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 Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]

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MessageSujet: Re: Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]   Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan] - Page 2 EmptyDim 24 Aoû - 0:13

Étrange. Il y a quelque chose d'horriblement splendide chez ce jeune individu, une chose qui ne cesse de m'emplir de joie telle une grande vague d'optimisme entraînant tout sur son passage, jusqu'à mes souvenirs terreux...  Il est vrai que j'apprécie fortement sa présence ; Il a la naïveté que j'aimerais avoir et une fausse stupidité arborée qui continue toujours de m'amuser. Disons qu'il a au moins le mérite de me faire passer le temps, sans que je n'ai à persécuter le monde pour autant, il a ainsi plus ou moins réussi à me stopper. Même après lui avoir dit, ou plutôt avoué ce que la lâcheté m'a poussé à faire, il n'a absolument rien trouvé à y redire... peut-être par désintéressement, après tout, nous sommes bien loin des choses qui peuvent  attirer l'attention des jeunes gens de ce monde. La mort, le suicide, la dépression... ce ne sont pas des sujets qui plaisent, surtout parce qu'ils renvoient inexorablement à nos propres faiblesses, aussi tassées puissent-elles être au fond de nous. Elles ne disparaissent jamais, elles diminuent simplement dans l'attente du jour où elles pourront éclater à nouveau et nous réduire en petits bouts de papier mâché... Mais, il est mieux de ne pas s'accabler sur soi, après tout. Je préfère amplement ça à devoir lécher le sol dans l'espoir d'obtenir une once de pitié, ou de respect, au choix.

En revanche, ma proposition (catholique, quoique, je veux simplement dire que je ne suis pas un gros pédo'.) semble l'avoir ravi à tel point que je sentirais presque son aura imposante m'écraser. D'après les mouvements de vent qui secouent mes aigrettes, Ewan bouge, mais ne se déplace pas. Mais qu'est-il encore en train de faire, qui risque très sûrement de le faire se retrouver à terre ? Plus par crainte qu'autre chose, j'agrippe son genou pour m'assurer qu'il se trouve toujours là, puis repose ma main à sa place initiale, soupirant de soulagement. L'activité sociale est plutôt difficile lorsqu'une personne peut s'en aller sans qu'on puisse s'en rendre compte, d'où mon constant stress. J'ai beau être un branquignole avec un cerveau en mousse, je ne supporte pas que l'on me manque de respect, pourtant, l'inverse me gêne tout autant. Beaucoup d'humains craignent ou vénèrent les esprits, mais très honnêtement, je ne supporterais pas de voir la soumission dans les yeux des hommes. La peur, je l'accepte car elle ne m'engage à rien à leur égard. Mais rien que de m'imaginer être l'éléphant blanc de je-ne-sais quel malade me fiche les jetons.

Outre mes angoisses face à l'excentricité humaine, il me semble qu'Ewan me répond, il faudrait peut-être brancher l'une de mes esgourdes pour la lui céder quelques instants... connexion en cours ... Connecté. Vas-y ma couille, je t'écoute :

- Moi je suis mort il y a 9 mois en voulant sauver ma sœur d'un Elementis, je me suis interposé pour prendre le coup à sa place et je suis mort... Ma vie me manque un peu parce que je ne peux plus serrer mes parents ou ma sœur dans mes bras mais je me sens plus libre en étant mort ! Je peux aller où je veux et quand je veux ; pas besoin de dormir ni de manger !

Je reste quelques instants avec la bouche semi-ouverte (mais pas béante non plus, je ne tiens pas à finir avec la sandale d'un passant dans la bouche.), tentant de me rappeler du moment à partir duquel je suis parvenu à toucher les objets... en vain. Non, ma mémoire ne peut pas aller plus loin, il aurait fallu... je ne sais pas, tenir un journal quotidien sur lequel j'aurais écrit mon évolution. Mais à vrai dire, cela m'aurait vite lassé, et je n'aime pas particulièrement écrire. En silence, je pèse le pour et le contre avant de finalement aplatir la main sur sa tête en la lui caressant gentiment. On pourrait presque prendre ça pour un geste paternel ou fraternel (c'est pareil, surtout pour les consanguins), du moins si on n'avait pas du tout accès à mes pensées, qui elles se résument à... "brave bébête". Vous savez, je me retiens toujours à le choper de nouveau, alors vous ne pouvez pas m'en vouloir pour un petit patpat de rien du tout.

