Neigeux
-6°

La ville est en Février 2021
-20%
Le deal à ne pas rater :
Xiaomi Poco X3 Pro (256 Go) à 240€
240 € 299 €
Voir le deal

Partagez
 

 Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyJeu 1 Sep - 12:00







J
e me contentais d'écouter son récit sur les familles et sur les pouvoirs. Esquissant un large sourire lorsqu'elle me parla d'animal féroce à la place de ce petit raton-laveur presque inoffensif. En la regardant d'un peu plus prêt, je ne la voyais pas posséder un ours ni un taureau ni même un loup. De ce qu'elle m'en disait, c'était finalement pas une mauvaise chose d'avoir eu cet animal là, lors de la cérémonie. Cela l'éloignait de tous ces bains de sang et de toutes ces missions dangereuse. D'un côté, ça me confortait dans mon idée : Je ne la croiserais pas sur le champ de bataille. Je ne serais donc pas obligé d'infliger des blessures à ma petite sœur de la matinée. Même si elle fait désespérer sa famille quant à son efficacité, pour le coup, d'un certains côté, ça avait le don de me rassurer.
Je pris rapidement la parole après qu'elle m'ait parlé d'animal féroce :


« Et c'est quoi, pour vous, un animal féroce ? »


A
musé, je me sentais d'humeur légèrement taquine. Je verrais bien sa réponse, m'attendant au pire.
Ce ne serait pas bien difficile de faire plus féroce qu'un raton-laveur, il faut avouer. Mais peut-être qu'elle serait capable de demander la même chose que mon Général, soit, des pigeons !... Qui sait ? Elle semblait tout de même résignée à posséder cet animal, maintenant.
Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire, lorsqu'elle compara le métier de pion avec celui de s'occuper des familles.
Je n'avais pas été en cours. Enfin, à part en cours d'arts militaires. Je ne connaissais pas ce qu'est une scolarité normale. Je ne pouvais donc pas juger de la difficulté de son métier. Cependant, je voulais bien la croire, le Lycée, c'est pour les gens normaux, les années de toutes les découvertes, les années de toutes les bêtises, testant les limites des adultes qui nous entourent, testant nos propres limites. Ce ne devait pas être chose aisée que d'encadrer tout ceci, d'autant plus que l'ombre des familles plane sur Quederla. Certains de ces mioches devaient déjà être plus ou moins au courant de leurs affiliations, se faisant d’ors et déjà remarquer. Je n'avais pas spécialement de mal à imaginer le fils d'un membre du Conclave se sentir supérieur lors de la récréation vis-à-vis des autres élèves. Après, je n'en sais pas spécialement plus, je n'ai eu que très peu d'informations sur les membres du Conclave des familles de manière générale. Je ne connais même pas leur âge et s'ils possèdent une descendance. Je ne compte pas non plus utiliser cette petite tête rousse dans le but d'en apprendre plus sur les enfants des familles fréquentant son établissement. Même si d'apparence, je ne semble pas spécialement posséder de valeurs de ce style là, je ne suis ni cupide ni avide. Si je n'en ai pas reçu l'ordre, je ne ferais rien qui pourrais mettre en danger mes fréquentations, ne serait-ce que moralement. Si j'en reçois l'ordre, par contre, c'est une toute autre histoire. Mais là n'est pas la question. Des ordres, pour le moment, je n'en reçois plus.



C
omme si je pouvais lui répondre que je possédais déjà un pouvoir.
Je ne laissais paraître aucune émotion. Prenant un air pensif. Comment pourrais-je répondre à cette question ? En définitive, je n'avais même pas choisi mon propre pouvoir. On me l'avait donné, offert, sans réellement me donner le choix.
Même s'il me correspondait parfaitement, même s'il convenait à mes attentes, je ne m'étais jamais questionné sur ce que je pourrais avoir d'autre, je ne m'étais jamais demandé ce que je pourrais maîtriser de plus. Mon idée première était de redonner vie aux armes des défunts morts de mes mains sur le champ de bataille. Et j'avais obtenu ce pouvoir. Je n'en désirais pas plus. Je ne voyais pas ce que je pouvais obtenir de plus. C'était déjà bien trop, à mes yeux.


« Si j'étais venu au monde en ces lieux... »


Je marquais un temps d'arrêt, pensif, ma voix étaient moins sûres qu'habituellement, mon accent toujours marqué :

« Je dois vous avouer que je ne sais pas trop ce que j'aurai préféré. C'est évident que j'aurai eu une vie toute différente... Mais je n'ai jamais pris vraiment le temps de regarder derrière moi, ce que j'aurai pu changer, ce que j'aurai pu faire d'autre. »

J'allais tout de même essayer de répondre à sa question, me prenant au jeu :


« Je ne voudrais pas d'un animal. Le corps que j'ai actuellement me convient et la présence d'un raton-laveur à mes côtés me dérangerait plus qu'autre chose. De même si c'est un oiseau, un ours, ou... Quoi que, un cheval pourrait être assez sympa, dans l'idée ! »

Avouais-je, tout en souriant.

