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La ville est en Février 2021

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 Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas

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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas  - Page 3 EmptyVen 16 Sep - 15:40







C
ette scène qui m'aurait auparavant semblé surréaliste, mais qui maintenant faisait parti de mon quotidien, retenait mon attention. Qui aurait pu trouver cela normal, de voir une petite tête blonde, en pyjama, en pantoufle, poser sa tartine pour activer un pouvoir ? Suite à mes questions, la jeune femme se trouvant à mes côtés semblait se concentrer. À cette vue, je ne pus m'empêcher de sourire. Cela me remémorait mes compagnons d'arme d'une journée, lors de la prise d'otage, qui semblait avoir besoin de bien plus de temps pour préparer leurs attaques que leurs adversaires. L'instant qui s'en suivit me dérouta quelque peu. La jeune femme à mes côtés rouvrait lentement les mains, me tendant un morceau de cristal, tout sourire aux lèvres. Je haussais un sourcil, dans un premier temps. Je fis rapidement le rapprochement entre le lustre présent dans sa chambre et son pouvoir. Abigail maîtrisé donc bel et bien l'élément du Cristal. Cependant, elle avait réussi à en créer, certes un tout petit bout, mais à partir de rien. Les Elementis n'avaient de cesse de me surprendre.
Tout en lui rendant son sourire, j'acceptais le morceau de cristal, le prenant entre deux doigts, et m'orientant en direction d'une des fenêtres du salon, le détaillant quelque peu, amusé. Je n'avais strictement aucune idée de l'étendue de ce pouvoir et de son efficacité sur le champ de bataille, mais pouvoir maîtriser le cristal laissait tout de même particulier. D'une certaine façon, c'était un peu comme contrôler l'or.
Je vins poser le morceau de cristal qu'elle venait de créer sur la table basse, à côté du plateau. J'en profitais également pour me servir une tasse de café, sans sucre, que je ramenais avec moi, m'adossant de nouveau contre le canapé.
Lorsque j'avalais ma première gorgée assis aux côtés de ma petite Elementis de cristal, celle-ci prit la parole, afin de me questionner sur le Gouvernement, de manière générale. Cette question semblait concise, mais ouvrait pas mal de possibilités de réponses.
Lentement, le regard plongé dans ma tasse de café, je venais la coller de nouveau contre mes lèvres, la finissant d'une grosse gorgée. Je repris ma respiration tout en posant la tasse vide sur la table-basse face à nous, avant de prendre la parole :


« Tu sais.. Abigail... Les quantités d'informations dont disposent un simple soldat mis aux arrêts sont assez limitées. »

Je me tournais dans sa direction, un sourire aux lèvres, avant de reprendre la parole :

« En arrivant à la caserne, je me suis plains à mes supérieurs, quant à la prise d'otage et aux actions du Gouvernement. On m'a assuré que le Gouvernement avait agi dans le centre commercial. Cependant, venant des premiers étages, je n'ai vu personne venir porter secours semblant appartenir au Gouvernement. C'était plus.. comment dire ?... Des membres des familles venus sauver les leurs. »

Je marquais un temps d'arrêt, dans mon récit. C'est à ce moment là que je réalisais qu'Abigail avait certainement fait parti de cette escouade venu nous libérer. Je lui fis un large sourire compatissant avant de reprendre la parole :

« Ayant été sur les lieux tout le long, et n'ayant pas quitté le troisième étage avant l'arrivée des secours, je peux aussi affirmer que les étages du dessus ont été pacifié de façon.. assez brutale. Mais tout de même efficace. Aucun secours n'est arrivé de ces étages, et tous les membres de l'ordre qui y étaient présent sont mort. Je te laisse en tirer la conclusion que tu voudras. Même si elle sera certainement similaire à la mienne : Des détenteurs de pouvoir autre que les membres de l'Ordre et autre que les membres des familles ont agi sur le cinquième et quatrième étage. »

Je marquais de nouveau un temps d'arrêt. Je voulais laisser le temps à ma partenaire de tout analyser correctement, sans pour autant la bombarder d'informations.

« Cependant, rien n'existe de tout ceci dans les registres qui nous ont été transmis après l'incident. Et je peux te garantir que tous les hommes que j'ai pu croisé lors de mes entraînements n'étaient que de simple militaire, avec des.. formations assez douteuses à mes yeux. Ils sont nombreux, bien équipé, mais pas spécialement bien entraîné.. enfin. À l'époque, j'agissais bien souvent en solo. Mais les membres de mon régiment.. étaient bien plus capable que la majorité des soldats présent ici. »

Mon visage se durcit quelque peu, fronçant légèrement les sourcils, avant de reprendre la parole :

« Si on oblitère l'existence des pouvoirs. Je pense que Quederla serait tombé en une nuit, face à mes hommes. »