Avoir été tué par une personne du camp ennemi ne doit pas être joyeux tous les jours... N'être réduit qu'à une simple victoire alors qu'il s'agit d'une vie qui cesse, célébré d'un côté et pleuré de l'autre... non, je n'aurais pas voulu perdre ma vie sur le fil de la lame d'une tierce personne en rapport avec cette guerre. Je lui adresse un petit sourire qui trahit toujours ma honte, surtout en apprenant que lui l'a perdue pour quelqu'un, pour une bonne chose... C'est sûr, je fais pâle figure à côté de ça, moi qui n'ai même pas réussi à protéger Iska ! Mais qu'importe, je suis trop vieux pour relancer la pellicule non-stop. Seulement, une petite chose m'a fait un coucou au milieu du discours de mon cornichon, que je m'empresse de relever :

- Tu aimerais pouvoir les toucher ? Pourquoi ne pas te changer en renard ? Moi, si j'avais des gens à voir, je ne me gênerais pas... ou, je pourrais t'aider pour apprendre à toucher les objets ?

Mais d'où me vient cette gentillesse, allez donc savoir ! Je ne sais pas, je trouve ce petit nain attachant, et j'ai envie de l'aider à avancer en tant que mort... moi, je n'ai rien d'important, pas vraiment d'amis ou de famille, alors je voudrais presque échanger pour lui donner la possibilité de câliner enfin ses proches. Malgré l'enfoiré que je suis, j'ai toujours eu un grand respect pour les familles, tout comme j'ai regretté mon indifférence d'antan. C'est trop tard de toutes façons, inutile de me prendre la tête avec le passé... mais il est vrai que si Ewan nécessitait mon aide, il pourrait facilement me trouver. Je passe presque chaque jour au marché, il n'aurait qu'à suivre les cris~. Ah bah, le voilà qui reparle. Qu'est-ce qu'il me bavouille encore, le bambin ?

- Diiiiis, c'est quand que je pourrais monter sur ton dos pour voler ? Et je ne serais pas trop lourd ? Je ne te ferais pas mal au moins ?

Curieux, naïf, gentil ET impatient. Si ça ce n'est pas une bombe sur pattes, je ne réponds plus par le nom de Volkhoven ! Mais ça ne m'empêche en rien de glousser tout en me relevant. Je jette mon bâton plus loin (de toute façon, grossier comme il est, il ne risque pas de se briser pour si peu) avant de me métamorphoser en hibou, me secouant légèrement tout en clignant difficilement des yeux. Lumière du jour... lumièèère... je te hais... tire-toi de là, j'ai l'impression d'avoir -15 en vue... mais passons. Poussant d'un seul coup sur mes pattes, je prends mon envol jusqu'à ma bougie que j'attrape entre mes griffes, avant de prendre un second départ sur un arbre plus loin, m'arrêtant pile devant le garçon. Je me pose enfin à côté de lui en désignant mon dos d'un léger mouvement de l'aile, hululant comme pour lui faire signe de monter. En espérant qu'il comprenne du premier coup, il n'a pas l'air d'avoir toutes les lumières allumées à tous les étages, le pauv' titi !


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MessageSujet: Re: Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]   Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan] - Page 2 EmptyDim 24 Aoû - 17:10



- Moi je suis mort il y a 9 mois en voulant sauver ma sœur d'un Elementis, je me suis interposé pour prendre le coup à sa place et je suis mort... Ma vie me manque un peu parce que je ne peux plus serrer mes parents ou ma sœur dans mes bras mais je me sens plus libre en étant mort ! Je peux aller où je veux et quand je veux ; pas besoin de dormir ni de manger !

- Tu aimerais pouvoir les toucher ? Pourquoi ne pas te changer en renard ? Moi, si j'avais des gens à voir, je ne me gênerais pas... ou, je pourrais t'aider pour apprendre à toucher les objets ?

J'hausse les épaules, déjà qu'un Renard Polaire c'est assez rare alors en plus dans une ville comme Quederla, les gens vont rapidement comprendre qu'il y a un problème ; ou alors ils penseront que je suis l'animal d'un Domae. Maman n'aime pas les animaux et aura tendance à me chasser... Vu qu'elle n'est vraiment au courant de notre appartenance aux Domae, je risquerais d'attirer des problèmes à Rose ; et pour toucher les objets, ça serait cool mais si je débarque dans leur cuisine en fantôme, je risque de faire peur à tout le monde. Bon sauf à Rose qui m'a déjà vu mais Papa et Maman ne comprendront pas tout ; ils veulent être loin des problèmes de Quederla.