« Si je devais maîtriser un élément... C'est tellement vague, comme question, je ne sais trop quoi y répondre. J'ai vu des personnes utiliser le son, l'eau, l'acide et d'autres trucs du genre. Je pense que si j'avais le choix, je voudrais maîtriser un élément qui pourrait servir dans la vie de tous les jours, la rendant plus facile. Peut-être l'Or ou quelque chose du style ? Même si je ne suis pas spécialement attiré par la richesse, l'idée de n'avoir rien à faire pour ne jamais manquer de rien est tout de même un peu plaisante. »

Avouais-je de nouveau, tout sourire. Mais maintenant, je devais réellement répondre à sa question :

« Je pense que je préférerais n'être rien de tout cela, et vivre une vie normale. Je ne sais pas, ça me semble tellement irréel. Tellement surnaturel. Et rien que le fait d'avoir une vie simple et normale serait déjà un contraste assez énorme avec ce que j'ai vécu jusqu'à présent. »

Je m'étirais légèrement, oscillant le visage vers la droite, puis la gauche, avant de reprendre une dernière fois la parole :

« Mes ambitions doivent vous paraître bien fades... »
(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyJeu 1 Sep - 12:52

avec Stèphen ShintaJ'vous cause en crimson (#DC143C)
Un peu de calme dans ce monde de folie

- Et c'est quoi, pour vous, un animal féroce ?

- J'sais pas... Un ours, un tigre, une panthère.. Enfin un truc que lorsqu'il montre les crocs on en a peur ; parce que lorsque Chips montre les crocs, tout l'monde s'fou d'sa tronche. Moi la première !

Han là là comment j'suis trop méchante avec mon raton ! En même temps faut regarder la chose, il n'est pas du tout impressionnant et m'fou vraiment la honte. Après il reste sympa pour les gosses au Lycée, c'est un bon divertissement que les occupe quand il s'met à jongler avec des noix... D'ailleurs j'suis bien contente de l'avoir parce qu'on doit avouer que certains mioches sont vraiment des têtes à claques ; mais genre le combat des Familles, c'est vraiment de la rigolade face à la réaction de certains élèves. M'enfin, ne parlons pas d'ça et partons sur un sujet plus joyeux ; il aurait été quoi le p'tit monsieur si il était né ici ?

- Je dois vous avouer que je ne sais pas trop ce que j'aurai préféré. C'est évident que j'aurai eu une vie toute différente... Mais je n'ai jamais pris vraiment le temps de regarder derrière moi, ce que j'aurai pu changer, ce que j'aurai pu faire d'autre.

Et bah c'est qu'il serait temps de vivre un peu sa vie comme on l'voudrait ! C'est la liberté ici, peut-être un peu trop d'ailleurs, mais il faut quand même prendre le temps d'jeter un coup d'œil derrière soi pour savoir c'qu'on voudrait changer. Ok, maintenant c'est un peu mort mais on a encore trois quart de siècle à vivre alors y'a toujours moyen d'rattraper des choses ; on n'a pas le cœur en sucre donc on peut toujours faire des activités cool qui d'mande de l'endurance et tout... J'sais pas genre le vol, c'est pas ça pour se muscler et j'le recommande à plein d'gens comme sport.

- Je ne voudrais pas d'un animal. Le corps que j'ai actuellement me convient et la présence d'un raton-laveur à mes côtés me dérangerait plus qu'autre chose. De même si c'est un oiseau, un ours, ou... Quoi que, un cheval pourrait être assez sympa, dans l'idée !

- Dommage ! J'vous aurais embêté sur l'champ d'bataille pour que vous veniez m'sauver.


Dans tous les cas, j'le ferais sûrement quand je le recroiserai... Lui, c'est le genre de type à être aux premières lignes tandis que j'reste perchée dans mon arbre à couvrir tout le monde mais il arrive qu'on m'remarque et qu'on m'prenne pour cible. En tout cas, un animal j'dois reconnaître que c'est assez cool ; quand j'vois certains liens, c'est un truc tellement fort que c'est comme avoir un membre de la famille dans la maison. P't'être aussi que c'est pour ça que j'n'en veux pas ? J'ai toujours eu peur d'avoir une famille.

- Si je devais maîtriser un élément... C'est tellement vague, comme question, je ne sais trop quoi y répondre. J'ai vu des personnes utiliser le son, l'eau, l'acide et d'autres trucs du genre. Je pense que si j'avais le choix, je voudrais maîtriser un élément qui pourrait servir dans la vie de tous les jours, la rendant plus facile. Peut-être l'Or ou quelque chose du style ? Même si je ne suis pas spécialement attiré par la richesse, l'idée de n'avoir rien à faire pour ne jamais manquer de rien est tout de même un peu plaisante.

L'Or.. Putain qu'ce serait classe ça ! J'pourrais rester peinarde dans mon canap' à jouer les Midas et revendre tout ça. J'transformerai mes bijoux en or, ma chaise en or, mon lit en or, mon oreiller en or... Quoi que, ça ne soit pas être confortable de dormir sur de l'or. Boarf, je jouerai simplement Picsou avec mes p'tites pièces ! J'irais faire une piscine comme chez San et au lieu d'avoir de l'eau, je mettrais de l'or. Sûrement moins confortable que de l'eau mais plus agréable et tape à l'œil quand des amis viennent à la maison.

- Je pense que je préférerais n'être rien de tout cela, et vivre une vie normale. Je ne sais pas, ça me semble tellement irréel. Tellement surnaturel. Et rien que le fait d'avoir une vie simple et normale serait déjà un contraste assez énorme avec ce que j'ai vécu jusqu'à présent.