Je vins finalement me resservir une tasse de café, qui, cette fois, serait très certainement bien plus savourée que la précédente.
Une fois de nouveau adossé contre le canapé, aux côtés de ma petite amie, je reprenais la parole :


« Désolé.. je t'ai dis tout ce qui me passait par la tête en rapport avec ta question sans vraiment, pour autant, y avoir répondu. Je ne connais pas moi-même la réponse... Il y a bien trop de mystère à mes yeux, dans les hautes-sphères régissant la ville. C'est aussi, pour ça, que hier, j'avais sous-entendu que cela ne m'étonnerait pas que le Gouvernement travaille main dans la main avec les familles et l'ordre. La situation de cette ville est.. très particulière. »

Je marquais un nouveau temps d'arrêt, prenant une gorgée de café, avant de reprendre la parole :

« Si ils te gardaient à l'hôpital, en observation, et s'ils m'obligent à m'y rendre, une fois par semaine. C'est certainement à cause de la jeune femme aux cheveux argentés, l'élémentis de sang qui était parmi les otages du troisième étage. D'une certaine façon, je pense qu'ils la cherchent. Dans quel but, je ne préfère pas y penser. Mais elle m'a sauvé la vie et a aidé à soigner de nombreuses personnes, ce jour-là. Tu as du en faire parti, j'imagine. »

Je tournais de nouveau le visage en direction de ma compagne, cherchant comment formuler mes mots :

« Ne t'en fais pas. Je ne l'ai pas mentionnée dans mon rapport. Elle n'est pas en danger. »

Avouais-je, le sourire aux lèvres.
L'instant qui s'en suivait, mes lèvres se posèrent contre la joue d'Abigail, l'air de rien, j'en revenais à ma tasse de café, reprenant une gorgée. Tout ce que je venais de lui dire ne serait pas chose aisée à assimiler, j'imagine.

(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas  - Page 3 EmptyJeu 22 Sep - 18:32

    Elle lui avait enfin demandé, elle avait enfin posé la question qui la taraudait depuis un moment : comment fonctionnait le gouvernement ? Avait-il lui aussi des membres avec des pouvoirs où n'était-ce que des hommes qui se battaient arme à la main ? Elle ne l'avait jamais sut, elle n'avait jamais attendu de les voir ; elle les fuyait comme la peste et notamment depuis qu'elle était Valet, si jamais le Gouvernement l'apprenait, il était certain que sa tête serait mise à prix. Minute… Stèphen faisait parti du Gouvernement et il pourrait très bien faire savoir à ses supérieurs qui elle était… Stop ! Non, ce n'était pas possible Stèphen ne ferait jamais cela, Abigail ne pouvait croire qu'il le ferait, de ce qu'elle savait il tairait jusqu'à sa mort son secret… Ou pas… Elle n'en savait rien au fond mais son esprit pencha quand même pour le fait qu'il ne dirait pas aux autres qu'elle faisait partie d'une famille ou tout du moins qu'elle était à un poste haut gradé.

    Et puis voilà que les réponses vinrent en un flot de paroles décousus. Elle l'avait cherché, la question était vague et puis il lui avait bien dit qu'il avait été mis aux arrêts depuis l'accident et qu'il ne connaissait pas le Gouvernement avant de débarquer le jour-même de la prise d'otage. Et puis il commença son récit, comme quoi il s'était plaint des actions ou plutôt non actions du Gouvernement à son retour, que ce qu'il avait vu c'étaient des membres des familles venus aidés ceux qui étaient à l'intérieur : oui, en effet ils étaient venus mais pour ce qu'elle avait servie, elle aurait mieux fait de rester chez elle ou d'aller se battre dans la ville. Inconsciemment elle avait baissé la tête quand il s'était arrêté, elle revoyait encore et encore cette femme avec ses miroirs et ses attaques sur elle et Arias, inlassablement, son visage venait la hanter par moment. Était-elle morte ? Bonne question : une chose était certaine dans l'esprit d'Abigail si jamais elle avait survécu, la jeune femme n'aurait de cesse de la traquer pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Stèphen reprit la parole : ainsi sur les étages supérieurs tout le monde était mort ? Un membre du Gouvernement sans doute parce que ce n'était certainement pas leur compagnon du moment qui avait put monté aussi vite tous les étages et tués tout le monde, même pour lui, même s'il était fort, cela étonnerait Abigail qu'il se soit débarrassé de tous ses opposants aussi facilement. Le Gouvernement était donc derrière et il avait en son sein des membres possédant des pouvoirs. Ainsi, lui aussi en possédait, ils étaient tous à égalité au final.

