule. Je pense qu’il doit le savoir, qu’il a une emprise sur moi qui me ronge de l’intérieur et s’il la voit, tapi dans l’ombre, il doit s’en délecter à cœur joie. Cette poisse. Comme promis, j’ai discuté un peu avec des amies Elementis, pour le peu qu’il m’en reste, pour savoir ce qu’il en était de leur côté. Et au final, la conclusion était la même. Ce qui prouvait bien que cela ne venait pas d’eux. Cela avait un côté rassurant, au moins ils ne préparaient rien de leur côté contre les Domae, mais au final, ils étaient aussi faibles et perdus que tous les autres.

Je ne m’étais pas encore posé la question. Est-ce que je faisais aussi partie des personnes touchées en étant plus dans une famille, ou est-ce que j’avais la chance comme les habitants normaux d’être épargnée ? Quoi qu’il faille que le bon Dieu existe pour ça. Personne ne s’était apparemment demandé si c’était le cas. Et c’est en fin d’après-midi alors que je plantais quelque fleur dans le jardin où cela m’effleurait l’esprit. D’ordre général j’aurais quelque peu triché, au lieu de me servir du tuyau comme tout le monde pour les arroser, m’emmerder à brancher le câble de dix mètres de long, j’aurais fait ça de manière bien plus rapide. Mais là j’avais un doute. Avec tout ce monde qui finissait sans rien, c’était l’appréhension d’être dans le même lot qui me gagna. De toute façon il n’était pas possible de savoir sans essayer au préalable. N’ayant pas utilisé l’eau depuis bien des semaines, j’avais la sensation d’être rouillé soudainement. Comme si je venais d’oublier comment le tout fonctionné.

Accroupie au-dessus de la piscine, j’avais tenté. Une fois. Deux fois. Six fois. J’ai bien compris que ça ne menait à rien au bout de la dixième. Et voilà que je me retrouvais dans le même cas que Big. Je ne saurais dire ma réaction. Je crois que je n’ai pas vraiment percuté. J’ai fixé longuement l’eau de la piscine comme si j’attendais qu’elle me donne des réponses, puis j’ai abandonné en retournant à mes occupations. Et bataillant donc avec le tuyau.

*

Quelques heures plus tard dans la cuisine, un couteau en main a tranché la viande pour ce soir, je m’active à préparer le repas. Je ne l’avouerais surement à personne, mais, j’ai eu peur du jouet de Twister quand ses crocs se sont plantés dedans et que le couinement a raisonné dans le silence de la maison. J’en rirais peut-être un jour, mais certainement pas aujourd’hui. Je me suis coupé plusieurs fois les doigts d’ailleurs, le tout ayant eu la bonne idée de surprendre la lame à quelques centimètres de ceux-là. Mais bon, je pense que je survirais encore à des coupures.

Par contre, je n’en dirai pas autant de son os en plastique s’il continue …
Et subitement, je sens une main se poser sur mon épaule. Cela me terrifie de l’intérieur, en me figeant droite comme un piqué de glace et j’ose à peine ouvrir la bouche.
Sans attendre quoi que ce soit, j’attrape cette main en la tordant au point que le bras suive le mouvement en allant vers l’arrière pour le bloquer. Puis munit du couteau que j’avais encore dans l’autre main, il se place rapidement sous la gorge. Prêt à la tranchée en une fraction de seconde s’il le faut. J’ai peur oui, mais je n’ai pas envie de subir une seconde fois ce qu’il m’a fait et encore moins y laisser la vie.
Et puis d’un coup je réalise. Ce n’est pas lui que je tiens entre mes mains prêtes à la lui rendre la monnaie de sa pièce, mais la personne qui partage ma vie aujourd’hui. J’écarquille les yeux en le lâchant, je me sens… Je ne saurais dire je n’ai pas les mots qui me viennent en tête, mais mal ça c’est certain. J’abandonne le couteau en le lançant dans l’évier et recule le plus moins qu’il m’est possible. Comme s’il valait mieux mettre une grande distance de sécurité entre nous.