- Diiiiit, c'est quand que je pourrais monter sur ton dos pour voler ? Et je ne serais pas trop lourd ? Je ne te ferais pas mal au moins ?

Enfin bref ! Je ne vais pas tomber dans la tristesse, il m'a proposé un truc trop cool autant que j'en profite ! J'aurais peut-être dû me réincarner en oiseau, c'est mieux, je pourrais vraiment aller partout là et je pourrais observer la ville de très très haut ! Je ne sais pas pourquoi mais il rigole quand je lui demande cela... En quoi c'est drôle ? Je veux juste voler moi ! Et puis si il ne voulait pas me prendre sur son dos, il ne fallait pas me le proposer...

Le Monsieur se relève pour jeter son bâton au loin, pauvre personne qui ont vu un bâton volant mais bon, maintenant ils doivent être habitué... Puis d'un coup, il se transforme en hiboux, ouah... Il est trop beau ! Et puis il est grand ! Je commence à m'approcher doucement mais il se met à voler... Eh ! Mais il m'a oublié... Je croise les bras mais il revient et se met devant moi ; il me désigne son dos avec des battements d'ailes et des bruits bizarre... Mais j'ai compris ! Il veut que je monte sur son dos ! La leçon de vole c'est maintenant.

Sans prendre gare aux personnes qui regardaient le curieux spectacles, je me transforme en petit Renard Polaire, faisant crier certains passants et faisant rire les petits enfants qui voulaient me toucher... Je ne suis pas un chaton, alors bat les pattes ! Sans attendre plus longtemps, je monte délicatement sur le dos du hiboux, je ne veux pas lui faire de mal non plus et encore heureux, je suis assez petit ; et pour une fois j'en suis fier ! Une fois correctement installé sur le dos, je lâche un petit aboiement pour lui faire comprendre que je suis prêt !
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MessageSujet: Re: Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]   Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan] - Page 2 EmptyDim 24 Aoû - 19:14

- Tu aimerais pouvoir les toucher ? Pourquoi ne pas te changer en renard ? Moi, si j'avais des gens à voir, je ne me gênerais pas... ou, je pourrais t'aider pour apprendre à toucher les objets ?

Le mouchachou m'écoute, mais ne me répond pas. Je sens qu'il a eu une sorte de spasme qui ne m'échappe pas, bien que je ne puisse le voir, mais je ne reçois pas pour autant de réponses... peut-être est-il trop centré sur ma première proposition pour s'intéresser à la seconde ? J'ai entendu dire que les hommes avaient leurs processus mentaux trop limités pour se concentrer sur plusieurs choses à la fois, mais je ne m'attendais pas à ce que cela touche une si jeune personne, et déjà décédée ! Par ailleurs, est-ce mon cas ? Peut-être, mais je m'en contrecogne le baluchon, je me préoccuperai de ça plus tard. Dans cent voire mille ans, si l'envie m'en prend, mais pour l'instant, je lui recommande gentiment d'aller fumer à proximité d'un baril de poudre. Ou au minimum, d'aller faire ses besoins pressants non-officiellement déterminés dans un massif de roses en fleurs.

Toucher les gens lorsque nous sommes morts pourrait paraître grotesque au fond ; Ils ne savent pas forcément que les esprits existent, pourraient être tellement apeurés qu'ils risqueraient de nous rejoindre plus tôt que prévu, de plus, ce n'est même pas la même sensation que lorsque nous sommes des hommes. Je n'ai jamais tenu "quelqu'un" de vivant dans mes bras depuis que je suis ainsi, alors je ne peux témoigner directement... mais il n'empêche que j'écoute. J'ai toujours une oreille traînante parmi les deux camps, tout comme je la prête bien chaleureusement à mes camarades capoutes. Je suis un peu... un psychologue pour les morts, même si je ne fais que les écouter la plupart du temps. Ne me regardez pas comme ça, vous aussi vous en feriez de même ! Si je ne suis pas capable de me débrouiller face à mes propres problèmes qui se résument à... à... des problèmes, oui, je ne compte pas m'embêter avec ceux des autres, voyons. La logique, ma p'tite dame. La. Logique.