    Quand Stèphen reprit la parole pour lui avouer que rien n'était noté dans les registres, Abigail releva la tête vers lui, sa tasse dans les mains. Bien sur que rien n'était marqué, le Gouvernement cachait ses informations c'était bien connus, il ne s'agissait probablement pas d'une équipe qu'ils envoyaient tous les jours pour surveiller la ville et arrêter les petits délinquants. Non, ils devaient posséder une équipe secrète, entraînée à tuer toute personne lui résistant, à cette pensée, son corps se raidit. Ce qui suivit frappa l'esprit de la blonde tel une flèche : les membres de son régiment étaient plus capable que ceux du Gouvernement ? Abigail n'osait imaginer la puissance que possédait Stèphen, s'ils combattaient l'un contre l'autre, il ne ferait qu'une bouchée d'elle c'était plus que certain. Elle posa rapidement sa tasse, ses mains avaient sursauté et la tasse avait failli se retrouver fracassée au sol. Et ce qu'elle craignait finit par être dit par son petit-ami lui-même : face à eux, Quederla tomberait en une nuit : ni les Domae ni les Elémentis ne faisaient le poids face à son armée de Russie.

    Du coin de l'oeil, elle le vit se resservir une tasse de café, alors qu'elle peinait à ne pas montrer son désarroi mais surtout sa peur : tout son corps tremblait, ce qu'elle tentait de contenir comme elle pouvait, son esprit fulminait : imaginant des scénarios plus pire les uns que les autres passant d'un Stèphen espion venu pour la tuer dans son sommeil après s'être rapproché d'elle au combat total entre l'armée rouge de Russie et elle, la ville réduite en cendres, des brasiers parcourant la ville, la coupant de toute retraite et de tous renforts.

    Lorsque Stèphen lui déclara qu'il ne serait pas surprit d'apprendre que le Gouvernement travaille avec les familles, elle leva vers lui de grands yeux, la bouche entrouverte. Lui peut-être pas mais elle si. Si cela se produisait que ferait-elle ? Pendant toutes ses années où elle avait entendu dire qu'ils étaient ennemis. Elle devait reconnaître qu'ils avaient un point commun, tout comme pour les Domae son point de vu avait changé : elle ne souhaitait pas la mort de toute la famille, la seule personne dont elle voulait voir la tête en haut d'une lance sur la place publique était celle qui avait fait tuer ses parents. Les autres pouvaient vivre en paix, pour ce qui était du Gouvernement c'était autre chose. La jeune femme avait retourné la tête et fixait maintenant ses pieds.

    Le cauchemar ne faisait que commencer, voilà qu'il lui parlait maintenant d'une élémentis de sang qui les auraient aidés lors de la prise d'otage et dont elle avait du recevoir les soins. Ainsi ils cherchaient sa trace avec tous leurs examens, c'était stupide et ridicule de son point de vue. Et puis il la rassura sur le fait qu'il ne l'avait pas mentionné dans son rapport, qu'elle ne serait donc pas en danger, elle n'y avait même pas pensé, en fait, elle n'arrivait plus à penser tout court. Ses lèvres vinrent se poser sur la joue de la jeune femme qui cherchait un moyen d'assimiler correctement tout ce qu'ils venaient de lui dire mais c'était le vide.

    Abigail ne fit plus le moindre geste pendant une dizaine de minutes : elle était figée sur place, ses tremblements s'étaient stoppés, son cerveau déconnecté, la tête haute, le regard fixant un point imaginaire face à lui, Abigail n'était plus là, comme si son âme avait déserté son corps. Rien de ce qui aurait put arriver durant cet intervalle ne la sortit de sa torpeur : comme morte, elle ne réagissait plus. Lorsque la jeune femme revint à elle, elle se rendit compte que Stèphen l'avait tournée vers lui et la fixait l'air grave mais surtout inquiet. Après avoir cligné des yeux, elle lui fit un petit sourire tout en s'excusant de la peur qu'elle venait de lui faire. C'était la première fois que cela arrivait, trop d'informations en même temps, de la fatigue et du stress accumulé l'avaient plongés dans un mini coma les yeux ouverts. Elle se décida tout de même à faire quelques phrases pour répondre aux problèmes que son compagnon avait soulevé.


    - Je ne doute pas que ton niveau de combat soit impressionnant et que tu puisses vaincre quiconque originaire de cette ville, de même je n'avais même pas pensé au fait que tu aie pût signaler cette élémentis avant que tu ne m'en parles. Néanmoins, aussi fort et puissant soit une personne elle a toujours une faiblesse, je ne fais pas exception à la règle…

    Elle était loin d'en faire exception, si ses ennemis se servaient d'un membre Elémentis, de Stèphen ou de tout autre personne qu'elle aimait en tant que moyen d'échange, de moyen de faire pression, elle ne pourrait pas gagner, ses sentiments la perdraient, elle le savait, on lui avait déjà dit.Et elle avait peur, elle avait atrocement peur en cet instant qu'on ne s'en prenne à Stèphen pour l'atteindre elle.
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