Eh beh ! Il n'a pas dû avoir une vie facile ce p'tit Monsieur pour vouloir une vie normale comme Monsieur et Madame tout le monde. Ca doit être sympa ouais, mais ennuyant non ? Autant les missions ne me manqueraient pas plus que ça, autant l'ambiance des QG un peu... C'est un peu comme la grande famille que j'n'ai jamais eu donc même si des fois j'tape sur les nerfs des gens, on rigole bien ! Quand ce n'est pas une heure de crise ou qu'il fait s'taper dessus, c'est marrant ce qu'il se passe là-bas. Et puis le Quartier Est aussi c'est quelque chose ! Pas réellement besoin de zoo par ici, autant aller dans notre côté de la ville et voilà que tous les animaux du monde sont présents !

- Mes ambitions doivent vous paraître bien fades..

J'hausse les épaules disant que je ne suis sûrement la mieux placer pour juger. Franchement, chacun ses rêves et ses ambitions, même si j'ose dire haut et fort que ça pourrait être débile tant que ça convient à la personne tant mieux. Ma vie ne plairait pas à tout le monde et pourtant moi elle me convient... Comme quoi, tout est une question de point de vue.

- Vous savez, ma vie s'résume à faire chier les gens et m'amuser Et pourtant, j'pense pas que mes ambitions vous plaisent plus que ça. Tant qu'ça vous convient à vous j'dirais.

S'en foutre du point de vue des autres, c'est vraiment l'pied ça ! Même si ça n'plait pas aux autres, je m'en tamponne puisque c'est ma vie et que j'fais ce que je veux de celle-là. Manquerait plus qu'il faille faire ce que les autres veulent, comme si ils savaient mieux ce qu'on voulait réellement ; pour ça que l'autorité et moi... On n'est pas très pote.

- Bon. J'vais devoir vous quitter... Mon coloc' est un peu l'style papa poule et comme il m'a foutu à la porte que j'arrête de déprimer, il va penser que j'me fou d'sa gueule en restant des plombes dehors. Surtout que si j'lui ramène pas ce qu'il a demandé, j'pourrais tellement me faire foudroyer sur place... Au sens propre du terme hein !

M'annonçant à son tour qu'il doit aller à l'hosto, j'me sens rassurée de pas le laisser planter là comme un poteau (coucou Lyana ♥) et le voir rentrer chez lui tout tristouille. Au moins on est occupé chacun d'notre côté. J'fais un pas vers lui avec l'intention de lui faire la bise et me ravise... Mmh. Est-ce que j'le fais ? Oh et puis merde ! Après mon léger temps d'arrêt, j'continue vers lui pour lui dire au revoir et le remercier une dernière fois pour les deux beaufs de tout à l'heure ! J'souhaite une bonne journée à mon frère de cheveux et repars en direction du marché.

Revenir en haut Aller en bas
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyLun 5 Sep - 11:20







A
musé, lorsqu'elle me confia que sa vie se résumait à embêter les gens et s'amuser. En soit, c'était un projet de vie comme un autre. Je ne pouvais m'empêcher de lui sourire en retour. Ce qui était sûr, c'est que pour l'instant, elle ne m'avait pas embêté plus que ça. Même si notre rencontre s'était passée dans des conditions assez particulières, qui en auraient dérangés plus d'un, de mon côté, je l'encaissais assez bien. Au final, elle avait eu de la chance de tomber sur moi, et sur la seule chose que je savais faire : Me battre.
Je n'ai pas vraiment pris le temps de réfléchir ne serait-ce qu'une seule fois à ce que pourrait être réellement mes ambitions. J'en avais toujours été dépourvu, je n'en avais jamais possédé. Je suis de ce type-là d'homme. Ceux qui sont lobotomisés par leurs routines, par les affectations et les ordres qu'ils reçoivent. Avant mon arrivée sur cette île, je n'avais jamais pris la peine ne serait-ce que d'engager une conversation avec un civile. Et, il faut avouer, que même à l'armée, je n'étais pas de ceux qui parlent. Ma force et mes prouesses sur le champ de bataille ne pouvaient pas passer inaperçu, c'est aussi pour cette raison que je me suis retrouvé rapidement général d'une brigade ayant vu le jour uniquement dans le but de me contrôler, de m'utiliser, de me passer un collier autour du cou. Mais c'était quelque chose qui m'avait toujours convenu jusqu'à présent. Ne pas disposer de libre arbitre. N'être qu'une bête immorale que l'on envoie finir le travail mal fait, ou faire un travail plein de bavures et d'immondices. Tant que je me tenais loin des vastes plaines de Sibérie, tant que j'avais mon repas chaud, le soir, en rentrant à la cours, je m'en contentais. Auprès tout, ce serait comme être vendeur dans une boutique de gâteau. On passe ses journées à attendre les ordres des clients, on reçoit le paiement et on rentre au chaud, chez nous, manger un repas chaud. La seule différence, c'est que les ordres que je recevais n'impliquaient pas de mettre des gâteaux dans des boites, mais des lames dans des crânes. Aussi lointain que je puisse m'en souvenir, cela ne m'avait jamais dérangé. J'ai encore quelques souvenirs de lorsque j'ai été enrôlé dan l'armée, à seulement neuf ans. Inutile de dire que des programmes de dépistage aussi jeune ne visait qu'une seule chose : Créer un monstre qui écraserait tous les autres, afin de se hisser au sommet. Malheureusement pour moi, les gouvernements changent, les chefs d'états se succèdent, ceux qui dirigent l'armée évolue. On a jugé que je n'étais plus nécessaire, peu importe les raisons, et me voilà en ces lieux, livrés à un Gouvernement faiblard évoluant dans une cours de grands caïds, incapable de lutter à armes égales contre eux. Si je n'évolue pas, je me ferais simplement aspirer par la spirale tourmentée et infernale de cette ville. Ce n'est qu'au bord du gouffre, que l'humanité évolue. Cette humanité qui avait été tant refoulée en moi, jusqu'à présent, pourrait peut-être finalement éclore et s'exprimer. Le futur nous le dira, mais ce qui est clair, aujourd'hui, c'est que je n'ai pas déprécié cette rencontre, ni le temps passé en compagnie de cette petite tête rousse.