Bref. Une fois en hibou et tout en haut de mon arbre, j'aperçois plus ou moins le jeune croiser les bras d'un air mécontent. Il croit peut-être que je veux m'en aller ? Je me retiens de glousser avant de revenir face à lui, serrant mon bâton entre mes griffes. Il est dommage que le jour veille toujours, voler lorsque le soleil éclaire Quederla n'est pas dans mes habitudes, mais j'accepte de faire un effort pour cet enfant... qui en réalité n'est pas si petit. Lorsque je lui fais signe de monter sur mon dos, Ewan se change en petit renard blanc qui ne manque pas de plaire à la plus jeune catégorie de la populace sur laquelle je crie lorsqu'elle s'en approche, me gonflant d'un air menaçant. Je n'aimerais pas qu'on l'adopte de force, en le confondant avec un chaton. Même à mon propos, je me dois de rester méfiant. Beaucoup de fous adoreraient avoir un oiseau aussi gros et grand que moi, mais la simple idée d'une cage me donne envie de cracher un renard. Oui, mes jeux de mots sont pourris, et je l'assume avec le sourire !

Une fois en petite bestiole, Ewan vient s'installer sur mon dos en faisant attention à ne pas me blesser, ce serait dommage de m'handicaper sous cette forme... Bien sûr, les mortels sont toujours là : Certains semblent si effrayés qu'un simple "BOO" dans leur dos suffirait à les achever pour de bon, tout comme d'autres semblent n'en avoir rien à faire, d'un renardeau affalé sur un hibou. On voit ça tous les jours, t'façon. Les hommes sont de toute façon trop bêtes pour faire la connexion entre le bâton volant et le soudain duo que la nature aurait dû séparer par instinct, donc je ne m'en fais pas. Dès que mon jeune ami me donne le signal pour décoller, je pousse de nouveau sur mes pattes en courant sur les dalles. Une fois éloigné de la foule, je prends mon envol, battant des ailes pour atteindre rapidement le ciel et permettre à Ewan d'observer la beauté de Quederla. Lui qui est "petit" est maintenant assez grand pour les regarder d'en haut, et j'en suis plutôt content.

Une fois l'immensité du ciel atteinte, je me fige sans pour autant cesser de bouger mes ailes afin de camper sur mes positions, puis regarde Ewan en hululant, pour enfin lui adresser la parole : "Tu n'as jamais vu la ville de haut, pas vrai ? Alors, est-ce qu'elle te paraît plus belle que depuis le sol ?" Je connais parfaitement la réponse, mais cela ne m'empêche pas de la poser... Il est vrai que Quederla est bien plus belle une fois en plein vol, surtout la nuit... La nuit, je la vois parfaitement. J'aurais tant voulu pouvoir la peindre ainsi, mais je ne parviens pas à la reproduire sur mes toiles, une fois en homme. La nature est parfois mal faite... Néanmoins, je profite un tantinet de cette dernière en sciant le vent par les pointes de mes plumes, recherchant du regard l'endroit le plus haut de la ville avant de me poser sur le Casino, faisant bien attention à ne pas traumatiser les autres oiseaux. Pauvres piafs, ils ne devaient pas s'attendre à voir un hibou en pleine journée... mais je ne les mangerai pas. Ce n'est pas très bon, honnêtement...

Je regarde enfin mon vis-à-vis en tournant la tête tel un type mal exorcisé, puis ouvre légèrement mon bec dans un "quelque chose" qui devrait être un sourire avant de lui poser une question qui... dans ma tête, sonnait beaucoup mieux : "Alors, ça fait quoi de s'envoyer en l'air ?" ... et je vous promets que sur ce coup, je ne l'ai vraiment, mais vraiment pas fait exprès.
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MessageSujet: Re: Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]   Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan] - Page 2 EmptyDim 24 Aoû - 20:55



Je ne suis pas vraiment rassuré, je suis content et excité mais en même temps j'ai assez peur... J'espère que je ne vais pas tomber, ça risque de faire très très mal et je n'ai pas envie de mourir une deuxième fois, enfin si c'est possible... Les enfants essayaient de me caresser, sûrement parce que je suis "trop mignon" mais le hibou prenait des airs menaçants, faisant reculer pas mal de monde. Tant mieux, je n'ai pas envie de devenir l'animal de compagnie d'une de ses personnes... Je ne suis pas un chien ! Et de tout façon, je disparaîtrais aussitôt.