Qu’est-ce que je viens de faire ? Attaquer son propre compagnon n’est pas une chose que j’imaginais faire un jour. J’ai la voix chevrotante, au bord des larmes, alors que j’essaie vainement d’expliquer ma réaction.

- Tu m’as fait peur… Je… J’ai cru que… J’aurais pu te blessée… ! Pourquoi… Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas dit que c’était toi…


   


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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyLun 13 Juin - 21:34

Les emmerdes...
D'accord, je dois reconnaître que passer toute une journée de travail sans avoir le nez tiraillé par les milliers d'odeurs différentes avait quelque chose de reposant ; du reste, je me suis rendu compte très rapidement que les sens n'étaient les seuls à me faire défaut. Pour la première fois, je ressentais de la fatigue physique en quittant le centre commercial, et je confirme que c'est emmerdant de se sentir crevé pour si peu. Au cours de mes heures, j'ai aussi pu reconnaître des collègues Domae que je n'ai pas manqué de prendre à part afin de discuter des récents évènements. Et comme je le craignais, d'autres cas sont à déplorer chez nous, ce qui veut dire que je ne devrais trop tarder avant d'aller voir Kira histoire d'avoir un point de comparaison. Reste à savoir s'il en va de même pour la Famille Élémentis, mais d'après ce qu'on m'a dit, les rumeurs voudraient qu'ils soient dans le même pétrin. Pas sûr que l'info me réjouisse particulièrement.

Enfin, après cette longue journée à me prendre en pleine gueule tous les avantages disparus avec Sharp, je ne suis pas mécontent de pousser la porte de la maison. Balançant un rapide "je suis rentré" comme je le fais toujours même lorsque Laelyss n'est pas là, dans l'éventualité qu'elle s'autorise une fois de temps en temps à rentrer à des heures raisonnables de la boutique, j'accroche ma veste sur le porte-manteau de l'entrée avant de me faire craquer la nuque. Au moins ce soir, j'ai la certitude qu'elle est ici et n'aurai pas à regarder dans tous les coins de la maison pour le vérifier. Voyant sa silhouette s'activer dans la cuisine, je m'en vais la rejoindre, un peu étonné qu'elle ne me calcule pas. Concentration de cuisinière, à tous les coups.

Ma main sur son épaule, j'allais gentiment lui faire remarquer son absence de politesse, lorsqu'elle s'en empara brusquement pour me tordre le bras tout entier, comme si j'avais essayé d'attenter à ses jours. La rapidité de sa réaction l'emportant donc sur ma surprise, je me retrouve bien malgré moi coincé par une clé de bras, avec en bonus un couteau de cuisine usagé qui traine dangereusement du côté de ma gorge. Si j'avais besoin d'une preuve supplémentaire de ma perte de force et de réflexe, elle se trouvait juste sous mes yeux. Ayant déjà vu les talents d'assassin de la rouquine à l’œuvre, je n'avais clairement pas besoin de prendre part à une démonstration supplémentaire de son savoir-faire en matière d'élimination, aussi je la rappelle à l'ordre avant qu'elle ne se trompe de viande à charcuter.

« Mais qu'est-ce que tu fous, Lys ? C'est moi ! »

Je n'ai pourtant pas changer de gueule ou de tenue au cours de la journée, du moins pas au point de finir méconnaissable et traité comme un cambrioleur. Moi qui lui avais conseillé de profiter de cette journée de repos pour se détendre, j'ai moyennement l'impression que tout ça lui a été très profitable. Fort heureusement, elle se rend enfin compte du côté démesuré de sa riposte et, après s'être débarrassée de l'arme du crime, s'éloigne à l'autre bout de la cuisine avec un air choqué. Elle ne devait vraiment pas s'attendre à ce que ce soit moi, mais pourquoi ? Ce n'est pas faute de lui avoir dit que je rentrerai plus tôt pour la retrouver. À son reproche de ne pas m'être fait connaître plus tôt, je désigne d'un doigt l'entrée en répliquant:

« Je me suis annoncé en rentrant, tu n'as pas entendu ? »

Certes, je n'ai pas poussé la gueulante après avoir fermé la porte afin que tout le voisinage soit au courant de mon retour, mais si ce qu'il faut faire désormais pour éviter d'être saigné comme un animal, je suis prêt à changer mes habitudes dès maintenant. La voyant encore troublée de ce qui vient de se produire, je me rapproche doucement de Laelyss pour la prendre dans mes bras et lui frotter le dos. Je ne peux même pas dire que je l'ai mal pris, elle essayait visiblement de se défendre et je suis surtout inquiet de savoir contre quoi. Il est peut-être arrivé un truc aujourd'hui qu'elle ne m'a pas encore dit, pour être ainsi sur le qui-vive. Je ne peux que le lui demander, la voix basse pour ne pas la brusquer davantage.

« Calme-toi ma puce, tu as l'air au bord de la crise de nerfs. Qu'est-ce qui t'as mise dans un état pareil ? Il s'est passé quelque chose ? »


Dernière édition par Bigby Rawlins le Mar 28 Juin - 11:05, édité 1 fois
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyLun 13 Juin - 22:57

Techniquement . . .

   
J'
aurais pu le tuer, ou du moins lui faire suffisamment mal pour que cela finisse au point de devoir l’emmener à l’hôpital. Si je n’avais pas réalisé à temps… Si je ne m’étais pas rendu compte de mon erreur, je serais en train de m’en mordre les doigts. Quoique ce soit déjà bien le cas. Je tremble littéralement et j’ai du mal à m’en remettre. Qu’est-ce que j’aurais fait si j’étais allée jusqu’au bout ? J’ose à peine imaginer.

Je n’arrive pas à le regarder en face, je reste bêtement à fixer le sol, la bouche tentant de laisser sortir quelques mots, mais c’est vain. Je ne l’ai pas entendu rentrer et encore moins s’annoncer. Ni même le chien est-ce qu’il avait réagi ? J’étais littéralement perdu dans mes pensées, mais jamais je n’aurais cru que cela aurait pu être à ce point-là. J’ai un mouvement de recul en le voyant s’approcher, avant de laisser, tomber et me plonger dans ses bras. Je devrais y retrouver une certaine chaleur réconfortante, apaisante même, mais ce n’est pas le cas. Mon angoisse ne fait que s’accentuer alors qu’il tente de comprendre.

Je n’ai plus le choix à part m’engager sur le chemin de la vérité sans un aucun retour possible. Avec ce qu’il vient d’arriver, il faut que je lui dise. Mais… S’il me haïssait après ça ? Ce serait justifié, et il aurait toutes les raisons du monde de m’en vouloir. Mais jusqu’à quel point ? Je n’ai pas envie de le voir tourner les talons et quitter la maison définitivement, je ne le supporterais pas. J’ai peut-être merdé, mais bon sang, je n’ai jamais pensé à mal là-dessus.

- Big… Je… Je suis désolée… Je ne voulais pas. C’est… J’ai eue peur et… Excuse-moi.

Aller savoir si je m’excuse par avance pour ce que je vais dire ou pour ce que j’ai fait. Les deux évidemment. Quoique cela ne change pas grand-chose. Et encore moins l’inévitable. Je m’accroche à ses bras comme si ma vie en dépendait. Plutôt ironique puisque c’est bel et bien le cas. Je fais quoi, je balance l’huile sur le feu d’un coup ou j’essaie d’y aller progressivement ? Prendre le risque qu’il me rejette d’un coup brutalement ou, avoir le temps d’anticiper ses réactions. Je soupire un coup avant de trouver le courage à commencer à expliquer une première partie.