V
oilà que la jeune femme m'annonçait son départ. Tout en glissant dans sa tirade le fait qu'elle était d'humeur à déprimer en ce moment. Hélas, je ne savais trop quoi dire, ni quoi faire pour l'aider. Je ne sais que depuis peu, ce que c'est que d'être déprimé. Et je dois avouer que je n'ai pas encore vraiment trouvé de remède, qu'on se le dise.
Je lui accordais tout de même un sourire compatissant, le visage empathique, après tout, il s'agissait de ma petite sœur de cheveux du jour.
Un coup d'œil vers le soleil, rapide. Il était de toute façon aussi l'heure, pour moi, de me rendre à l'hôpital. Qu'est-ce que j'ai le don de détester ces journées obligatoires. Si ce n'était pas un ordre direct, je m'en tiendrais bien éloigné. Quelles genres d'expériences allaient-ils encore mener sur ma personne ? Quoi qu'il en soit, je tairais, encore une fois, l'existence de cette élémentis de sang, m'ayant permis de récupérer aussi vite. C'est la moindre des choses que je pouvais faire, pour elle.
Se faire foudroyer sur place, au sens propre du terme ? C'est... assez déplaisant, en effet. Je ne la retiendrai pas plus, dans ce cas. Je ne pense pas être à-même de me battre contre la foudre. C'est légèrement amusé que je pris la parole :

« Je ne voudrais pas être la raison du foudroiement de ma petite sœur, ne vous en faites pas. Et je dois vous avouer que je suis moi-même censé passer la journée à l'hôpital, même si cela ne me réjouit guère. »

Avouais-je, inclinant le visage sur le côté, un léger sourire tout de même présent sur mes lèvres.
La petite tête brûlée faisait un pas dans ma direction. Par réflexe, je me surpris à faire un pas en arrière.. enfin, c'est ce que j'aurais fais, si je n'étais pas totalement dos au mur. Ce n'était pas vraiment dans mes habitudes de laisser rentrer des gens, de manière générale, dans mon espace vital. C'est encore une manie que je me devrais de perdre. Même si, un jour, cela pourrait causer ma perte.
Elle semblait hésiter. Et cela avait le point de me désarçonner, que prévoyait-elle de me faire subir ?
La voilà avançant de nouveau dans ma direction, un léger embarras pouvait se lire sur mon visage : Je n'avais aucun endroit où fuir ou me cacher. J'étais pris au piège !
Elle vint apposer ses lèvres contre ma joue. Son visage était un peu trop près du mien, mais je me laissais faire, je ne me voyais pas poser la main sur elle, ne serait-ce que pour la repousser. Et c'était certainement quelque chose de courant en ces lieux. C'est moi qui serait en tord de ne pas accepter les coutumes locales.
Alors qu'elle faisait un pas en arrière, l'air fière d'elle, semblant se moquer légèrement de moi, intérieurement, elle détendue l’atmosphère en me remerciant une nouvelle fois pour le coup de main, me souhaitant une bonne journée par la même occasion.
Légèrement embarrassé, je lui rendis la pareille, en lui avouant une nouvelle fois, que ça n'avait pas été grand chose, lui priant de ne pas se faire foudroyer par ma faute et lui souhaitant à mon tour une bonne journée.