Les humains nous regardent comme si on faisait un numéro de cirque, ce n'est pas drôle ! Je galère à monter sur son dos ! J'ai peur de tomber et j'ai peur de lui faire mal. Une fois que je suis bien installé, je lâche un petit aboiement histoire de lui faire comprendre que je suis prêt, même si je tremble de tout mon corps. Il commencer à pousser sur ses pattes et une fois loin de la foule il bat des ailes pour prendre de la hauteur... Je ferme les yeux et me cramponnent en faisant attention à ne pas sortir mes griffes... Maman... J'ai peur !

Je continue de trembler et j'ai les yeux fermés très fort, j'ai trop peur pour les ouvrir... Je l'entend me demander comment je trouve ce spectacle mais je ne peux rien lui dire vu que j'ai les yeux encore fermé... Je ne veux pas les ouvrir, je vais tomber, je vais tomber, je vais tomber. Il fait assez froid en hauteur mais cette fraîcheur m'avait tellement manqué ; je prend une grande inspiration et penche légèrement ma tête sur le côté pour observer Quederla... Ouah, c'est vraiment... Beau.

Il a de la chance de pouvoir voir tout ça ! On peut tout voir d'ici, et je suis sûr que si il grimpe plus haut, on peut voir encore plus ! Mais j'ai peur de tomber et si je m'accroche, je risque de lui faire mal avec mes griffes ; oulah, je ne me sens pas bien... Je crois que j'ai le mal de l'air... Tout à coup, il se dirige vers l'endroit le plus haut de la ville qui est le casino puis il se pose tout en haut ; je peux voir la ville de là-haut ! C'est trop bien ! Le hibou tourne la tête vers moi, je ne sais pas comment il fait mais c'est vraiment flippant ! Et il me demande ce que ça fait de voler.

Je me laisse tomber sur le toit du casino histoire de me sentir mieux et aussi pour le libérer d'un poids ; je roule plusieurs fois sur moi-même et quand ma course se termine je suis de nouveau sous forme d'esprit. Je secoue légèrement la tête, au moins comme ça je n'ai plus mal à l'estomac et je ne ressens plus rien... Même si les sensations que j'avais ressentit plus tôt sont encore là ! C'était génial ! J'espère qu'il voudra bien recommencer.


- C'était génial ! C'est trop beau ! On recommence hein hein hein ? Même si j'avoue avoir eu le mal de l'air à un moment et j'ai cru que j'allais vomir ; mais je crois que c'est une question d'habitude non ? Eh mais d'ailleurs, tu peux voir quand tu es sous cette forme ?
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MessageSujet: Re: Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]   Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan] - Page 2 EmptyDim 24 Aoû - 21:57

La vue que nous offre le toit du Casino a pour qualités d'émerveiller Ewan autant que je le suis à chaque fois que je m'y rends... certes, je ne vois que des taches de couleur, au mieux des courbes étranges et floues si je plisse les yeux, mais j'aime ce qu'ils me renvoient. C'est toujours mieux que l'obscurité à laquelle le feu m'a condamné... A vrai dire, pour être tout à fait honnête, je ne regrette en rien d'avoir tout perdu là-bas puisque ça ne me rendra ni la vue ni Iska, mais lorsque je dois faire face à ce genre de panoramas, il m'est difficile de ne pas jalouser ceux qui peuvent voir, comme mon jeune ami. D'ailleurs, une fois posé, il roule sur le côté et reprend sa forme d'esprit, observant à ma droite le décor que le bâtiment nous permet d'admirer. D'après le sourire béât illuminant son visage, le petit vol lui a plu. Parfait. Il me parait bien, et ça me rassure :  J'ai réellement cru à plusieurs reprises qu'il allait tomber puisqu'il ne pouvait s'accrocher à ma chair à l'aide de ses griffes (sans que je ne le balance par dessus bord, surtout.).

Pendant qu'Ewan reprend quelque peu ses esprits en évitant de renvoyer la came sur le pauvre toit, je m'éloigne un instant pour aller chasser les oiseaux, au cas où l'envie de lui percer les yeux à coups de bec leur prendrait subitement, s'il venait à reprendre sa forme de renard. Je ne connais pas l'identité du propriétaire, mais je doute qu'il apprécierait si on salopait indignement son bien à grands flux de dégueulis ou de sang de goupil. J'agresse donc les autres plumés présents sur le toit en me gonflant et en me déplaçant jusqu'à eux comme une grosse bouboule de plumes tout en distribuant les coups de bec. Je ne les touche pas, ce n'est pas mon but. Je veux seulement qu'ils s'en aillent, pour l'intérêt du jeune, et aussi parce que je n'aime pas les autres piafs. Surtout. Les squatteurs expédiés ailleurs du fait de mon agressivité soudaine, je reviens vers lui et m'assois tel un être humain, tournant ma tête vers lui alors qu'il exprime ses pensées :

- C'était génial ! C'est trop beau ! On recommence hein hein hein ? Même si j'avoue avoir eu le mal de l'air à un moment et j'ai cru que j'allais vomir ; mais je crois que c'est une question d'habitude non ? Eh mais d'ailleurs, tu peux voir quand tu es sous cette forme ?