- Je n’y arrive pas. Ça n’a rien à voir avec la disparition de Kenji, mais… J’ai peur. Je ne me sens pas en sécurité dès que je sors de la maison ou quand je me retrouve seule. Je sursaute au moindre bruit. Je me suis sentie effrayé par l’os de Twister en l’entendant couiner. Je me retourne toutes les cinq minutes dans la rue parce que j’ai la sensation d’être suivi. Je ne suis pas une grande trouillarde, mais là, c’est au bout de mes forces…

Je me détache de lui en osant finalement le regarder. Ça me fait mal au cœur, mais au final, je n’ai pas d’autre alternative qui s’offre à moi. J’ai essayé de régler la chose à ma manière, une première fois qui s’avère être un échec, une deuxième où j’aurais pu y laisser ma peau. La troisième, c’est sûr, il m’aura si je reste là la bouche fermée.

- Ça fait deux jours et je tente vainement de gagner du temps parce que je suis loin d’être à l’aise de t’annoncer la vérité. J’imagine tellement le pire que ça me reste coincé en travers de la gorge...

   


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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyMer 15 Juin - 12:38

Les emmerdes...
Elle s'excusa encore plusieurs fois de sa réaction violente, justifiée par la peur que je n'ai toujours pas pu identifier. Évidemment, elle aurait pu aller jusqu'à m'égorger sur place si le couteau ne s'était pas arrêté à quelques centimètres, mais ce n'est pas le cas. Il n'y a rien eu de dramatique et je vais bien, alors il est plus que temps de passer à autre chose, plus précisément à ce qui l'a poussée à agir de la sorte, car c'est ce qui m'importe le plus ici. Si quelqu'un l'a attaquée dans la journée, ou si elle a la sensation qu'un type louche rode autour de la maison, mieux vaut que j'en sois averti pour prendre les mesures nécessaires. Et bien sûr, c'est là que mon flair aurait été le bienvenu pour vérifier que personne ne s'approche de trop près d'ici... enfin, j'insulterai copieusement les raisons de cette perte de sens quand je saurai qui ou quoi accuser; pour l'heure, c'est de Laelyss dont il faut s'occuper.

Sentant son emprise s'affirmer, je la serre davantage dans mes bras en retour. Bordel, je ne l'avais jamais vu comme ça, aussi terrifiée de quelque chose. Est-ce qu'elle craint des représailles après avoir tué la responsable du meurtre de Kenji ? Elle et son frère sont pourtant bien enterrés, aussi je doute que ce soient les remords qui la rongent à ce point. Et avouons-le, elle est loin d'être une femme fragile et sans défenses, sinon je ne me serais pas retrouvé le bras bloqué dans mon dos en une fraction de seconde. M'expliquant donc le degré de paranoïa dont elle était prise, sans que cela n'ait effectivement à voir avec son fils, je commence lentement à regretter de l'avoir laissée seule aujourd'hui avec toutes ses craintes. Quoi que ce soit qui la tracasse, ce doit être du sérieux et je n'aime pas beaucoup ça. Elle s'éloigne ensuite pour me faire face et passer plus ou moins aux aveux:

« Ça fait deux jours et je tente vainement de gagner du temps parce que je suis loin d’être à l’aise de t’annoncer la vérité. J’imagine tellement le pire que ça me reste coincé en travers de la gorge... »

Légèrement décontenancé, je m'efforce moi-même de ne pas penser au pire par rapport à ce qu'elle a tant de mal à me raconter. Ça voudrait dire que, d'une façon ou d'une autre, j'ai quelque chose à voir avec ce qui la tourmente ? Je ne suis pas sûr de savoir comment le prendre, ni d'imaginer le lien entre ce qu'elle me cache et ce qui la perturbe au point de ne plus pouvoir se sentir en sécurité. Tâchant de ne pas paraître non plus trop contrarié, le but n'étant pas de la convaincre du contraire, je me frotte la nuque en essayant de la rassurer.