T
andis qu'elle prenait la direction du marché où nous nous étions rencontrés plus tôt dans la matinée, je partais dans la direction opposée, en direction de l'hôpital, là où j'étais censé passer le reste de ma journée. Autant dire que la motivation n'était pas au rendez-vous.
Une fois suffisamment éloigné de la jeune femme, je vins poser deux doigts sur ma joue, à l'endroit où elle m'avait fait la bise, l'air songeur. Au mieux, jusqu'à présent, on m'avait infligé des tapes dans le dos, ou sur l'épaule. Ce n'était pas particulièrement désagréable, mais tout de même assez perturbant, pour le coup. C'était un nouveau point que je me devrais de travailler, un jour, si j'en ai le temps, d'y songer.
Me voilà donc au lieu de tous mes malheurs de la journée, à l'hôpital. Fin prêt pour de nouvelles batteries de tests en tout genre, en espérant que l'idée de me blesser de nouveau afin d'observer mes capacités de régénération ne leur traverse pas de nouveau l'esprit. Un profond soupir de lassitude, et nous voilà bien obligé de se plier aux exigences du personnel médical.
À la fin de la journée, fatigué de n'avoir rien fait de constructif, n'ayant pas pour autant la motivation de partir en quête d'entraînement, je me décidais à rentrer à la caserne. C'est pas tout, mais je le voulais, ce repas chaud.
Un brin nostalgique de la matinée, je pris la décision de faire le chemin en sens inverse. Partant de l'hôpital pour me rendre sur la place du marché, pour enfin gagner la caserne.
Quelques ruelles traversées, quelques passants croisés, bousculés de peu, et me voilà arrivé sur cette place du marché.
À quelques mètres près, je me tenais exactement au même endroit que dans la matinée.
Je soupirais longuement, regardant autour de moi. Les commerçants que j'avais pu apercevoir mettre les étalages en place à l'aube, commençaient petit à petit à plier bagage pour la nuit. Il y avait un léger courant d'air frais, mes cheveux virevoltaient au vent, lentement. Je prenais le temps d'écouter les bruits m'entourant, de sentir les diverses odeurs présentent, même si elles étaient de loin moins agréables que dans la matinée, de regarder les quelques passants encore présent.
Cette nouvelle vie n'était pas si déplaisante, en définitive.

(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyMar 6 Sep - 22:55

avec Stèphen ShintaJ'vous cause en crimson (#DC143C)
Un peu de calme dans ce monde de folie

Bizarrement, la suite de ma matinée me paraissait bien triste... Plus personne n'est v'nu m'emmerder puisque l'coup de tout à l'heure a plutôt bien refroidit la plupart des beaufs. Pourtant il me manquait un truc, la compagnie du gars sûrement. Il était sympa au final. M'enfin, peut-être que je le recroiserai un jour mon copain d'cheveux ; en attendant, j'ferais mieux de me dépêcher pour donner tous les trucs à Aza avant qu'il ne me tombe sur le coin du nez. Je n'lui ai bien sûr pas raconté ma rencontre du matin puisque j'me serais sûrement prise des réflexions en pleine poire.

La journée passe et je m'ennuie. Alors sans prévenir mon coloc', j'me suis emparée de mon long manteau encapuchonné pour aller faire un tour en ville. J'suis frileuse de base et avec le p'tit vent frais du marché, ça ne pourrait que me réchauffer. Je marche donc en direction du marché histoire d'aller refaire un tour entre les stands mais à peine arrivée sur place qu'ils commençaient à remballer leur étalage... Méééé. Une petite mine boudeuse sur mon visage peut faire comprendre que ça m'casse un peu les noix de voir que je ne pourrais plus rien zyeuter les stands ; tant pis... J'vais rentrer chez moi... Complètement seule... Et perdue... Abando...

- Laisse pas la caisse ici, on va nous la voler !

- Mais non voyons, il n'y a personne là.


J'suis là moi. Laissant partir le couple dont la dame avait l'air particulièrement soucieuse pour son argent, je prends l'temps de mettre la capuche afin de cacher mon visage ; un p'tit échauffement sur place histoire de pas m'claquer un muscle et me voilà déjà en train de sprinter vers la caisse remplie d'argent. Outre le fait que j'suis déjà en train d'me taper un point de côté, j'ai réussit à choppé la caisse et courir de l'autre tandis que la mégère gueule "Au voleur !" pour tenter de m'arrêter. Mais désolée pour toi grand-mère, j'suis plus rapide que toi.

Revenir en haut Aller en bas
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyMer 7 Sep - 7:59







T
andis que le crépuscule du jour en était à son apogée, se préparant à donner naissance à ce qui est la nuit, cela me remémorait ce que je me devais de faire. Soit, simplement rentrer à la caserne, dans l'idée de manger un repas chaud et de simplement passer au lendemain. Demain, je n'aurai pas besoin de passer ma journée enfermé à l'hôpital. Demain je pourrai retourner à mes occupations. Demain, je pourrai m'entraîner. Cela me démangeait rien qu'à l'idée. Je prendrai en duel les meilleurs combattants du Gouvernement et je les exploserai. Même à main nue, s'il le fallait, pour que je puisse me défouler plus longtemps. Depuis la prise de l'otage, mes compagnons d'entraînement s'étaient bien rendu compte, qu'au lendemain des journées passées à l'hôpital, ce n'était pas une bonne chose de croiser mon regard. Cette idée me faisait sourire, légèrement, pendant que le vent se jouait de mes cheveux, les faisant virevolter au grès de ses envies.
En plus de l'entraînement physique, je comptais rattraper le temps perdu et me concentrer sur la maîtrise du métal, me concentrer sur l'entraînement de ce pouvoir naissant en moi. Je commençais plutôt bien à m'en sortir. Je réussissais à créer des armes à partir du métal se trouvant à porté de moi. Mais elles restaient tout de même assez difformes et je ne parle même pas du temps que cela me prenait. Je devrais améliorer tout ça, rapidement.