... Dieu que j'adore ce gnouf. Un rien représente tout pour lui, mon quotidien paraîtrait presque être un paradis à ses yeux... il aurait dû être un oiseau aussi. Mais à part un canari, je ne vois quelle race il aurait pu être...  Un colibri ! Voilà, tout à fait. Un colibri. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de trouver le phantasme adorablement mignon, à réclamer ainsi un second tour dans le ciel  ; Je n'ai aucunement l'habitude des enfants, d'ailleurs, si c'en avait été un, j'aurais été tenté de l'abandonner sur un toit, mais comme lui je l'apprécie et qu'il s'agit plutôt d'un adolescent... non, son comportement ne me gêne absolument pas. Par contre, je ne cesse de me questionner sur une petite chose qui me court sur le haricot : Pose t-il toujours autant de questions ? Quel travail ça doit être de lui donner des cours, à lui... !

Je reprend ma forme humaine avant de m'allonger sur la toiture, sur le ventre. Je prends mon visage en coupe, histoire de le relever et de pouvoir "observer" Ewan, ou du moins en avoir l'air, puis répond à sa question après un petit moment à cogiter :

- Je ne suis aveugle qu'en humain. En hibou, disons que je ne vois pas très très clair le jour, après tout, c'est un oiseau de nuit... Jamais je ne t'aurais proposé de monter sur mon dos si déjà, voler seul m'avait été dangereux du fait de ma cécité ! Après, pour recommencer...

Je laisse ma phrase en suspens et me redresse, reprenant mon bâton, posé plus tôt, en main. Une petite idée semble avoir germé dans mon bien plus minuscule cervelet, une idée qui à mes yeux me paraît convenable pour lui flanquer une crise cardiaque , pas bien grosse, à peine une... un... un bébé crise-cardiaque, voilà ! S'il décide de traînasser à mes côtés, il devra se faire à mon mauvais humour. Si moi, je suis condamné à l'ombre, lui, le sera à mon humour crasseux, comme quoi, la nature distribue pas si mal les boulets ! Bref. J'exécute mon plan après plusieurs secondes de silence, me penchant légèrement au dessus du toit avant de tout simplement... me laisser tomber. Je pousse un cri destiné à rendre la scène plus réaliste, prenant temporairement un corps de chair afin de créer l'illusion d'un suicide et ainsi mieux traumatiser la populace (qui devrait décidément couper son abonnement Volkhovien). Le vent caresse mon visage alors que la sensation de tomber m'hérisse le poil ; Quel bonheur d'être humain, même pour quelques secondes...  bien entendu, je me change par la suite en hibou afin de remonter et de ne pas m'écraser comme un vieil oeuf au fond d'un bol. Hululant dans un petit rire qui ressemble étrangement à du foutage de tronche, je retourne m'asseoir en zieutant Ewan :

- Oui, tu pourras. Je dois te ramener au marché après tout, puis j'ai tout le temps devant moi. Tu n'auras qu'à me retrouver au marché les prochaines fois que tu voudras voler, même si je pense que tu t'en lasseras tôt ou tard~.

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MessageSujet: Re: Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]   Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan] - Page 2 EmptyLun 25 Aoû - 19:33



- C'était génial ! C'est trop beau ! On recommence hein hein hein ? Même si j'avoue avoir eu le mal de l'air à un moment et j'ai cru que j'allais vomir ; mais je crois que c'est une question d'habitude non ? Eh mais d'ailleurs, tu peux voir quand tu es sous cette forme ?