« Tu ne devrais pas avoir peur de me parler. S'il y a une personne à qui tu peux te confier, c'est bien moi, non ? »

Quel genre de couple on serait si l'un ne se sent pas à l'aise de communiquer avec l'autre ? Je n'ai pourtant pas souvenir de m'être déjà fermé à ce qu'elle avait à me dire. Si quelque chose ne va pas, je préfèrerais qu'elle ne se ronge pas inutilement les sangs pendant deux jours à la simple idée de se confesser. Chassant ces doutes de mon esprit, je m'approche plutôt pour lui prendre la main et l'encourager à me suivre dans le salon. Le problème pour l'instant n'est pas la confiance mais ce qui effraie Laelyss, aussi je l'accompagne jusqu'au canapé pour nous y installer.

« Assis-toi, respire profondément et dis-moi ce qui ne va pas, parce que tu commences sérieusement à m'inquiéter. »
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore EmptyMer 15 Juin - 15:36

Techniquement . . .

   
À
force de vouloir gagner du temps, voilà que cela finit par me jouer des tours. Je l’aurais cherché, sûrement un peu trop. Le pire, je le vois venir à des kilomètres à la ronde et à part l’encaisser sans broncher en assumant, je ne vois rien d’autre qui pourrait me sortir de ce pétrin. À moins que le bon Dieu veuille bien me faire une faveur, ce serait le moment idéal pour se manifester. Mais les miracles n’arrivent jamais sur commande. Même avec toute la bonne volonté du monde. Bien évidemment que j’ai confiance en lui et je le sais pourtant que je peux tous lui dire, mais… J’avais toujours espéré que cette partie n’en soit jamais le cas. Que ce soit une chose qui reste bien enfermée à double tour dans le passé. Pourquoi faudrait-il le remuer alors que de base, il n’a pas de raison de refaire surface. Je hoche simplement la tête. Qu’est-ce que je pourrais bien lui répondre d’autres de toute manière ? J’ai surtout le cerveau qui s’active à mille à l’heure en cherchant la façon la plus adéquate pour lui annoncer tout ce tas d'emmerdes. Il n’en existe malheureusement pas une plus simple que l’autre. Et j’ai fui depuis bien trop longtemps pour continuer.

C’est en silence que je le suis en direction du canapé. Je m’assois le regard à moitié perdu sur nos mains entrelacées en me demandant combien de temps encore ça va durer. Cinq, dix, quinze minutes avant qu’il ne me voie comme un monstre ? Ou quoique ce soient d’autres d’ailleurs. Je ferme les yeux le temps de prendre une grande inspiration, de calmer ma tremblote avant de me lancer. Quitte à devoir, lui expliquer, autant lui raconter toute l’histoire depuis le début.

Il a des choses sur moi, ou plus exactement sur mon passé que je ne t'ai jamais raconté. J’ai toujours eu peur qu’une fois avoué, tu me regardes différemment. Et c’est ce qui risque surement d’arrivée aujourd’hui. Je pensais pouvoir laisser le tout derrière moi et avancer, mais… Ça a fini par me rattraper.

J’avais espéré en revenant en ville pouvoir me créer une nouvelle vie en repartant de zéro. Profiter de ce que Quederla pouvait m’offrir désormais et laisser le reste de côté. J’avais réussi, pendant ces quelques années qui se sont écoulées, je n’ai pas eu à me plaindre d’ailleurs. Mais il faut croire que chaque bonne chose a finalement une fin. J’ai surement trop usé de ce bonheur qui m’était donné. Ce milieu d’année en étant la pire qui soit, le prouve bien.

J’ai... un démon du passé qui refait surface et… Il est loin, très loin de me pardonner ce que je lui ai fait il y a des années.