J'en avais finis de cet élan de sociabilisation, je comptais rentrer. Quand tout à coup, j'entendais crier, non loin de moi. Quelqu'un qui criait au voleur. Rapidement, je cherchais du regard la scène. Une silhouette, semblant porter quelque chose, courant à l'opposé de moi, tandis qu'une pauvre vieille femme, semblait s'effondrer de voir ses recettes s'envoler.
Je ne savais pas si j'avais de la chance, ou de la malchance, mais je n'aurai plus besoin d'attendre le lendemain, pour me défouler, pour extériorisé le fait d'avoir passé la journée en cage.
Je prenais le temps de m'étirer, assez confiant. Au rythme où le voleur s'échappait, je pourrai le rattraper rapidement. Un léger sourire en coin se dessinait sur mon visage. Je n'étais pas armé, mais mes poings seraient plus que suffisant. Je n'étais pas armé, mais surtout, je ne portais pas mon armure. Je n'avais qu'une simple chemise et qu'un simple pantalon. Qu'est-ce que mes habits sont léger, pensais-je, amusé. Habituellement, ma grande force réside en mes impulsions et mes capacités de détonation, même vêtu d'une armure. Ma capacité à me ré-orienter en plein milieu de groupe d'ennemis, leur offrant une danse impitoyable et implacable.
Pour en arrivait là, j'en avais bouffé, de l'endurance, du sprint, de la course, du marathon, du simple footing. Je n'ai jamais vraiment eu d'intérêt réel pour ce genre de performance, je ne connaissais pas vraiment mes temps, tout ce que je demandais à cela, était de me permettre de combattre comme je le désirais. Je ne souhaitais pas devenir champion olympique, ou que sais-je encore. Cela ne signifiait rien à mes yeux. Tout ce qui m'avait toujours importé, était le fait d'être debout, vainqueur, à la fin d'un combat.
Mon étirement était terminé, je prenais doucement position, comme dans un starting block. À vue de nez, la personne que je me devais de rattraper commençait seulement à quitter la place. Elle était à quelque chose comme 300 mètres de moi, à vue de nez.

Une profonde inspiration, suivit d'une faible expiration. J'étais parti, en pleine course. Je gardais mon regard figé sur ma cible. Ce n'était pas vraiment le moment pour le petit peuple de se retrouver dans ma course.
Au fil des secondes, je grignotais la distance qui nous séparait.
Cependant, la personne qui avait volé quelque chose de suffisamment important pour faire sortir une vieille femme de ses gonds avait une bonne avance, et continuait de courir.
Peu à peu, nous nous éloignons de la place du marché. Nous semblions nous diriger en direction du Parc Impérial. Du moins, c'est l'impression que j'en avais, vu la course de mon opposant. Cette personne m'avait certainement remarqué, je n'étais plus très loin d'elle. Nous zigzaguions à travers les ruelles, presque toutes vides, dans un mouchoir de poche. Ce n'était plus qu'une question de seconde avant que je ne la rattrape et que je l'arrête.
L'objectif de cette personne semblait de me semer dans le parc, profitant de l'obscurité de celui-ci pour se camoufler entre les arbres.
Une large sourire en coin, l'air carnassier, je tendais la main droite en avant.
Une fois arrivé devant l'entrée du parc, ma main se posa sur l'épaule de la silhouette camouflée d'une veste a capuche. Mon acte était totalement dénué de délicatesse, mon but était de l'arrêter là, net. J'avais réussi à mettre la main sur le fuyard, juste avant qu'il ne gagne ce qu'il avait pris pour sa rédemption. Essoufflé, je me hâtais de reprendre mon souffle, ma main serrant l'épaule de la personne face à moi. Elle semblait fine et pas très musclée, selon ma première impression, c'était l'épaule d'une femme. Je souhaitais me défouler, calmer mes nerfs de cette journée perdue, mais pourrais-je réellement massacrer une jeune femme ?
Entre deux respirations, je pris la parole :


« Vous avez perdu. Rendez-vous et rendez ce que vous avez volé. »


Je tenais toujours fermement la personne face à moi par l'épaule.

(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyMer 7 Sep - 14:18

avec Stèphen ShintaJ'vous cause en crimson (#DC143C)
Un peu de calme dans ce monde de folie

En soit, courir est bon pour la santé, bon pour le cœur toussa toussa... Mais quand on s'tape un putain de point de côté et qu'on est poursuivit par quelqu'un, ça devient tout de suite moins cool. Parce que oui, j'sais pas qui a décidé de jouer les héros pour rattraper c'que j'ai dans les mains mais il commence déjà à m'saouler ; et j'peux savoir pourquoi y'a un péquenaud qui s'amuse à jouer les Batman pour rattraper des sous ? Ok ce sont pas les miens, mais il aurait pu faire comme tout l'monde et passer son chemin.

A deux doigts de m'écrouler au sol, j'essaye de calmer le feu naissant dans mes poumons et la crise d'asthme qui commence à apparaître... Ah ouais ? J'suis asthmatique maintenant ? Je passe par les ruelles sombres en espérant semer mon poursuivant et j'me dis que le seul moyen de réussir est de grimper à un arbre... Si j'grimpe suffisamment haut, il pourra toujours courir pour me rattraper ; à moins qu'il sache lui aussi grimper... Là j'aurais l'air con. Mais comme c'est la seule idée à peu près potable qui a germé dans ma tête, je n'ai pas d'autres choix que de la suivre.