Bah oui ça, vu qu'il est aveugle en esprit est-ce qu'il peut quand même voir quand il est en hibou ? Si non, je lui dit respect pour ne pas être rentré dans les arbres ou les bâtiments... Mais eh ! Ça veut dire que j'aurais pu mourir ? Sans me répondre, le hibou se re-transforme pour prendre forme humaine, au moins il ne fera plus peur aux pigeons comme ça ; toujours sans me répondre il s'allonge sur le ventre avant de relever la tête vers moi... Ça doit vraiment être bizarre d'être aveugle, je ne sais pas si je supporter si je venais à perdre un de mes sens...

- Je ne suis aveugle qu'en humain. En hibou, disons que je ne vois pas très très clair le jour, après tout, c'est un oiseau de nuit... Jamais je ne t'aurais proposé de monter sur mon dos si déjà, voler seul m'avait été dangereux du fait de ma cécité ! Après, pour recommencer...

Ouf... Au moins il voit ! Mais si j'ai comprit il ne voit que j'ai peu le jour, bon pas grave au moins il n'est pas rentré dans quelque chose et on est toujours en vie ; enfin façon de parler bien sûr. Je crois les bras, pourquoi il a laissé sa phrase en suspens ? Qu'est-ce que je vais devoir faire pour pouvoir revoler une deuxième fois ? Je ne vois pas ce que je pourrais faire pour lui, je n'ai rien à lui apprendre, il est mort avant moi donc c'est à lui de m'apprendre des choses !

Mais je veux savoir maintenant ! Pourquoi est-il toujours autant mystérieux ? Il commence à se relever en prenant son bâton en main ; il va faire quoi avec ce bâton ? Chasser les volatiles qui osent s'approcher d'un peu trop près de nous ? Il y a un long silence entre nous et j'attend toujours la suite des événements... Je veux savoiiiiiir. Tout à coup, il se penche légèrement au-dessus du toit avant de se laisser tomber ; je cours jusqu'au bord pour le rattraper mais trop tard...

Je n'aurais pas réagit si il n'avait pas prit un corps fixe et en plus il crie histoire que les regards se tournent vers nous ! J'hurle un non pour lui faire comprendre qu'il risque d'avoir mal si il garde son corps humain ! Je le voyais déjà s’aplatir comme une crêpe et rameuter toute la population mais il se change en hibou avant d'atteindre le sol... Il revient vers moi en lâchant son cri de hibou ; je me laisse tomber sur le dos, bouche bée en étoile de mer... Je ne m'habituerais jamais à son humour...


- Oui, tu pourras. Je dois te ramener au marché après tout, puis j'ai tout le temps devant moi. Tu n'auras qu'à me retrouver au marché les prochaines fois que tu voudras voler, même si je pense que tu t'en lasseras tôt ou tard~.

J'hoche la tête pour lui faire comprendre que j'ai compris, là je n'ai pas trop envie de parler... Il vient de me faire une de ses frayeurs ! Il est fou ! Pourquoi il est resté sur Terre lui, pourquoi n'a-t-il pas trouvé le repos éternel ? Je prend de grandes inspirations même rien ne peut rentrer dans mes poumons, je crois que si j'avais été encore en vie, j'aurais fait une crise cardiaque... Au bout de plusieurs minutes, je relève la tête et prend la parole.

- Je peux toujours descendre tout seul d'ici, j'ai juste à me téléporter et je n'ai pas besoin de toi pour ça... Par contre, est-ce qu'on pourrait se retrouver dans un endroit plus discret ? Là où il n'y aura pas de monde, je crois que tu leur as déjà assez peur aujourd'hui... Genre on pourrait se retrouver aux ruines ou au port, sur la falaise.
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MessageSujet: Re: Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]   Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan] - Page 2 EmptyMer 27 Aoû - 13:34

Je vois Ewan se précipiter pour me rattraper alors que je bascule dans le vide, hurlant un "non" tout aussi sonore que les hurlements que j'entends plus bas... je commence à me demander si j'ai bien fait de faire cette blague-là. Ma réputation de suicidaire risque à nouveau de briller aux mille éclats, mais cela m'est égal, j'espère juste qu'il ne m'accueillera pas avec un coup de pied au train. Lorsque je me transforme en hibou, à quelques mètres de l'oeuf aplati, pour ensuite remonter rapidement jusqu'à lui sous les yeux apeurés et traumatisés de la populace, je le retrouve affalé sur le toit, en train d'imiter une sorte d'étoile de mer étrange. Sa bouche est grande ouverte, son teint livide (enfin, c'est un mort aussi), et je crois presque lire de près la frayeur ravageant sa pupille... aha, il n'aime pas mon humour, j'imagine. Je lui propose un nouveau vol, mais le jeune hoche la tête, essayant de reprendre son souffle complètement inutile dans sa condition... Bien, il me fait la tête. Con de Volkh', très très con de Volkhoven.