Le pardon n’a jamais été un mot fessant partie du vocabulaire d’Edward. Cruauté, vengeance et souffrance sont des choses qui lui parlent aisément. Enfin, en ayant tenté de le tuer, il est aussi normal qu’il veuille ma mort. Quoiqu'il ne m’ait pas vraiment laissé le choix d’en arriver-là. Je souffle un coup, détachant lentement mes mains des siennes comme si c’était la dernière fois que j’avais senti sa chaleur aussi proche. Et ça me fait mal rien que d’y penser. Je me lève, parce que, au final être assis ne m’aide en rien. M’entourant de mes propres bras comme pour me protéger, je fais quelques pas avant de commencer ce récit qui n’en finira jamais, d’une voix peu rassurée :

J’ai quitté les Elementis peu après avoir reçu mon pouvoir, parce que j’ai toujours rêvé d’aventure, alors je me suis engagé sur un bateau. Certainement pas un bateau de gouvernement et encore moins une croisière Costa, peut-être que ce choix-là aurait été plus approprié au final. Mais… De Pirates… Ce que j’ai de tatoué sur l’épaule ce n’est pas juste un dessin sans importance… C’est l’emblème de « La Fortune », comme s’appelait le navire. J’ai… Je suis une ancienne Pirate.

J’évite, par tous les moyens, j’évite de croiser son regard ou son expression à l’annonce de ce que j’étais avant. Avant de n’être qu’une simple antiquaire et vendeuse de quelques pauvres pâtisseries. Il y a un gouffre entre le tout qui me semble énorme. La reconversion pourrait presque paraître ironique. Au final quand j’y repense moi-même, j’ai bien du mal à y croire. Je passais mon temps à voler, tuer, espionnée et Dieu sait quoi d’autres, et puis du jour au lendemain voilà que je me retrouve propriétaire de deux boutiques, d’une maison, d’un chien et… Un enfant à charge. Vu sous cet angle ça ne ressemble qu’à une mauvaise blague qui est loin d’être drôle. Je me demande s’il avait pu un jour imaginé ça venant de moi. Si c’était possible qu’il me voie sur un bateau entourer d’hommes dont seule la fortune et la gloire à une réelle importance, qu’importe d’y laissaient la vie ou non. J’étais douée pour mentir et embobiner, peut-être même un peu trop au final. J’en ai arnaqué plus d’un et la récompense à la clé était toujours aussi satisfaisante.

J’y ai pris plaisir et je ne le nierais pas.
Mais si on me demander de recommencer… Aller savoir.

Je me passe une main dans les cheveux en me mordant la lèvre inférieure. On ne s’arrête pas en si bon chemin. Quoique ce ne soit pas l’envie qui me manque. Kira n’a pas envie de faire une petite visitée à l’improviste ? Ne serait-ce que pour me sauver durant deux secondes… Je reprends tout de même malgré moi, ce n’est pas pour rien que lui raconte toute ça :

Je connaissais les risques, les histoires qu’on raconte sur eux et le peu de délicatesse dont ils font preuve généralement. Pourtant, j’ai réussi à gagner une place. Et cela m'a plu. J’ai monté les grades en prouvant ma loyauté, j’ai pris la place de Second en plus d’être l’assassin personnel du Capitaine. Et je faisais ce qu’on me demander sans remords, sans désobéir. Enfin, je me suis toujours imposé une limite, ne jamais touché aux enfants, quoi qu’ils aient pu faire. Je soupire soupir lourdement, Kenji en ai la preuve sinon il serait partie il y a bien longtemps. J’ai passé 7 ans à voguer sur les mers, pillant des bateaux tout en prenant la vie des chefs ennemis. Ont étaient ainsi craint et respecter. Ont défié les lois sans jamais se faire prendre. Mais la dernière année à déraper à un point, qu’au final s’était ma vie contre la leur… Et… voilà qu’aujourd’hui ça recommence…

   


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