Donc là où j'pourrais sûrement avoir autant d'arbres que j'veux c'est le parc ! J'sais pas si il est fermé à cette heure-là mais ça m'pose pas de soucis, j'escaladerai les grilles au pire. J'entends bien les pas derrière moi qui n'cessent de se rapprocher, me rappelant à quel point j'vais prendre cher si je décide de m'arrêter pour reprendre mon souffle ou simplement par flemme de courir ; alors même au bord de la crise d'asthme, de l'agonie, de la mort je continue de courir pour pouvoir sauver mon cul et mon butin. Ca pourrait sûrement payer mon repas d'ce soir... Si je ramène un bon gros do mc à Aza', vous croyez que ça lui fera plaisir ?

Bifurquant vers le parc, j'suis rassurée de voir qu'il est encore ouvert me permettant ainsi de semer mon adversaire entre les arbres ; dans les dans l'bon samaritain ! Ca... C'était si ça s'était bien passé. En vrai, j'me suis faite chopée comme une merde par la main de mon poursuivant, sans douceur me faisant presque trébucher par terre... Au bord de l'agonie tous les deux, j'entends un truc mais mes oreilles bourdonnent tellement fort que j'suis pas capable de reconnaître la voix ou simplement comprendre ce qu'il m'a dit ; je sais juste que c'est un homme. Pas le choix, obligée d'utiliser mes charmes pour fuir.

Entre nous, j'sais pas si une planche à pain à moitié essoufflée comme un bœuf fera chavirer beaucoup d'coeurs mais ma maman on m'a toujours dit de tenter. Alors, après plusieurs grandes respirations, j'me tourne vers mon poursuivant en tentant de garder un sourire angélique mais me stoppe en reconnaissant la personne qui m'a attrapée. HAN. Mon frère de ch'veux. Le traitre ! Vous voyez quand j'dis qu'on ne peut jamais faire confiance à la famille, il vous poignarde toujours dans le dos au moment où vous leur accorder votre confiance. 'spèce de... Chevelu.

- Vous ?!

C'est bien la seule chose potable que j'ai réussis à articuler pour montrer mon incompréhension face à cette situation... C'est une blague ou quoi ? Y me sauve la vie c'matin pour finalement me rattraper ce soir ? J'vais finir par croire qu'il ne peut plus s'passer de moi. Une matinée et le voilà tombé sous mes charmes. Pourtant, mon caractère de tête brûlée reprend bien vite le dessus au lieu de la logique qui m'aurait grandement sauvée la vie... Mon "Eh grand rouquin, ça te dirait un p'tit tour entre les buissons tous les deux" s'est transformé en :

- J'peux savoir pourquoi vous êtes là ?!

Revenir en haut Aller en bas
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyMer 7 Sep - 14:50







J
e reprenais bien rapidement ma respiration, en définitive, c'était loin d'être l'effort le plus surhumain que j'avais accompli depuis mon arrivée à Quederla. Alors que j’agrippais toujours l'épaule de la personne qui se trouvait face à moi, je secouais légèrement le visage. Bien que j'ai affaire à une femme, ce ne serait pas une raison suffisante pour lui laisser l'occasion de s'en sortir sans rien. Peut-être même qu'elle était dangereuse, en pleine connaissance de ce qu'elle était entrain de réaliser. Si cela avait été un agent de police normal, elle s'en serait même certainement tiré simplement à l'aide de cette course à travers les ruelles. Manque de pot pour elle, c'était moi qui lui courrais après.
Le fait qu'elle porte une sorte de veste à capuche, en plein été, laissait penser que tout ceci était prémédité et réfléchi. Je soupirais d’exaspération. C'était la seconde fois, au même endroit, dans la même journée qu'il se passait quelque chose nécessitant mon intervention dans la journée. Au moins, le premier cas de figure s'était déroulé sans accros, et j'avais même pu faire une rencontre agréable auprès de cette fameuse Roxane.

Quel ne fut pas mon étonnement, lorsque ma proie fraîchement attrapée se tourna dans ma direction, me permettant de voir son visage. Je ne pouvais m'empêcher de hausser un sourcil, nerveusement, accompagné d'un rictus. Pendant tout ce temps, je courrais après la jeune femme que j'avais sauvé dans la matinée. Pendant tout ce temps, je courrais après Roxane. La jeune Domae, la maîtresse de Chips, ma petite sœur de cheveux. Quelle ironie.

Instantanément, après avoir reconnue la jeune femme maintenant face à moi, je relâchais la pression que j'exerçais sur son épaule, levant ma main, faisant un pas en arrivée, comme pour me mettre sur la défensive. Je soupirais de nouveau devant cette scène. La main qui était auparavant posée sur l'épaule de Roxane se trouva contre mon visage, je secouais légèrement la tête, de gauche à droite.
Elle semblait tout autant perturbée que moi. Qui aurait pu prédire que j'arrêterai, le soir-même, la personne que j'avais sauvé la matinée ?
Je m'en mordis légèrement la lèvre inférieure, laissant retomber ma main de mon visage. Je fixais la jeune femme qui se trouvait à l'arrêt, face à moi. Qui sait ? L'appel du parc semblait particulièrement fort, elle pourrait tenter de s'enfuir de nouveau. Même si pour le coup, elle semblait plus avoir envie d'en découdre verbalement avec moi, que de prendre ses jambes à son cou.
Désignant le pactole de fortune de la jeune femme du doigt, je prenais la parole :