Je reprends ma forme humaine, cherchant mon bâton à tâtons avant de l'attraper et le serrer entre mes doigts... J'aurais voulu rester en humain, sur ce coup là. Le vent dans mes cheveux était agréable, même si je pense que si j'étais resté ainsi, dans cette situation là, j'aurais eu droit à une seconde mort, et pas forcément des plus agréables. Tant pis, je retrouverai mon corps humain un autre jour... je ne veux pas faire jalouser Ewan, qui aimerait sûrement pouvoir faire ça. Pour au moins pouvoir câliner sa famille, ce genre de choses biens, moi c'est uniquement pour faire "Geronimo !" par dessus les toits. Je sens que j'aurais mon article demain dans le journal... j'ai hâte de le lire, bizarrement. Mais bref, Ewan finit par me répondre après avoir imité un bouledogue essayant de retrouver sa respiration :

- Je peux toujours descendre tout seul d'ici, j'ai juste à me téléporter et je n'ai pas besoin de toi pour ça... Par contre, est-ce qu'on pourrait se retrouver dans un endroit plus discret ? Là où il n'y aura pas de monde, je crois que tu leur as déjà assez peur aujourd'hui... Genre on pourrait se retrouver aux ruines ou au port, sur la falaise.

Ah non. Non, non non... il me boude la face ? Roh, ce n'était qu'une petite taquinerie, il se doute bien que je ne suis pas... plus suicidaire ! Puis même, est-ce que le suicide a du sens lorsqu'on est déjà mort ? Je ne pense pas... mais qu'importe. Le jeune me propose donc de le retrouver ailleurs, même si je ne comprends pas pourquoi. Si c'est pour me monter dessus, on n'a pas besoin de changer d'endroit pour autant... D'accord, les gens risquent de nous regarder, puis même, un renard polaire et un hibou grand-duc, c'est un... partenariat étrange, mais ça, on s'en contrefout ! S'ils sont choqués pour si peu... Il y a une guerre à leur porte, des cadavres qui jonchent les rues quand les deux camps ont une épine dans le pied qui les fait grogner, mais non, le sujet principal, ce sont les deux animaux bizarres qui se sont envoyés en l'air sur le toit. Boudiou. Ce n'est pas une raison pour s'empêcher de vivre. Même si on ne le fait plus. M'enfin, ça, c'est un autre sujet...

Je reste un instant à réfléchir avant de regarder Ewan, ou du moins dans les environs, lui souriant avant de me lever : "Comme tu voudras, Ewan. Mais si j'y vais, comment puis-je être sûr que tu y seras ?"  Ce n'est pas que je suis paranoïaque, mais j'ai l'habitude que l'on se serve de ma cécité pour se débarrasser de moi. On a beau faire des pataquès sur les maladies et les handicaps de chacun, lorsqu'il faut dégager l'aveugle légèrement enquiquinant, il n'y a plus personne pour nous défendre... même si je ne pense pas qu'Ewan soit de ce genre, il a l'air trop "gentil" pour me faire un sale coup... Mais je n'y peux rien. Même la plus adorable des créatures pourrait très bien m'abandonner comme un con, suffit de voir la liste de personnes qui se prennent un lapin. Je tends la main vers Ewan avant de le patpater, pouffant légèrement :

- Pardon, je devrais te faire confiance plutôt que de paniquer comme un idiot... Je pars devant dans ce cas. On se retrouve au port... Tu as intérêt à venir, hm ?

Menace ou simple recommandation amicale ? Oh, un peu des deux. Il est suffisamment petit en renard pour que je puisse le choper entre mes serres si jamais il me fait un sale coup, même si je n'aimerai pas dépecer mon nouvel ami. Je n'en ai pas beaucoup à vrai dire... Un, en vérité. Donc, vraiment pas beaucoup du tout. Reprenant ma forme plumée tout en mettant mon bâton dans le bec, je jette un dernier coup d'oeil peu rassuré vers mon p'tit cornichon avant de me remettre à courir, pour enfin prendre mon envol. Direction, le port ! ... Je ne sais plus où il est, mais à force de voleter, je finirai pas le trouver. Je l'espère, du moins...
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Comment ça, "un danger public" ? [PV Ewan]
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