« Et moi, j'peux savoir pourquoi vous avez ça entre les mains ? »

Mon visage redevint plus sérieux, l'étonnement était maintenant passé. Je ne savais pas, pour autant, comment réagir face à cette situation. Je continuais d'observer les réactions de la Reine des roux. Au même moment, intérieurement, je ne pouvais pas m'empêcher de penser que j'aurai du directement rentrer à la caserne. Que je n'aurai pas du prendre le même chemin qu'au petit matin. Que je ne serais pas retombée sur cette p'tite tête rousse si je ne m'étais pas perdu dans mes pensées par nostalgie. Je me disais que je me serais bien passé d'apprendre cela sur la personne que je venais tout juste d'attraper.

« Je sais pas, peut-être que comme ce matin, j'ai agi sur l'impulsion du moment. Comme si j'avais pu garder les yeux fermés sur ce qui se passait devant moi ?
Et puis, pourquoi avoir fait ça ? »


J'inclinais légèrement le visage sur le côté, l'air inquisiteur.

« Si vous aviez besoin de quelque chose, vous auriez pu me le demander ce matin... »
(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
Anonymous

InvitéInvité

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 EmptyJeu 8 Sep - 20:23

avec Stèphen ShintaJ'vous cause en crimson (#DC143C)
Un peu de calme dans ce monde de folie

C'est pas franchement le message que j'devais faire passer de base... Mon tour dans les buissons s'est transformé en reproches en voyant qu'j'ai été trahis par mon frère de ch'veux. Je repose ma question, pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas passer son ch'min et me laisser voler cette caisse ? C'est ça d'vouloir les bons samaritains ! Heureusement pour moi, il relâche la pression sur mon épaule et recule d'un pas m'offrant ainsi la possibilité d'fuir mais pourtant j'le fais pas. J'suis trop essoufflée pour recommencer une telle course et puis il a l'air plus endurant qu'moi. J'me fais avoir dans tous les cas.

- Et moi, j'peux savoir pourquoi vous avez ça entre les mains ?

Serrant mon butin contre moi en faisant un mouvement d'épaule pour le protéger, j'réagis comme une gamine de 5 ans prise le fait. C'est à moi ! Z'avez qu'à pas la lâcher des yeux cette foutue boîte, même la femme l'a dit, il faut faire attention aux voleurs. Et pis t'façon, j'suis sûre qu'ils n'ont pas besoin de cet argent ! Alors que moi, j'pourrais aller m'acheter de nouvelles fringues, des bijoux, m'payer l'coiffeur ou des trucs comme ça. Okay j'gagne bien ma vie, mais j'ai aussi des dettes et la plupart d'mon salaire part dans les libérations que j'dois payer.

- Je sais pas, peut-être que comme ce matin, j'ai agi sur l'impulsion du moment. Comme si j'avais pu garder les yeux fermés sur ce qui se passait devant moi ?
Et puis, pourquoi avoir fait ça ?

- Parce que j'ai besoin de cet argent !


J'm'amuse pas à voler pour le plaisir... Enfin si un peu mais là, c'est parce que j'ai besoin d'rembourser des gens, que j'pourrais m'acheter des trucs bien et donner mon loyer en avance pour que le proprio arrête d'venir dans mon appart. Et puis t'façon, je n'ai pas besoin qu'on m'fasse des reproches ! J'ai déjà papa poule qui est là pour ça !

- Si vous aviez besoin de quelque chose, vous auriez pu me le demander ce matin...

Fronçant les sourcils d'un air suspicieux, j'me demande pourquoi il est aussi gentil avec moi... Y m'connait même pas alors pourquoi il voudrait m'aider ? J'suis qu'une chieuse que les gens essayent d'éviter et qu'ils ne veulent pas aider pour avoir la paix, alors pourquoi ça changerait avec lui ? Continuant de serrer la caisse contre moi pour éviter qu'il ne me reprenne c'que j'ai eu du mal à voler ; oui oui, j'considère avoir eu du mal à voler cette chose. C'était un peu une partie de rigolade par rapport à ce que j'ai eu l'habitude de voler ; là c'était facile, ils regardaient ailleurs.

- J'vois pas pourquoi vous voudriez m'aider, on s'connait à peine ! J'veux dire, donner des coups d'poing à des gens ça coûte rien... Mais pourquoi vous voudriez donner votre argent ou payer des trucs à quelqu'un comme moi ?

J'comprends pas ce principe d'aller aider les autres quand il s'agit d'leur donner d'l'argent. Chacun sa merde et c'est la loi du plus fort qui prime, là c'est moi qui ait été la plus forte en volant cette caisse et maintenant j'dois trouver un moyen d'me dépatouiller d'cette affaire. Y'a peut-être moyen d'l'avoir par les sentiments, 'fin d'abord j'voudrais savoir si j'ai moyen d'm'enfuir ou si il va m'retenir pour m'emmener en taule.

- Z'allez m'faire quoi si je tente de fuir de nouveau ?

Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]   Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille] - Page 2 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Un peu de calme dans ce monde de folie [PV: Roxouille la fripouille]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quederla :: Les Archives ~ :: Les Archives :: Les RPs 2016-